Slackware 96

Manuel Utilisateur

Patrick Volkerding

Ce document traite de l'installation de la distribution Slackware 96 ©, provenant du CDROM officiel de la distribution Slackware.


Table des matières



1. Introduction.

Linux est un système d'exploitation multi-utilisateurs et multitâche développé par Linus Torvalds avec l'aide de centaines de bénévoles de tous les coins du monde. Tous ces bénévoles travaillent sur le projet Linux, via le réseau Internet.

Le système d'exploitation Linux est maintenant disponible sur plusieurs architectures : Intel 80x86, Sparc, 68K, PowerPC et DEC Alpha. La distribution Slackware 96 de Linux tourne sur Intel (ou compatibles) 386, 486, Pentium et Pentium Pro. Linux a été configuré pour ressembler au système d'exploitation UNIX ©. La distribution Slackware contient un système complet de développement avec le support pour le C, C++, Fortran-77, LISP et quelques autres langages, le support complet pour les réseaux TCP/IP avec NFS, SLIP, PPP, et une version complète du système X Window.

2. Sources des Documentations.

Si vous êtes un nouveau venu dans le monde de Linux, vous serez heureux de savoir qu'il y a BEAUCOUP de documentations et d'aides disponibles sur le CDROM ou via le réseau Internet.

Une des premières sources d'information est la collection de documents appelée les "Linux HOWTOs". Vous les retrouverez sur le site Internet sunsite.unc.edu, ou dans le répertoire /pub/Linux/docs/HOWTO.

Il y a aussi beaucoup d'autres documentations pratiques sur ce site dans les répertoires suivants :

/pub/Linux/docs/FAQ                 Questions /Réponses traitant de Linux.

/pub/Linux/docs/LDP/                Manuels rédigés par le projet de documentation Linux.

/pub/Linux/docs/LDP/install-guide   Le guide de Matt Welsh pour l'installation et les 
				    premiers pas sous Linux. Bien que ce guide soit un 
				    peu vieux, l'information qui y est contenue est toujours 
				    très utile à consulter. Si vous n'êtes pas familier avec 
				    UNIX ce guide vous apportera une aide de tous les 
				    instants.

Bien sûr, ces documents sont aussi disponibles sur le CDROM Slackware dans le répertoire /docs, ou sur le site FTP : ftp.CDROM.com dans le répertoire /pub/linux/slackware/docs.

3. Configuration matérielle.

La plupart des PC fonctionneront très bien avec la distribution Slackware 96, mais il y a quelques exceptions. Slackware ne supporte pas l'architecture MCA (Microchannel) utilisée dans certaines machines IBM (la plupart du temps des PS/2).

Quelques équipements "Plug-and-Play" peuvent aussi causer quelques problèmes avec la distribution Slackware. Dans certains cas vous pouvez contourner ces difficultés en laissant le DOS initialiser ces cartes et ensuite démarrer la distribution Slackware avec l'utilitaire Loadlin.

Voici une liste de ce dont vous allez avoir besoin pour l'installation de la Slackware 96.

Quatre mégas octets, ou plus, de mémoire vive. Si vous n'avez que quatre mégas, vous devez vous assurer que la mémoire "shadow" n'est pas activée dans la configuration CMOS de votre machine. Cela libérera quelques centaines de kilo octets et permettra de réussir l'installation. Si vous avez huit mégas ou plus votre système fonctionnera très bien !

Vous aurez aussi besoin d'espace sur votre disque dur pour l'installation de la distribution Slackware. Pour une installation complète vous aurez besoin d'environ 250 Mo. Vous pouvez aussi faire une installation dans une partition aussi petite que 20 Mo. Une installation moyenne tourne autour de 100 à 200 Mo. L'espace requis sur le disque dur varie suivant le nombre de logiciels que vous allez installer, le nombre d'utilisateurs, et la taille de la mémoire de "swap" réservée à Slackware.

Si c'est votre première installation, vous devrez peut-être faire des essais. Si vous avez beaucoup d'espace sur votre disque dur, votre tâche sera plus facile.

Il est aussi possible d'installer les premiers logiciels, la série 'A' ne contenant que le système de base, et part la suite, d'installer le reste des logiciels lorsque votre système sera fonctionnel.

Si vous utilisez une interface SCSI, la Slackware supportera la plupart des contrôleurs SCSI. Vérifiez la liste des disques de BOOT dans le fichier: bootdsks.144/README.TXT pour savoir s'il y a un disque de BOOT pour votre carte contrôleur. Pour une information plus détaillée sur votre carte contrôleur, consultez aussi le texte "SCSI-HOWTO".

Pour une installation à partir du CD vous aurez besoin que le CDROM soit supporté. Vérifiez le fichier : bootdsks.144/README.TXT pour savoir si votre lecteur de CDROM est compatible. S'il ne l'est pas vous aurez quand même de fortes chances de trouver un disque de BOOT qui conviendra à votre système, parce que la plupart des compagnies utilisent souvent des composants électroniques manufacturés par une autre compagnie plus populaire. De plus en plus de lecteurs aujourd'hui utilisent le standard ATAPI/IDE, et ces disques fonctionnent très bien avec la Slackware.

4. Espace disque requis par la distribution.

Les logiciels de la distribution Slackware sont divisés en catégories. Au début, la plupart des gens installaient la Slackware à partir de disquettes, et je me réfère à ces catégories sous le nom "disk sets". Seule la série 'A' est obligatoire, mais il n'est pas possible de faire grand chose avec un système ou ne réside que la série A. Normalement, on n'installe pas toutes les séries mais plutôt une sélection de packages. Voici un survol des logiciels disponibles pour l'installation, avec l'espace que chacun requiert sur votre disque dur .

Il contient suffisamment d'utilitaires pour lancer la Slackware, le programme de communication, l'éditeur, les utilitaires d'installation ect... Cet ensemble requiert 20 MO.
Ensemble de programmes et utilitaires en mode console, sont inclus : éditeurs, utilitaire de fichiers, vérificateur d'orthographe, pages de manuel (avec l'ensemble groff pour les traiter), Midnight Commander (un clone de Norton Commander), shell supplémentaire et d'autres utilitaires. Cet ensemble requiert 15 MO.
Cet ensemble contient des compilateurs, des interpréteurs et des traducteurs pour le C, C++, Objective-C, Fortran-77, Common LISP, Pascal, Perl et quelques autres. Il y a aussi des utilitaires pour utiliser ces programmes. Cet ensemble est essentiel si vous désirez recompiler le noyau de votre système, ou pour des travaux de développement. L'installation de l'ensemble D requiert 48 MO. Si vous n'installez pas le support a.out seulement 40 MO sont requis.
C'est l'éditeur avec un 'million' de fonctions supplémentaires. Il vous permet de lire votre courrier, les New, éditer des textes, compiler des programmes et de faire à peu près n'importe quoi... Cet ensemble requiert 28 MO.
Cet ensemble installera une série de documents pratiques incluant le très pratique "Comment faire" ("HOWTO"). Une fois l'installation complétée, vous pourrez les consulter dans le répertoire : /usr/doc/faq. L'ensemble F requiert 2 MO.
Cet ensemble contient le code source pour le noyau Linux 2.0.0. Vous aurez besoin de ces sources avec la série D, si vous désirez recompiler le noyau de votre système. L'installation de l'ensemble K requiert 23 MO avec un espace supplémentaire pour la compilation.
Cet ensemble contient le support pour TCP/IP et UUCP pour Slackware. Il y a des ensembles pour SLIP/PPP, le courrier, sendmail, pine, et elm. Des lecteurs de New tel que : tin, trn et nn, le serveur WEB Apache et un navigateur WEB. L'installation de l'ensemble N requiert 15 MO.
TeX est un langage de typographie qui permet de paginer et d'imprimer des documents avec une grande qualité dans la mise en page sur un grand choix d'imprimantes. L'installation de l'ensemble T requiert 45 MO.
Tcl/Tk/TclX et le gestionnaire de fichiers TkDesk. L'installation de l'ensemble TCL requiert 6 MO.
Cet ensemble apporte une interface graphique ("GUI, Graphical User Interfaces") pour la Slackware. L'installation de l'ensemble X requiert 38 MO.
Des programmes supplémentaires pour X, tels que : des gestionnaires de fichiers (xfm, xfilemanager), un gestionnaire de fenêtres, fvwm95, (permet une ressemblance à Windows95), le navigateur WWW Arena, des programmes pour l'édition et le traitement d'images, xfractint, un générateur de fractales, un programme de communications et plus... L'installation de l'ensemble XAP requiert 12 MO.
Cet ensemble contient les librairies utilisées pour développer des applications statiques X. Il y a aussi l'ensemble de liens ("link") utilisés pour compiler les serveurs X. Cet ensemble n'est pas requis pour compiler des applications X. L'installation de l'ensemble XD requiert 13 MO.
L'ensemble XView ajoute le support pour le gestionnaire de fenêtres "Open Look", utilisé par les stations SUN, cet ensemble est aussi utilisé pour compiler des applications XView. L'installation de l'ensemble XV requiert 11 MO.
L'installation de l'ensemble Y requiert 11 MO.

4.1 Packages recommandés.

Vous devez obligatoirement installer l'ensemble A, et si vous le désirerez vous pourrez installer les ensembles AP, D et N avec aussi les ensembles X, XAP et peut-être XV si vous désirez utiliser le système X Window. L'ensemble Y est aussi intéressant à installer si l'espace le permet.

5. Création des disquettes d'installation.


NOTE : le CDROM officiel Slackware de Walnut Creek peut être installé sans la création des disquettes de BOOT et de ROOT.

Vous aurez tout de même besoin d'une disquette formatée que le programme "setup" utilisera pour la création d'une disquette de BOOT qui sera utilisée pour faire démarrer le système une fois l'installation terminée. Si vous désirez faire l'essai de l'installation sans disquette sautez à la section qui traite le repartitionnement de votre disque dur. Une fois votre disque repartitionné, vous pourrez suivre les instructions pour démarrer le programme d'installation directement à partir du CDROM. Ces instructions sont contenues dans la section "Installation sans disquettes".

Vous aurez besoin de faire un ensemble de disquettes d'installation. Je les appelle disquette de BOOT et disquette de ROOT. La disquette de BOOT contient le noyau de Linux, et vous devez choisir une disquette qui convienne à votre équipement. La disquette de ROOT contient un petit système Linux et le logiciel d'installation. Plus tard vous utiliserez aussi une autre disquette de BOOT. Cette disquette sera générée par le programme d'installation et elle vous permettra de démarrer la Slackware.

Si vous utilisez un lecteur de 3,5 pouces, vous trouverez les images de ces disquettes sur le CDROM dans le répertoire bootdsks.144 (pour 1.44 MO). Si vous utilisez un lecteur de 5,25 pouces les images sont contenues dans le répertoire bootdsks.12.

6. Pour le CDROM OFFICIEL seulement.

6.1 UTILISATION DU PROGRAMME VIEW.

Si le système MSDOS est installé sur votre machine vous pouvez vous simplifier la tâche pour choisir et créer les disquettes de BOOT et de ROOT en utilisant le programme VIEW.EXE du CDROM. Il vous permet de voir la liste des disquettes de BOOT et de ROOT, en affichant les équipements que chacune supporte. Il va aussi générer automatiquement ces disquettes pour vous. Pour voir la liste des disquettes de BOOT pour votre machine démarrer VIEW.EXE sous MSDOS.


NOTE : La création des disquettes de ROOT et de BOOT ne fonctionne pas correctement avec le système Windows95. Démarrez votre machine en vrai mode MSDOS avant de créer ces disquettes.

Utilisez le programme VIEW pour aller dans le répertoire contenant les disques images.

Si vous possédez un lecteur 1,44 MO. c'est le répertoire bootdsks.144 qui vous convient. Déplacez la barre de sélection avec les flèches sur 'bootdsks.144/' pour le mettre en valeur, puis faites ENTREE pour aller dans ce répertoire.

Si vous possédez un lecteur 1,2 MO allez alors dans le répertoire bootdsks.12/.

Une fois à l'intérieur de ces répertoires déplacez-vous encore d'un niveau plus bas, vers les répertoires ide-bat/ ou scsi-bat/. Dans ces répertoires vous trouverez les fichiers BATCHs qui créeront la disquette de BOOT.

Utilisez le répertoire scsi-bat/ si votre disque possède une carte contrôleur de type SCSI, ou ide-bat/ si votre machine utilise une carte de type IDE.

Continuez avec le programme VIEW pour choisir l'image de BOOT qui convient le mieux à votre équipement. Une fois votre choix fait, le programme vous demandera d'insérer une disquette préformatée et d'appuyer sur une touche. Si tout s'est bien déroulé, votre système va créer la disquette de BOOT.

7. Description des disquettes.

Il y a deux catégories de disquettes de BOOT, celles qui supportent les contrôleurs de type SCSI et celles qui supportent les contrôleurs IDE. Les images disquettes qui ne supportent que le type IDE ont une extension .I et celles qui possèdent les deux types de support ont une extension .S, notez que toutes les images de BOOT des disquettes de la distribution Slackware supportent le type IDE (et incluent aussi les lecteurs CDROM de type IDE/ATAPI). Voici la liste des disquettes de BOOT types IDE.

7.1 Disquettes de BOOT IDE et CDROMs supportés


aztech.i Lecteur CDROM : Aztech CDA268-01A, Orchid CD-3110, Okano/Wearnes CDD110, Conrad TXC, CyCDROM CR520, CR540
bare.i (aucun, seulement le support IDE)
cdu31a.i CDROM Sony CDU31/33a
cdu535.i CDROM Sony CDU531/535
cm206.i CDROM Philips/LMS cm206 avec carte cm260
goldstar.i CDROM Goldstar R420 (quelquefois vendu sous le nom 'Reveal Multimedia Kit')
mcd.i Support pour lecteur CDROM NON-IDE Mitsumi
mcdx.i Support pour lecteur CDROM amélioré NON-IDE Mitsumi
net.i Support Ethernet
optics.i CDROM Optics Storage 8000 AT (le lecteur 'DOLPHIN')
sanyo.i CDROM Sanyo CDR-H94A
sbpcd.i CDROM Matsushita, Kotobuki, Panasonic, CreativeLabs (Sound Blaster),Longshine et le CDROM NON-IDE Tea
xt.i Support pour disque dur de type MFM

7.2 Disquettes de BOOT SCSI et CDROMs supportés.


7000fast.s Support SCSI pour Western Digital 7000FASST
advansys.s Support SCSI pour AdvanSys
aha152x.s Support SCSI pour Adaptec 152x
aha1542.s Support SCSI pour Adaptec 1542
aha1740.s Support SCSI pour Adaptec 1740
aha2x4x.s Support SCSI pour Adaptec AIC7xxx (Pour ces cartes : AHA-274x, AHA-2842, AHA-2940, AHA-2940W, AHA-2940U, AHA-2940UW, AHA-2944D, AHA-2944WD, AHA-3940, AHA-3940W, AHA-3985, AHA-3985W)
am53c974.s Support SCSI pour AMD AM53/79C974
aztech.s Toutes les cartes sont supportées, plus les supports pour les CDROMs Aztech CDA268-01A, Orchid CD-3110, Okano/Wearnes CDD110, Conrad TXC, CyCDROM CR520, CR540
buslogic.s Support SCSI pour Buslogic MultiMaster
cdu31a.s Toutes les cartes supportées, plus support pour CDROM Sony CDU31/33a
cdu535.s Toutes les cartes supportées, plus support pour CDROM Sony CDU531/535
cm206.s Toutes les cartes supportées, plus CDROM Philips/LMS cm206 avec carte de type cm260
dtc3280.s Support SCSI DTC (Data Technology Corp) 3180/3280
eata_dma.s Support SCSI DPT EATA-DMA (carte de type PM2011, PM2021, PM2041, PM3021, PM2012B, PM2022, PM2122, PM2322, PM2042, PM3122, PM3222, PM3332, PM2024, PM2124, PM2044, PM2144, PM3224, PM3334.)
eata_isa.s Support SCSI DPT EATA-ISA/EISA (carte de type PM2011B/9X, PM2021A/9X, PM2012A, PM2012B, PM2022A/9X, PM2122A/9X, PM2322A/9X)
eata_pio.s Support SCSI DPT EATA-PIO (PM2001 et PM2012A)
fdomain.s Support SCSI Future Domain TMC-16x0
goldstar.s Toutes les cartes supportées, plus CDROM Goldstar R420 (quelquefois vendue sous le nom 'Reveal Multimedia Kit')
in2000.s Support SCSI Always IN2000
iomega.s Support SCSI pour port parallèle IOMEGA PPA3 (supporte aussi la version port parallèle du lecteur ZIP)
mcd.s Toutes les cartes supportées, plus CDROM non-IDE Mitsumi
mcdx.s Toutes les cartes supportées, plus CDROM amélioré non-IDE Mitsumi
n53c406a.s Support SCSI NCR 53c406a
n_5380.s Support SCSI 5380 et 53c400
n_53c7xx.s Support SCSI NCR 53c7xx, 53c8xx (la plupart des contrôleurs SCSI NCR PCI utilisent ce lecteur)
optics.s Tous les contrôleurs SCSI supportés, plus le support pour CDROM Optics Storage 8000 AT(DOLPHIN)
pas16.s Support SCSI pour Pro Audio Spectrum/Studio 16
qlog_fas.s Support pour ISA/VLB/PCMCIA Qlogic FastSCSI ! (supporte aussi les cartes SCSI Control Concepts basées sur les puces de type Qlogic FASXXX)
qlog_isp.s Supporte tous les contrôleurs SCSI PCI Qlogic, à l'exception de ceux de base PCI, qui eux, sont supportés par le pilote AMD SCSI
sanyo.s Support pour tous contrôleurs SCSI, plus support pour CDROM Sanyo CDR-H94A
sbpcd.s Support pour tous contrôleurs SCSI, plus Matsushita, Kotobuki, Panasonic, CreativeLabs (Sound Blaster), Longshine et CDROM Teac NON-IDE
scsinet.s Support pour tous contrôleurs SCSI, plus support complet pour ethernet
seagate.s Support SCSI Seagate ST01/ST02, Future Domain TMC-885/950
trantor.s Support SCSI Trantor T128/T128F/T228
ultrastr.s Support SCSI UltraStor 14F, 24F et 34F
ustor14f.s Support SCSI UltraStor 14F et 34F

Vous devez choisir une disquette de BOOT dans cette liste qui supportera votre équipement (CDROM, et disque dur).

Par exemple, pour l'installation à partir d'un lecteur CDROM IDE vers un disque dur IDE vous devez utiliser la disquette image : BARE.I. Ou, si votre système utilise une carte contrôleur SCSI NCR 53c810 avec un lecteur CDROM et un disque dur SCSI vous utiliserez l'image : n_53c7xx.s.

Les disquettes avec le support pour les réseaux sont basées pour la plupart sur NFS, ne vous inquiétez pas si le système doit avoir aussi le support pour ethernet à ce moment-là. Lors de la sélection de la disquette de BOOT vous devez choisir seulement celle qui va vous permettre d'installer le système. Par la suite, vous pouvez installer les pilotes manquants en recompilant le noyau Linux ou charger ces pilotes sous forme de modules du noyau.

Une fois l'image de votre disquette de BOOT choisie, vous devez la transférer sur une disquette. La façon la plus simple est d'utiliser le programme MSDOS VIEW contenu sur le CDROM.

Utilisez le programme VIEW pour naviguer dans les répertoires bootdsks.12 ou bootdsks.144. De là, vous pouvez descendre dans les autres répertoires comme SCSI-BAT ou IDE-BAT, selon votre équipement.

Vous verrez une liste d'options, pour créer une disquette de BOOT. Vous devez choisir l'option convenant à votre équipement et suivre les instructions. Introduire une disquette formatée dans votre lecteur pour y transférer l'image de BOOT sélectionnée.

Vous pouvez aussi créer la disquette manuellement depuis MSDOS en utilisant le programme RAWRITE.EXE. Cet utilitaire copie un fichier image directement sur une disquette (piste par piste). Pour utiliser RAWRITE, introduisez une disquette dans votre lecteur, allez dans le répertoire bootdsks.144 ou bootdsks.12 sur le CDROM (en fonction de l'équipement que vous utilisez) et utilisez la commande RAWRITE pour créer la disquette :


NOTE : sur certaines machines, RAWRITE.EXE utilisera une mauvaise taille pour les secteurs. Pour remédier à ce problème, vous devez lire la disquette avant de lancer la commande RAWRITE, utiliser pour cela la commande DIR du DOS.

Dans l'exemple ci-dessus, vous pouvez noter que l'image à transférer est BARE.I. Remplacez cette image par l'image compatible avec votre équipement.

Pour fabriquer une disquette à partir de Linux ou de UNIX c'est aussi facile à faire. Dans la plupart des cas il suffit d'introduire une disquette dans le lecteur et d'utiliser la commande 'cat' pour transférer l'image sur la disquette :

(le nom exact du lecteur de disquettes varie selon le système utilisé)

Vous pouvez aussi recopier une disquette sous Linux ou UNIX avec la commande 'dd'. Cette commande fonctionne mieux que 'cat' parce qu'elle vérifie que la bonne taille des secteurs soit utilisée.

7.3 Disquettes de ROOT.

Une fois votre disquette de BOOT créée vous devez choisir une disquette de ROOT. Celles-ci sont regroupées sur le CDROM dans le répertoire rootdsks. Si vous désirez installer la distribution Slackware sur une partition Linux, utilisez la disquette COLOR.GZ. Si vous désirez installer Linux dans une partition MSDOS dans un répertoire \LINUX utilisez alors la disquette UMSDOS.GZ. Il existe d'autres disquettes de ROOT, qui supportent des installations à 'partir de lecteur de bande' ou à 'partir du réseau', mais ce sont malgré tout les deux disquettes les plus simples et les plus rapides à utiliser.

Liste des images des disquettes de ROOT :

C'est l'image par défaut de la distribution Slackware, utilisée pour installation de la distribution Slackware sur sa propre partition. Le nom de COLOR.GZ vient du fait que les menus de COLOR.GZ sont en couleurs.
Très semblable à la disquette COLOR, mais installe Linux avec le système de fichiers UMSDOS, permettant ainsi l'installation de la distribution Slackware dans un sous-répertoire d'une partition MSDOS. Ce système n'est pas aussi rapide que le système de fichiers de Linux et peut consommer plus d'espace disque vu les limitations de DOS pour la gestion des petits fichiers. L'avantage à utiliser UMSDOS, est que vous n'avez pas besoin de repartitionner votre disque dur pour essayer le système Linux. C'est beaucoup plus facile et moins dangereux pour votre système (moins de risque de perdre vos informations).
C'est la version texte du programme d'installation. Bien que généralement il soit plus agréable d'utiliser la disquette COLOR.GZ, cette version est très pratique pour supprimer les erreurs (bugs). Elle affiche les messages d'erreurs à l'écran, alors qu'avec la version COLOR.GZ les messages d'erreurs sont souvent recouverts par des menus. Les scripts de cette version sont dérivés de l'ancienne version de la distribution Slackware.
Cette disquette image à été préparée pour supporter l'installation à partir de lecteur de bandes. Elle demeure pour le moment expérimentale. Si vous désirez en faire l'essai, regardez le fichier README (dans le répertoire rootdsks) pour une installation via le lecteur de bandes. Cette disquette requiert l'accès à une version tar de GNU tournant sur une machine Linux ou UNIX pour fabriquer la bande.
C'est une version de la disquette de ROOT TEXT.GZ avec en supplément le support pour cartes ethernet PCMCIA. Cette version est utilisée pour les installations sur les ordinateurs portables par l'entremise d'un réseau NFS.

Une fois la disquette de ROOT choisie, elle devra être transférée sur une disquette formatée de la même façon que pour la disquette de BOOT. Vous pouvez utiliser le programme VIEW pour cette opération. Avec ce programme vous pourrez visionner les différents répertoires pour faire la sélection de l'image requise. Une fois votre choix fait, l'image par exemple COLOR.GZ, pourra être transférée sur une disquette.


NOTE : Les images des disquettes de ROOT se terminent par l'extension .GZ. Ce type de fichier indique une compression avec gzip de GNU, c'est l'utilitaire qui est utilisé pour compresser les images de ROOT.

Important, vous ne devez pas les décompresser avant de les utiliser. Ces images, une fois décompressées, ne pourront plus être contenues sur une disquette de 1,2 MO.

Maintenant vous devriez avoir deux disquettes d'installation prêtes à utiliser. Une disquette de BOOT (amorçage) et une disquette de ROOT (racine).

Si ce n'est pas déjà fait, formatez une disquette MSDOS haute densité, elle sera utilisée pour les situations d'urgence. Cette disquette sera créée à la fin de l'installation.

8. Préparation des partitions pour Linux.

Si vous voulez installer la distribution Slackware sur une partition native qui est la méthode la plus performante, il vous faut pour cela préparer une ou plusieurs partitions sur votre disque dur. Si vous désirez utiliser le système UMSDOS, passez à la section suivante...

Une partition est une section de votre disque dur qui a été mise de côté par un système d'exploitation. Vous pouvez avoir jusqu'à quatre partitions primaires sur votre disque dur. Si vous avez besoin de plus de partitions, vous pouvez créer une partition étendue ("extended partition"). C'est en fait une façon de sous-diviser une partition principale en plusieurs partitions secondaires.

Normalement, il ne devrait pas y avoir de place disponible sur votre disque dur. Il est en principe rempli par les partitions : DOS ou OS/2. Vous devrez alors faire de la place sur votre disque dur pour installer la nouvelle section réservée à Linux. Avant de faire cette opération vous devrez sauvegarder les informations que vous désirez conserver.

Si vous possédez une grosse partition DOS, et que vous vouliez la rétrécir pour faire de la place pour la Slackware, il y a un programme sur ce CDROM qui peut vous venir en aide. Il se nomme FIPS, et il est dans le répertoire INSTALL du CDROM. Cet utilitaire permet de réduire une partition DOS sans perdre l'information qui y est contenue.

Avant de commencer la procédure de repartitionnement avec FIPS, il vous faut utiliser un défragmenteur de disque pour compresser les informations au début de la partition. La version 6,0 (ou plus) de MSDOS contient DEFRAG (une version réduite de l'utilitaire de NORTON), Speedisk peut être aussi utilisé pour cette tâche.

Une fois votre disque dur défragmenté, vous pouvez utiliser FIPS pour ajuster la taille de votre partition. L'espace regagné sera utilisé pour l'installation de Linux. Il est quand même préférable de faire une copie de sauvegarde de vos informations, malgré que FIPS soit sécurisé. Vous trouverez un guide détaillé sur l'utilisation de FIPS sur le CDROM dans le répertoire \INSTALL\FIPS\FIPS.DOC.


NOTE: Si vous voulez utiliser FIPS pour changer la taille de votre partition DOS, je vous recommande de lire attentivement les instructions traitant de FIPS.

Pour lire les instructions de FIPS à partir du programme MSDOS VIEW, déplacez-vous dans le répertoire INSTALL, puis dans le répertoire FIPS et choisissez 'FIPS.DOC' pour visionner la documentation à l'écran.

Une fois le repartitionnement terminé, vous pouvez passer à la section traitant de l'installation de la distribution Slackware.


NOTE : l'espace gagné avec l'utilitaire FIPS pour l'installation de la distribution Slackware ne doit surtout pas être alloué à Linux avec FDISK de MSDOS, attendez pour cela la suite de la procédure d'installation et utiliser le moment venu 'fdisk' de Linux.

Si vous désirez repartitionner votre disque dur manuellement, vous devrez faire la sauvegarde des informations contenues sur la partition que vous allez changer. L'outil à utiliser pour effacer ou créer une partition est le programme FDISK. La plupart des systèmes d'exploitation de PC possèdent une version de ce programme. Si vous utilisez DOS ou OS/2, il serait préférable d'utiliser l'outil provenant de ces systèmes.

Utilisez FDISK pour effacer cette partition, puis recréez une partition plus petite pour le DOS (ou tout autre système d'exploitation). Cette opération vous laissera de la place pour l'installation de Linux (de préférence 200 MO et environ 16 MO pour la mémoire de "swap". Ensuite réinstallez DOS sur sa nouvelle partition, et recopiez dessus les informations que vous avez précédemment sauvegardées.

9. Démarrer l'installation.

9.1 Installation avec disquettes.

Maintenant vous devez avoir suffisamment d'espace pour recevoir l'installation de la distribution Slackware.

Insérez la disquette de BOOT Slackware dans le lecteur de votre machine et réinitialisez l'ordinateur.

La disquette va afficher une série de messages, vous pourrez ajouter des paramètres supplémentaires pour aider le noyau à configurer votre équipement. La plupart des utilisateurs n'ont pas besoin d'entrer d'informations. Par contre, si votre équipement n'est pas reconnu correctement, et si vous êtes certain que la disquette de BOOT contient le support convenable pour votre ordinateur, vous devez alors examiner le fichier BOOTING.TXT sur le CDROM. Vous trouverez dans ce fichier des instructions sur l'usage de ces paramètres.

Si vous n'avez pas besoin d'ajouter de paramètres, c'est le cas pour la plupart des gens, appuyez simplement sur la touche ENTREE pour débuter le chargement du noyau. Quand le noyau se chargera vous verrez un message comme celui-ci apparaître à votre écran :

Le noyau va ensuite s'amorcer. Pendant que le noyau sonde votre machine pour déterminer la configuration de votre équipement, vous verrez plusieurs messages s'afficher à l'écran.

Une fois le noyau chargé en mémoire, vous verrez ce message à l'écran :

Le système vous demande d'insérer la disquette de ROOT dans le lecteur et d'appuyer sur la touche ENTREE, VFS est maintenant prêt à charger cette disquette dans le disque virtuel.

Vous devez enlever la disquette de BOOT du lecteur et la remplacer par la disquette de ROOT, ensuite appuyez sur ENTREE, le système procédera au chargement de cette disquette dans le disque virtuel. Une fois complété vous obtiendrez l'invite de Linux.

Vous devez vous enregistrez dans le système comme "root".

9.2 Installation sans disquette.

Démarrez le programme VIEW à partir de MSDOS, allez dans le répertoire /kernels. Regardez la liste des noyaux disponibles et utilisez le programme VIEW pour choisir un noyau qui convient à votre équipement. Vous avez maintenant deux possibilités pour l'installation.

Une fois l'un de ces choix fait, le système va tenter de charger Linux. Si tout se passe bien vous verrez apparaître l'invite de Linux. Enregistrez-vous sous le nom de "root". Puis, continuez la procédure d'installation comme décrit ci-dessous.


ATTENTION : Plusieurs pilotes DOS, comme les gestionnaires de mémoires, peuvent entrer en conflit avec la procédure de BOOT depuis le CDROM. Si vous rencontrez des problèmes, vous devez retirer ces pilotes et faire une nouvelle tentative.

Si vous utilisez Windows95, vous pouvez enlever ces gestionnaires en utilisant la touche F8 lors de l'amorçage de votre machine. Un menu vous sera alors présenté, et vous devrez choisir l'option #5. Cette option permet d'utiliser l'interface en mode "ligne de commande", ensuite DOS vous demandera si vous désirez procéder au traitement du fichier CONFIG.SYS, répondez oui. Le système vous demandera alors de confirmer le chargement de chaque pilote que vous désirez utiliser. Si vous possédez emm386, QEMM, 386MAX ou d'autres gestionnaires de mémoire appuyez sur Echap lorsque DOS vous demandera de les charger, il est préférable que seul le pilote de votre CDROM soit en mémoire. Une fois celui-ci chargé, lancer le programme VIEW et refaites une tentative de chargement.

9.3 Création de partition avec FDISK de Linux.

Maintenant vous êtes prêt pour la création de votre partition racine ("root") de Linux. Pour ce faire, utiliserez la version FDISK de Linux. Par défaut FDISK va créer une partition sur le premier disque IDE /dev/hda1. Si vous désirez faire une partition sur un autre disque, vous devrez spécifier le nom de ce disque lors du démarrage de FDISK.

Voici des exemples :

FDISK va afficher une invite, et la première chose à faire est d'examiner la table des partitions existantes avec la commande "p" .

Si vous avez utilisé FIPS pour couper votre partition DOS, vous verrez deux partitions primaires DOS. La deuxième partition est vide, vous pouvez l'effacer pour faire de la place à votre partition racine Linux et la partition de "swap".

Pour effacer la partition, utilisez la commande "d".

On vous demandera le numéro de la partition que vous désirez effacer. Cette partition devrait être la deuxième sur votre disque dur, mais, vérifiez la taille de la partition, pour être certain que vous allerz bien effacer la bonne.

Ensuite, vous utiliserez la commande "n" pour créer une nouvelle partition primaire.

Cette partition deviendra votre partition racine Linux..

Ici votre choix est "2" parce que DOS utilise déjà la première partition. FDISK vous demandera d'abord sur quel cylindre la partition devra débuter. FDISK connaît la fin de la première partition et vous suggérera le début de la suivante. Acceptez cette valeur, ensuite FDISK voudra connaître la taille de la nouvelle partition. Vous pouvez donner cette information de plusieurs façons, soit en donnant le dernier cylindre, soit en donnant la taille de la future partition de la façon suivante: +sizeM. Dans le cas présent ce sera : +450M.

Voyons ce que l'écran affiche lorsque ce paramètre est donné :

Vous avez maintenant créé votre partition primaire Linux avec une taille de 450 MO. Ensuite, vous devez créer l'espace pour la mémoire 'SWAP'.

Procéder de la même manière. Premièrement faites "n" pour une nouvelle partition primaire :

Entrez "p" pour une partition primaire. La partition numéro 1 est occupée par DOS et la numéro 2 est maintenant occupée par Linux, alors vous devez entrer le numéro 3 pour la nouvelle partition :

Comme c'est la dernière partition que nous allons créer sur ce disque dur, nous donnerons les paramètres du dernier cylindre manuellement.

Voici ce qui va être fait cette fois-ci :

Maintenant nous devons affecter cette partition à la mémoire 'SWAP'. 82 est le type de partition utilisée pour la mémoire de 'SWAP', par défaut FDISK affecte le type 83 (partition native Linux). Pour changer le type de cette partition utilisez l'option "t", et l'option "L" pour afficher la liste des types de partition, voici un exemple:

Maintenant vous êtes prêt à sauvegarder la nouvelle table d'informations des partitions sur votre disque dur. Utilisez la commande "p", encore une fois, pour vérifier que tout est conforme à votre configuration:

Si tout semble convenable, utilisez alors la commande "w" pour sauvegarder cette configuration sur votre disque dur. Si vous désirez quitter FDISK sans faire de sauvegarde, par exemple en cas d'erreur, utilisez la commande "q".

Quand vous quittez FDISK avec la commande "w", FDISK recommande de relancer la machine, cela permet aux changements d'être pris en compte. A moins d'avoir créé une partition étendue, vous pouvez procéder à l'utilisation du programme SETUP sans relancer la machine.


NOTE : Quelques fois FDISK affichera un message, "This drive has more than 1024 cylinders" (ce disque à plus de 1024 cylindres) et vous avise de possibles problèmes lors de l'utilisation de partition avec DOS. Ce problème provient du fait que DOS souffre d'une limitation qui ne permet que d'accéder aux 1024 premiers cylindres d'un disque dur.

Comme LILO utilise les mêmes routines que le DOS (celles du BIOS) pour l'accès au disque dur, il souffre lui aussi du même problème. Cela veut dire que si votre disque dur a plus de 1024 cylindres, toutes les partitions DOS devront être à l'intérieur des 1024 premiers cylindres.

Linux, pour sa part, n'a pas ce problème, si votre partition dépasse ce nombre. Mais LILO, lui, peut avoir des problèmes à amorcer un noyau provenant de partitions plus hautes que 1024 cylindres. Si cela se produit, vous pouvez utiliser Loadlin pour qu'il s'amorce depuis une partition DOS, ou bien vous pouvez utiliser un disque de BOOT pour démarrer Linux.

10. Programme Setup.

Vous êtes maintenant prêt à débuter l'installation des logiciels sur le disque dur. Pour démarrer cette procédure tapez la commande "setup" puis ENTREE .

10.1 Menu général du programme Setup

Cette commande va démarrer la procédure d'installation, et afficher un menu en couleurs sur votre écran. Plusieurs options y seront proposées, elles seront utilisées pour l'installation de la distribution Slackware.

En général, il préférable de débuter l'installation avec l'option "ADDSWAP". Même si vous avez déjà créé et activé la partition de swap manuellement. Cette option, permettra à la distribution Slackware d'ajouter une partition de swap au fichier /etc/fstab. Si vous ne l'ajoutez pas, votre machine n'utilisera pas la mémoire de swap lors du prochain ré-amorçage.

L'installation d'un système implique toute une série d'opérations. Voici la liste de ces opérations. Elles sont lancées à partir du menu "setup".

Voici l'ordre de leur lancement : ADDSWAP, TARGET, SOURCE, DISK SETS, INSTALL et CONFIGURE. Si vous n'avez pas de partition de swap, passez tout de suite à l'option TARGET.

Menu Général

Image 01: Menu général du programme Setup

L'option HELP.

Vous trouverez un résumé du manuel d'installation, et des conseils non documentés.

L'option KEYMAP.

Change la configuration du clavier. Pour sélectionner un clavier, il vous suffit d'utiliser les flèches pour vous déplacer dans la liste, de choisir le pilote correspondant et de valider. Vous allez avoir un second écran vous permettant de tester votre clavier.

L'option MAKE TAGS.

Mémorisation des composants à installer pour une installation rapide.

L'option ADDSWAP.

Le système va balayer les tables de partitions pour trouver celles qui sont marquées comme "Linux swap" et vous demandera si vous désirez les utiliser comme mémoire de swap.

Option ADDSWAP

Image 02: Option ADDSWAP

Répondez YES (oui), ensuite le système vous demandera si vous désirez formater la partition avec mkswap. Si vous avez déjà fait cela manuellement ce ne sera pas nécessaire de le refaire.

Autrement, choisissez YES (oui) pour formater la partition et activer cette dernière. Une fois cette opération complétée, SETUP affichera un message indiquant les lignes qui seront ajoutées à /etc/fstab pour configurer la partition de swap lors de l'amorçage. Faites ENTREE pour continuer.

SETUP vous demandera alors si vous désirez passer à l'option suivante TARGET, Répondez YES (oui).


NOTE : Si vous avez créé une partition pour la mémoire swap et que le programme SETUP ne la détecte pas, il est possible que cette partition ne soit pas déclarée type 82 dans les tables des partitions. Pour corriger ce problème utilisez le programme FDISK de Linux, pour examinez les tables des partitions.

Tapez la commande suivante:

Dans ce cas, si /dev/sda3 devait être une partition pour la mémoire swap, vous devez démarrer FDISK sur le lecteur /dev/sda.

Pour changer le type de la partition utilisez la commande " t " et pour sauvegarder la commande " w ".

Ceci va configurer la troisième partition pour le type # 82 (partition de "swap") et mettre à jour la table des partitions du disque /dev/sda.

Maintenant, si vous redémarrez SETUP, l'option ADDSWAP devrait détecter la partition de swap correctement.

L'option TARGET :

Cette option vous permet de choisir dans quelle(s) partition(s) vous aimeriez installer la distribution Slackware, et vous permettra de les formater en utilisant le Second Système de Fichier de Linux (ext2) Lorsque vous choisissez l'option TARGET, le système effectue une recherche des partitions "native Linux" présentes sur vos disques durs en utilisant le logiciel FDISK.

S'il n'en trouve aucune, vous devrez vous assurer que vous avez bien créé vos partitions avec le programme FDISK de linux , et que celles-ci sont déclarées avec le type 83 (partition Linux native). Si vous avez créé une ou plusieurs partitions pour la distribution Slackware en utilisant le logiciel fdisk de Linux, alors vous ne devriez pas avoir de problème, car lors de la création des partitions celui-ci les configure par défaut avec le type 83.

Sélection de la partition

Image 03: Sélection de la partition.

Un menu affiche toutes les partitions Linux natives. Utilisez les flèches pour choisir la partition que vous voulez utiliser comme partition Linux native (racine /), et appuyez sur la touche ENTREE.

Methode de formatage

Image 04: Choix de la méthode de formatage.

Le logiciel de configuration va alors vous demander si vous voulez formater la partition. Si c'est une nouvelle installation de la distribution Slackware vous devez choisir un des deux formatages proposés, par contre si vous installez les logiciels sur une partition Linux déjà existante, il ne sera pas nécessaire de la formater.

Vous devez être au courant de certaines options lorsque vous formatez des partitions Linux. Premièrement, vous devez décider si vous voulez marquer les mauvais blocs lorsque vous effectuerez le formatage. Ceci n'est habituellement pas nécessaire, à moins de savoir que le disque en question ait des problèmes. La recherche et le marquage des mauvais blocs prennent beaucoup de temps comparé à un formatage normal.

Choisir l'option "Format" dans le menu, et si vous avez des problèmes avec ce disque dur, vous pouvez toujours essayer le formatage avec l'option "Check" pour marquer les secteurs défectueux de ce disque.

Sélection de la taille de l'inode

Image 05: Sélection de la taille de l'inode.

Une fois le mode de formatage déterminé, le logiciel d'installation vous demandera la densité de l'inode. Sur le système de fichiers de Linux, les entrées appelées "inodes" sauvegardent le nom des fichiers ainsi que l'emplacement des blocs qui constituent ces fichiers.

Vous avez besoin d'au moins une inode par fichier. Si vous n'avez plus d'inodes vous ne pourrez plus créer de nouveaux fichiers, même s'il reste beaucoup d'espace sur le disque dur. Les inodes elles-mêmes prennent de l'espace sur votre disque, et vous devrez considérer comment vous allez utiliser la partition.

La valeur par défaut d'une inode est de 4096 octets, elle est souvent suffisante. Si vous utilisez ce disque pour sauvegarder des New ou pour l'utilisation de plusieurs petits fichiers, vous devez alors augmenter la densité des inodes, en affectant comme valeur d'inode 2048 octets (ou même 1024 octets). Une fois que vous aurez choisi la densité des inodes, le logiciel d'installation formatera votre partition racine Linux.

Peu après, vous retournerez au menu montrant les partitions disponibles pour Linux. Vous remarquerez que la partition que vous venez de formater est maintenant affichée comme "utilisée". Si vous avez créé d'autres partitions pour la Slackware vous devrez refaire la même chose pour chacune des partitions, et vous devrez aussi indiquer ou placer ces partitions dans l'arborescence des répertoires.

MS-DOS assigne une lettre tel que A :, B :, C :, etc, à chaque unité. A la différence du DOS, Linux rend visible chaque unité depuis votre répertoire racine (/). Vous pourriez avoir /dev/hda1 pour votre partition racine et mettre /dev/hda2 ailleurs, par exemple votre répertoire /home. A l'invite pour un emplacement de montage, vous entrez simplement un nom de répertoire tel que /home, et vous appuyez sur ENTREE. Lorsque vous aurez formaté chaque partition additionnelle et après les avoir placées dans l'arbre du système de fichier, vous retournerez au menu de sélection de partition. Lorsque vous aurez préparé toutes vos partitions Linux, choisissez "Cancel" pour passer à l'option SOURCE.

L'option SOURCE.

Vous allez choisir à partir de quel media physique vous allez installer la distribution Slackware. Cette option affiche un menu offrant plusieurs choix d'installation à partir de :

Un lecteur de disquettes, Via NFS, depuis une partition d'un disque dur, un répertoire, ou à partir d'un CDROM.

Sélection du média

Image 06: Sélection du média d'installation.

Assurez-vous que le CDROM contenant la distribution Slackware est dans bien votre lecteur et choisissez l'option 5 : Installer à partir du CDROM. Le système vous demandera quel type de lecteur de CDROM vous avez. Choisissez votre lecteur à partir du menu.

Sélection du CDROM

Image 07: Sélection du CDROM.

Une fois que vous aurez passé toutes ces informations, le programme SETUP va tenter d'accéder au CDROM Slackware, s'il y parvient, vous allez devoir choisir la méthode d'installation.

Il y a trois choix possibles, slakware, slaktest, et custom.

Méthode d'installation

Image 08: Sélection de la méthode d'installation.

Vous pouvez maintenant aller directement à l'option DISK SETS si votre CDROM à bien été détecté.Le logiciel d'installation ne réussi pas à accéder au CDROM.Si le logiciel d'installation ne peut accéder à votre lecteur de CDROM, vous allez devoir en trouver la cause, avant de pouvoir continuer.

La raison la plus fréquente est que vous avez utilisé une disquette de BOOT qui ne supportait pas le lecteur de CDROM. Dans ce cas, vous devez trouver la bonne disquette à utiliser. Référez-vous à la liste des disquettes de BOOT.

Une autre erreur fréquente est de choisir la mauvaise option lorsque le programme setup vous demande de définir le type d'unité de CDROM. Certains fabriquants ont différentes versions de leurs lecteurs, et il est difficile de savoir quelle version vous avez sans en essayer plusieurs.

Par exemple, Mitsumi fabrique différents modèles de lecteurs ; quelques uns sont livrés avec leur propre carte d'interface, et ont besoin du gestionnaire Mitsumi de Linux (et sont définis en tant que lecteurs Mitsumi dans le menu) alors que la plupart des nouveaux lecteurs Mitsumi se branchent sur l'interface IDE de l'ordinateur (et sont définis en tant que lecteurs de CDROM ATAPI/IDE dans le menu).

Pour les lecteurs ATAPI/IDE, vous devez savoir quelle est l'interface utilisée par votre ordinateur pour accéder au CDROM. Parfois le disque dur du système sera l'unité maîtresse, alors que le CDROM sera branché en tant qu'unité esclave. Dans cet exemple, le disque rigide est /dev/hda, et le lecteur CDROM est /dev/hdb.

Recherche de lecteur CDROM.

Si vous ne savez pas sur quelle interface est branchée votre unité de CDROM IDE, vous pouvez essayer de la faire détecter par votre système.

Vous pouvez aussi regarder les messages générés par le système au démarrage, vous devriez voir un message comme quoi Slackware à bien détecté votre unité de CDROM et une information sur le type de lecteur. Pour voir ces messages appuyez simultanément sur la touche majuscule droite et la touche Page-Av ou la touche Page-Ar pour faire défiler les messages qui se sont affichés lors de l'amorçage du système. Si vous ne voyez pas de messages au sujet de votre lecteur, c'est que vous utilisez une mauvaise disquette de BOOT. Si vous êtes certain d'utiliser la bonne disquette de BOOT, essayez les étapes suivantes.

Essayez les différentes disquette IDE. Observez l'écran pour voir si un message indique que la Slackware a bien détecté votre lecteur de CDROM.

Choix du contrôleur IDE

Image 09: Sélection du contrôleur IDE.

Si Slackware ne détecte toujours pas votre lecteur, jetez un oeil au fichier BOOTING.TXT sur le CDROM. Celui-ci contient des paramètres additionnels que vous pouvez donner au noyau lorsque vous démarrez la disquette Slackware. Ces paramètres peuvent servir à forcer une détection matérielle lorsque la détection automatique échoue.

Par exemple, vous pouvez dire au noyau de détecter le lecteur Sony CDU31a en entrant la commande suivante à partir de la disquette de BOOT :

Ceci avertit le noyau que vous avez un lecteur Sony CDU31a branché à une carte d'interface à l'adresse 0x1f88, que l'interruption est hors fonction, et que la carte est une Pro Audio Spectrum.

La documentation fournie avec le noyau Linux affiche d'autres exemples pour d'autres types de matériels. Vous pouvez les trouver sur le CDROM Slackware dans le répertoire /docs/kernel.20.

Installation depuis une partition MS-DOS

Si votre CDROM ne peut-être détecté par Linux, il est fort possible que le noyau ne le supporte pas, mais vous pouvez toujours installer la distribution Slackware en copiant les fichiers du CDROM dans une partition MSDOS, et ensuite de faire l'installation à partir de cette partition.

Voici une brève description de la méthode à utiliser.

Ceci copiera l'ensemble des sous répertoires de la série A dans le répertoire C:\SLACK nommés A1, A2, A3, etc. Faites de même pour tous les ensembles de disques que vous voulez installer.

L'option DISK SETS.

Sélection des séries

Image 10: Sélection des séries à installer.

L'option DISK SETS vous permet de choisir quelles séries de logiciels vous voulez installer.

Lorsque vous démarrez cette option, vous allez avoir un menu où vous pourrez choisir les catégories de logiciels à installer. La première série (nommée A) contient la structure de base du système Linux et les fichiers binaires essentiels pour que le système démarre et fonctionne normalement.Vous devez obligatoirement installer la série A. Assurez-vous pour cela que la sélection pour la série A possède un [X]. Utilisez les touches de curseur et la barre d'espacement pour choisir les autres ensembles de disques à installer.

Une fois que vous aurez sélectionner les différentes séries à installer, appuyez sur la touche ENTREE pour passer à l'option INSTALL.

L'option INSTALL .

Le premier sous-menu de l'option INSTALL vous demande quel type de niveau de dialogue vous voulez utiliser pendant la procédure d'installation. Un menu vous affichera les diverses options possibles : NORMAL, MENU, CUSTOM, PATH, EXPERT, et NONE.

Niveau de dialogue

Image 11: Sélection du niveau de dialogue.

Il est conseillé pour une première installation de choisir l'un de ces deux modes, NORMAL ou MENU .Le mode NORMAL installe par défaut tous les packages de logiciels requis de chaque série, et pour chacun des autres (packages non essentiels au bon fonctionnement du système) affiche un menu à l'écran permettant à l'utilisateur de répondre YES (installer le package), NO (ne pas installer le package), ou QUIT (pour passer à la série suivante). Le menu affiche aussi une description du package pour aider l'utilisateur à choisir. Le mode NORMAL est un mode d'installation qualifié de verbeux, donc il peut être un fastidieux.

Mode MENU

Image 12: Mode MENU

Ces options sont utilisées dans les situations où vous devez installer un grand nombre d'ordinateurs (tel qu'un labo d'informatique), quoique la plupart des utilisateurs n'auront pas besoin de créer de "tagfiles".

Si vous êtes un nouveau venu dans le monde Linux, vous devez utiliser l'option MENU qui est la méthode d'installation la plus facile. Si vous pensez avoir besoin de plus d'informations additionnelles, il est conseillé alors d'utiliser le mode NORMAL.

Une fois que vous aurez choisi un mode d'invite, le système débutera le processus d'installation. Si vous avez choisi les modes MENU ou EXPERT, vous allez voir immédiatement une liste de logiciels à choisir. Utilisez les flèches et la barre d'espacement pour sélectionner ce dont vous avez besoin, et appuyez sur la touche ENTREE pour faire l'installation. Si vous avez choisi le mode NORMAL, l'installation débutera immédiatement, continuant jusqu'à ce qu'elle trouve un package optionnel. A ce moment-là le programme INSTALL vous questionnera à propos de ce package et vous demandera si vous voulez l'installer.

Si vous avez choisi trop de logiciels, il est possible que votre disque dur vienne à manquer d'espace durant l'installation. Si cela se produit vous le saurez étant donné que vous allez voir des messages d'erreurs à l'écran alors que le logiciel d'installation tente d'installer les packages. Dans ce cas, vous allez devoir réinstaller Linux en choisissant moins de logiciels. Vous pouvez éviter ce problème en choisissant un nombre raisonnable de logiciels pour commencer et en rajouter plus tard lorsque le système sera fonctionnel.

L'installation de logiciels sur un système fonctionnant déjà avec une distribution Slackware est même plus facile que l'installation initiale. Tapez simplement "Setup" à l'invite, choisissez CDROM comme source, et choisissez d'installer des logiciels additionnels.

Une fois les logiciels installés sur votre système, vous allez devoir aller à l'option CONFIGURE.

L'option CONFIGURE .

L'option CONFIGURE prépare la configuration de base de votre système, tel que créer les liens pour votre souris et votre modem, régler votre zone horaire, etc...

CONFIGURE va ensuite s'assurer que vous avez installé un noyau Linux utilisable sur votre disque dur. Quelques noyaux génériques sont proposés avec la série A et sont appelés IDE et SCSI.

Installation du Noyau

Image 13: Installation du Noyau Linux.

IMPORTANT : le noyau le plus sûr à installer est celui que vous avez utilisé avec votre disque de BOOT.

Pour procéder à l'installation de ce noyau, choisissez l'option "bootdisk" dans le menu INSTALL LINUX KERNEL. Ce menu va vous demander de réintroduire la disquette de BOOT. Appuyez sur la touche ENTREE et à ce moment-là le logiciel d'installation va copier le noyau de la disquette de démarrage vers votre disque dur.

Si vous ne voulez pas utiliser ce noyau, vous pouvez en choisir un à partir du menu de noyau disponible sur le CDROM, sauf que si vous installez le mauvais noyau il est fort probable que votre ordinateur ne pourra pas démarrer. Je vous recommande d'installer le noyau de la disquette de démarrage. Etant donné que vous avez réussi à l'utiliser pour installer la Slackware, vous savez qu'il va fonctionner aussi bien avec votre système.


NOTE : Si vous avez installé un noyau sur votre système et qu'il ne démarre pas correctement, vous pouvez toujours démarrer votre système avec la disquette de démarrage.

Pour ceci, vous devez entrer certaines informations à l'invite de démarrage, par exemple si votre partition racine est sur /dev/sda1, vous allez devoir entrer cette information pour démarrer votre système :

L'option "ro" charge la partition pendant la séquence de BOOT en mode lecture seulement afin que Linux puisse vérifier le système de fichier en toute sécurité.

Si vous utilisez le système de fichiers UMSDOS, dans ce cas utilisez "rw" (pour lecture-écriture).

Une fois le noyau installé, il va vous être demandé si vous voulez créer une disquette de démarrage pour votre système. C'est une excellente idée pour les cas d'urgence, introduisez donc une disquette formatée et utilisez l'option "lilo" pour créer une disquette de démarrage pour votre système.

Disquette de BOOT

Image 14: Disquette de BOOT.

Ensuite, il va vous être demandé si vous avez un modem, dans l'affirmative choisissez le port série utilisé à partir de la liste affichée. Ceci créera un lien dans /dev pointant vers le bon pilote, tel que /dev/modem -> /dev/cua1.

Par la suite, il va vous être demandé si vous avez une souris. Choisissez le type de souris dans le menu, et le logiciel d'installation créera un lien vers /dev/mouse.

Par la suite, d'autres scripts seront affichés, ils dépendront des packages que vous aurez installés. Par exemple, si vous avez installé un lecteur de New, il va vous être demandé si vous utilisez TCP/IP ou UUCP...

10.2 LILO.

LILO est le chargeur pour Linux, ce logiciel vous permet de démarrer Linux (et d'autres systèmes opérationnels) directement depuis votre disque dur. Si vous avez installé le package LILO, vous avez maintenant l'opportunité de le configurer.

Installer LILO peut être dangereux, en cas d'erreur il est possible de rendre votre disque dur non-amorçable. Si vous êtes nouveau sous Linux, je vous conseille de passer l'installation de LILO et d'utiliser la disquette de BOOT pour amorcer votre système la première fois. Vous pourrez toujours installer LILO plus tard après avoir pris connaissance des documentations le concernant dans /usr/lib/lilo.

Si vous décidez d'installer LILO, soyez certain d'avoir une disquette de BOOT (DOS ou LINUX) pour démarrer les systèmes opérationnels de votre ordinateur en cas de problème.

Si vous ne pouvez plus démarrer DOS ou Linux, utilisez une disquette de d'amorce MSDOS sans oublier d'y copier dessus l'utilitaire FDISK. Une fois votre système réamorcé à partir de la disquette vous devez entrer la commande DOS suivante:

Cette commande va supprimer LILO du secteur de BOOT de votre disque dur de démarrage..

Configuration de LILO

Image 15: Menu de configuration pour LILO.

Comment installer LILO.

LILO utilise un fichier de configuration appelé etc/lilo.conf pour garder les informations sur vos partitions amorçables. Pour créer ce fichier, choisissez en premier l'option "BEGIN" pour sélectionner l'endroit où vous voulez installer LILO. Le premier menu vous demandera si vous avez des paramètres additionnels que vous aimeriez passer au noyau, à l'amorçage. Si vous avez des paramètres additionnels entrez-les ici.

Ensuite, décidez où vous voulez installer LILO. Habituellement vous voudrez installer LILO sur le fichier maître d'amorçage (MBR). Si vous utilisez un autre gestionnaire d'amorçage (tel que celui d'OS/2) vous installerez alors LILO sur la partition racine de Linux, et vous ajouterez cette partition au menu du gestionnaire d'amorçage d'OS/2 en utilisant le logiciel de configuration d'OS/2.


NOTE : Si vous utilisez l'utilitaire EZ-DRIVE (gestionnaire de disques fourni avec certaines grosses unités IDE pour les rendre utilisables par DOS) alors n'installez pas LILO sur le MBR.

Si vous l'utilisiez vous pourriez rendre hors fonction EZ-DRIVE et rendre votre disque inutilisable avec DOS. A la place, installez LILO sur le superbloc de votre partition racine de Linux, et utilisez fdisk pour rendre la partition amorçable. (Sous le fdisk de MS-DOS, on appelle cela rendre la partition 'active')

Le prochain menu vous permet de choisir un délai avant que le système démarre le système opérationnel par défaut. Si vous avez utilisé LILO pour amorcer plus d'un système opérationnel (tel que DOS et Linux) vous devez alors choisir un délai afin que vous puissiez choisir quel système opérationnel vous voulez amorcer. Si vous appuyez sur la touche MAJ pendant le délai, LILO va afficher une invite ou vous pourrez choisir quel système opérationnel vous voulez démarrer (habituellement DOS ou Linux). Si vous réglez le délai à 'Forever', le système affichera une invite au démarrage et attendra que vous fassiez un choix.

Ensuite, vous devez ajouter des entrées pour chaque système opérationnel que LILO peut amorcer. La première entrée sera pour le système opérationnel par défaut. Vous pouvez ajouter aussi bien une partition DOS, Linux ou OS/2. Par exemple, disons que vous choisissez "Linux". Le système va afficher vos partitions Linux et va demander laquelle vous voulez amorcer. Entrez le nom de la partition racine Linux. Ensuite, vous allez être invité à taper une étiquette. Ceci est le nom que vous utiliserez au démarrage lorsque LILO vous demandera quelle partition vous voulez amorcer. Un bon choix serait "Linux".

Pour ajouter une partition DOS au fichier de configuration de LILO, choisissez l'option DOS. Le système affichera vos partitions DOS et demandera laquelle vous aimeriez amorcer avec LILO. Tapez le nom de la partition DOS primaire. Ensuite entrez une étiquette pour la partition, tel que "DOS". Une fois vos partitions amorçables ajoutées, installez LILO en choisissant l'option "INSTALL".

10.3 Mise en Réseau.

Un autre menu de configuration vous permet de configurer votre ordinateur pour l'utilisation en réseau. Premièrement, tapez un nom de serveur pour votre ordinateur. Le nom par défaut après l'installation est "darkstar", mais vous pouvez choisir le nom qui vous convient. Ensuite, vous devez fournir un nom de domaine. Si vous n'utilisez qu'un seul appareil (utilisant probablement un accès en ligne commuté vers un Fournisseur de Service Internet) dans ce cas vous pouvez choisir le nom que vous voulez. Le nom par défaut est "frop.org". Si vous ajoutez cet ordinateur dans un réseau local, vous devrez utiliser le même nom de domaine que le reste des ordinateurs du réseau.

Si vous n'êtes pas sûr des informations à passer au programme de configuration, demandez l'assistance de votre administrateur réseaux. Une fois que vous aurez spécifié les noms de serveur et de domaine, il va vous être demandé si vous voulez configurer votre ordinateur pour seulement utiliser des retours de boucle. Si vous n'avez pas de carte ethernet, utilisez simplement le retour de boucle. Autrement, répondez "NO". Le logiciel d'installation va vous demander l'adresse IP de votre ordinateur, ainsi que l'adresse du Gateway, le masque réseau et le nom de serveur. Encore une fois si vous ne savez pas quels paramètres vous devez utiliser, demandez à la personne ayant la charge du réseau de vous fournir les informations.

Une fois que vous aurez complété tous les menus de configuration, vous pourrez quitter le logiciel d'installation et réinitialiser votre ordinateur. Vous n'aurez qu'à appuyer sur ctrl-alt-suppr. Le noyau terminera toutes les applications, fermera votre système de fichier et redémarrera votre ordinateur.

11. Amorcer un système Slackware.

Si vous avez installé LILO, assurez-vous qu'il n'y a pas de disquette dans votre lecteur. Lorsque votre ordinateur s'amorce LILO devrait démarrer. Autrement, insérez la disquette de BOOT créée lors du processus de configuration et utilisez-la pour amorcer votre ordinateur.

Le noyau va effectuer le processus de démarrage, détectant votre matériel, vérifiant vos partitions et démarrant divers processus, et vous allez arriver à l'entrée du système :

Vous devez vous identifier à l'invite, pour cela vous entrez tout simplement "root".

12. Configuration après une installation .

Une fois que le système est fonctionnel, la majorité du travail est terminé. Toutefois, il y a encore quelques logiciels que vous devrez configurer. Nous allons voir les plus importants dans cette section.

12.1 Le fichier /etc/rc.d/rc.modules.

Ce fichier contient une liste des modules de noyau Linux. Un module de noyau est comme un gestionnaire de périphériques sous DOS. Vous pouvez comparer les fichiers /etc/rc.d/rc.modules comme étant similaires au CONFIG.SYS de DOS. Ce fichier spécifie quel module le système a besoin pour supporter le matériel de l'ordinateur. Après un amorçage, vous remarquerez que certains périphériques ne sont pas détectés (les cartes ethernet en général) vous devrez donc charger les bons modules pour leur fournir le support.

Pour cela, éditez le fichier /etc/rc.d/rc.modules avec un éditeur de texte tel que 'vi' ou 'emacs'. Vous verrez une liste de modules, un par ligne. La majorité de ces lignes auront un '#' au début, ceci permet à la ligne d'être ignorée.

Par exemple, supposons que votre ordinateur possède une carte ethernet 3com 3c509. Pour activer le support pour cette carte, trouvez la ligne avec l'inscription '3c509' , et enlevez le '#' au début de la ligne, et sauvegardez la ligne modifiée. Lorsque vous amorcerez votre système, le module se chargera et le noyau reconnaîtra votre carte.

Il y a beaucoup d'informations à propos des modules de noyau, incluant une liste des noms de modules et des cartes supportées. Vous trouverez aussi des options additionnelles que vous pourrez ajouter aux lignes de modules pour configurer le matériel de diverses manières. Cette documentation se situe sur le CDROM Slackware dans le répertoire /docs. Voici certains fichiers utiles :

12.2 Configuration du Système X Window.

La configuration de l'environnement graphique X Window est assez complexe. La principale raison en est le nombre élevé de cartes vidéo pour l'architecture PC. La plupart des cartes vidéo utilisent des interfaces de programmation différentes. Pour cette raison, nous vous conseillons d'avoir la documentation de votre matériel vidéo avant de vous lancer dans la configuration de X WINDOW.

Si vous avez des problèmes pour identifier votre matériel vidéo, il y a un utilitaire qui va vous aider à le détecter. Il s'agit de "SuperProbe", il est fourni avec Xfree86 (la version X WINDOW inclus avec Slackware). SuperProbe analyse votre équipement vidéo et vous fournit à l'écran le plus d'informations possible.

Pour l'utiliser vous n'avez qu'à taper SuperProbe à une invite, et de noter toute les informations qui seront affichées à l'écran.

Pour configurer X WINDOW, vous devez créer le fichier de configuration /etc/XF86Config. Ce fichier contient une quantité de détails sur votre matériel vidéo, votre souris et votre moniteur vidéo. C'est un fichier de configuration très complexe, et les programmeurs de l'équipe XFree86 ont écrit un logiciel appelé "xf86config" pour vous assister dans ce processus. Pour utiliser xf86config, vous devez tout simplement démarrer cet utilitaire à une invite.

Une fois lancé, vous allez avoir un plein écran d'informations à propos de xf86config. Appuyez sur la touche ENTREE pour commencer la configuration.

Dans la prochaine section vous allez entrer la gamme de synchronisation de votre moniteur. Pour débuter la configuration de votre moniteur, appuyez sur ENTREE.

Maintenant vous allez pouvoir consulter la base de données des cartes graphiques, pour vous aider à choisir votre carte.

12.3 Compte d'utilisateur.

Il est conseillé de créer un compte d'utilisateur pour vous-même. Utilisez ce compte à moins que vous ayiez des tâches administratives qui requièrent la puissance du super utilisateur (compte root).


NOTE : utiliser un compte root pour une utilisation régulière peut être dangereux, étant donné que vous pourriez endommager ou effacer des fichiers importants avec une simple erreur de frappe.

Lorsque vous utilisez un compte utilisateur normal, vous ne pouvez pas créer de dommages majeurs au système étant donné que vous ne pouvez effacer ou modifier des fichiers systèmes importants.

Pour créer un compte utilisateur, utilisez le logiciel 'adduser'. Tapez simplement 'adduser' à une invite, et suivez les instructions. Choisir les sélections par défaut pour l'Identité de l'utilisateur, l'identité du groupe, et le shell devrait être suffisant pour la majorité des utilisateurs.

12.4 Sécuriser votre ordinateur.

Lorsque vous amorcez un nouveau système Slackware, il n'y a aucun mot de passe pour le compte root. Vous devriez en choisir un immédiatement. Pour ce faire, utilisez la commande 'passwd'.

Le système vous demandera d'entrer un mot de passe pour le compte root.

Lorsque vous choisissez des mots de passe pour un système Linux qui est branché à un réseau vous devez choisir un mot de passe "puissant". Les mots de passe aident à protéger les systèmes contre une effraction extérieure. Il est aisé d'avoir accès à système si un individu a physiquement accès à la console.

Si vous oubliez le mot de passe root, prenez la disquette de démarrage originale que vous avez utilisé pour installer et configurer le système comme si vous vouliez réinstaller Linux. A l'invite, vous pouvez monter manuellement la partition racine sur votre disque rigide et enlever le mot de passe root. par exemple, je pourrais faire ce qui suit (en assumant que ma partition racine est /dev/hda2) :

Ceci fera une copie de sauvegarde de votre fichier de mot de passe et va copier un fichier de mot de passe par défaut (sans le mot de passe root) par dessus celui qui est en cours. Maintenant vous pourrez amorcer le système et entrer comme root.

Voici quelques indications pour choisir un mot de passe "puissant".

  1. Ne jamais utiliser votre nom, date de naissance, numéro de plaque minéralogique, le nom de votre enfant ou de votre chien ou quoi que ce soit qui soit en relation avec vous comme mot de passe. Ce sont les premières choses qu'un filou va essayer.
  2. Ne pas utiliser un mot de passe qui est une variation de votre entrée dans le système.
  3. Ne pas utiliser de mots venant d'un dictionnaire, de syllabes de deux mots différents enchaînés ensemble ou "password" comme mot de passe.
  4. N'utilisez pas de chiffres tel que "123456" dans votre mot de passe ou un mot de passe contenant moins de six caractères.

Voici un exemple de mots de passe 'puissants' :

*^fg!:1?   ()lsp%@9   i6v917&#   ++c$!jke   *!zd/mn1

Et voici quelque mots de passe faiblards :

irule   god   root   sex   power   password   unix

13. Utiliser l'index du CDROM de Slackware

Le CDROM de Slackware est indexé pour que vous puissiez trouver rapidement des fichiers contenant des mots clefs. Vous pouvez accéder à ceci à partir du logiciel "view" sous MS-DOS en utilisant la touche "F7". Sous Linux vous pouvez utiliser le fichier binaire 'utils/lookup.lin' binary sur le CDROM.


Table des illustrations

Image 01: Menu général du programme Setup

Image 02: Option ADDSWAP

Image 03: Sélection de la partition.

Image 04: Choix de la méthode de formatage.

Image 05: Sélection de la taille de l'inode

Image 06: Sélection du média d'installation.

Image 07: Sélection du CDROM.

Image 08: Sélection de la méthode d'installation.

Image 09: Sélection du contrôleur IDE.

Image 10: Sélection des séries à installer.

Image 11: Sélection du niveau de dialogue.

Image 12: Mode MENU

Image 13: Installation du Noyau Linux

Image 14: Disquette de BOOT.

Image 15: Menu de configuration pour LILO.