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La directive %verify

La possibilité qu'a RPM de vérifier l'intégrité des logiciels qu'il a installé est impressionnante. Mais parfois elle est un peu trop impressionnante. Après tout, RPM peut vérifier jusqu'à neuf aspects différents de chaque fichier. La directive %verify permet de contrôler lesquels de ces attributs sont à vérifier lors de la vérification par RPM. En voici les attributs, avec les noms utilisés par la directive %verify :

  1. Propriétaire (owner) ;

  2. Groupe (group) ;

  3. Mode (mode) ;

  4. Somme de contrôle MD5 (md5) ;

  5. Taille (size) ;

  6. Numéro majeur (maj) ;

  7. Numéro mineur (min) ;

  8. Destination du lien symbolique (symlink) ;

  9. Date de modification (mtime).

Comment s'utilise %verify ? Supposons, par exemple, qu'un paquetage installe des fichiers périphériques. Comme le propriétaire des périphériques va changer, cela n'a pas de sens de faire vérifier par RPM le propriétaire et le groupe du fichier périphérique et de donner une alarme erronée. En revanche, la directive %verify suivante peut être utilisée :

%verify(mode md5 size maj min symlink mtime) /dev/ttyS0

Nous avons laissé de côté owner et group, vu que nous souhaitons que RPM ne les vérifie pas.8 Cependant, si tout ce que vous voulez est d'empêcher RPM de vérifier un ou deux attributs, vous pouvez utiliser une autre syntaxe pour %verify :

%verify(not owner group) /dev/ttyS0

Cette utilisation de %verify produit des résultats identiques à ceux de l'exemple précédent.


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Maximum RPM - Traduction française : A.P.Bouillot, G.Canet, J.Chion, É.Jacoboni, N.Jadot, A.Launay et M.Vallat 22-07-2000.