Tous les disques ou partitions ne sont pas utilisés comme systèmes de fichiers. Une partition de swap, par exemple, n'en contient pas. De nombreuses disquettes sont utilisées de façon à simuler un lecteur de bande, ainsi un fichier tar ou autre est directement écrit sur le disque brut sans nécessiter un système de fichiers. Les disquettes de démarrage Linux ne contiennent pas non plus de système de fichiers, mais uniquement le noyau pur.
L'absence de système de fichiers a l'avantage de laisser plus d'espace utilisable sur le disque puisqu'un système de fichiers nécessite toujours un surcoût dû à son organisation. Cela permet aussi aux disques d'être aisément compatibles avec les autres systèmes : par exemple, le format de fichier tar est le même sur tous les systèmes alors que les systèmes de fichiers sont différents sur la plupart d'entre eux. On vient rapidement aux disques sans systèmes de fichiers lorsqu'on en a besoin. Les disquettes bootables de Linux n'ont pas nécessairement de système de fichiers, bien que cela reste possible.
Utiliser des disques bruts permet d'en faire des copies à l'identique, dites
<< images >>. Par exemple, si le disque contient un système de fichiers en
partie abîmé, il est préférable d'en faire une copie exacte avant d'essayer
de le réparer car on peut alors recommencer si la tentative de réparation a
empiré les choses. Une façon de faire cela est d'utiliser dd :
Le premier dd fait une image exacte de la disquette dans le fichier
floppy-image, le second écrit l'image sur la disquette.
On suppose que l'utilisateur a échangé les disquettes avant la deuxième
commande, sinon ces deux commandes sont peu utiles.