Un des points fondamentaux à maîtriser avant d'utiliser GRUB est la façon dont le programme fait référence aux périphériques, tels que votre disque dur, et les partitions. Cette information est très importante si vous voulez configurer GRUB pour lui permettre le démarrage de plusieurs systèmes d'exploitation.
Le premier disque dur d'un système est appelé (hd0) par GRUB. La première partition de ce disque est appelée (hd0,0) par GRUB et la cinquième partition du second disque est appelée (hd1,4). En général, les règles de nomination pour les systèmes de fichiers, lorsque l'on utilise GRUB, se présentent comme ceci :
(<type-de-périphérique><numéro-de-périphérique-bios>,<numéro-de-partition>) |
Les parenthèses et les virgules sont très importantes dans un nom. <type-de-périphérique> se rapporte au fait qu'un disque dur (hd) ou un lecteur de disquette (fd) est spécifié.
<numéro-de-périphérique-bios> correspond au numéro du périphérique tel qu'indiqué par le BIOS de votre système, commençant par 0. Le disque dur IDE primaire est numéroté 0, alors que le disque dur IDE secondaire est numéroté 1. La façon dont l'ordre est établi est très proche de la façon dont le noyau de Linux dispose les périphériques avec des lettres ; là où a dans hda se rapporte à 0, le b dans hdb se rapporte à 1 et ainsi de suite.
![]() | Remarque |
|---|---|
Rappelez-vous que le système de numérotation de GRUB pour les périphériques commence par 0 et non par 1. C'est là une des erreurs les plus fréquentes commises par les nouveaux utilisateurs de GRUB. |
<numéro-de-partition> se rapporte au numéro d'une partition spécifique sur ce périphérique. Comme pour <numéro-de-périphérique-bios>, la numérotation des partitions commence par 0. Même si la plupart des partitions sont désignées par des numéros, si votre système utilise des partitions BSD, celles-ci seront désignées par des lettres, a ou c.
GRUB fait appel aux règles suivantes pour désigner des ériphés et partitions :
Peu importe si votre disque dur est IDE ou SCSI, tous les noms de disque dur commencent par hd et les lecteurs de disquette commencent par fd.
Pour indiquer un périphérique en entier sans spécifier ses partitions il suffit de retirer la virgule et le numéro de la partition. C'est important lorsque l'on souhaite que GRUB configure le bloc de démarrage maître pour un disque donné. Par exemple, (hd0) indique le premier périphérique et (hd3) le quatrième.
Si vous possédez plusieurs disques durs, il est très important de connaître leur ordre selon le BIOS. Cela reste assez simple à faire si vous ne possédez que des disques durs IDE ou SCSI, mais à partir du moment où tous les deux sont installés, les choses deviennent un peu plus compliquées.
En saisissant des commandes pour GRUB qui impliquent un fichier, tel qu'une liste de menu qui permet le démarrage de plusieurs systèmes d'exploitation, il est impératif d'inclure le fichier immédiatement après avoir désigné le périphérique et la partition. Voici un exemple pour un nom de fichier absolu :
(<type-périphérique><numéro-périphérique-bios>,<numéro-partition>)/chemin-d'accès//fichier |
La plupart du temps, vous indiquerez des fichiers en spécifiant le chemin d'accès sur cette partition plus le nom du fichier. C'est assez simple.
Vous pouvez également indiquer à GRUB des fichiers qui n'apparaissent pas dans le système de fichiers, tel qu'un chargeur de chaîne par exemple qui apparaît dans les tous premiers blocs d'une partition. Pour indiquer ces fichiers, vous devez fournir une liste de blocs qui explique à GRUB, bloc par bloc, l'emplacement du fichier sur la partition. Etant donné qu'un fichier peut se trouver positionné sur plusieurs blocs, il existe une manière particulière d'écrire une liste de blocs. Chaque emplacement de section de fichier est décrit par un numéro de bloc décalé, suivi d'un nombre de blocs après ce point de décalage ; les sections sont reliées entre elles, dans l'ordre, séparées par des virgules.
Prenons l'exemple de la liste de blocs suivante pour illustrer tout cela :
0+50,100+25,200+1 |
Cette liste de blocs indique à GRUB qu'il doit utiliser un fichier commençant au premier bloc de la partition et qui utilise les blocs 0 à 49, 99 à 124, et 199.
Savoir comment écrire des listes de blocs est très utile lorsque GRUB doit charger des systèmes d'exploitation qui utilisent le chargement de chaîne, tel que Microsoft Windows. Vous pouvez laisser tomber le décalage de bloc si vous commencez au bloc 0. Par exemple, le fichier de chargement de chaîne dans la première partition du premier disque dur devrait s'appeler ainsi :
(hd0,0)+1 |
Vous pouvez également utiliser la commande chainloader avec un mode d'indication de liste de blocs similaire à la ligne de commande GRUB après avoir spécifié le bon périphérique et la bonne partition en tant que root :
chainloader +1 |
Certains utilisateurs sont désorientés par l'emploi du terme "système de fichiers root" dans GRUB. Il est important de se rappeler que le système de fichiers root de GRUB n'a rien à voir avec le système de fichiers root de Linux.
Par système de fichiers root de GRUB on désigne la partition racine d'un périphérique donné. GRUB exploite notamment ces informations pour monter le périphérique et procéder au chargement des fichiers.
Avec Red Hat Linux, une fois que GRUB a chargé sa propre partition root contenant le noyau Linux, la commande kernel peut être exécutée, l'emplacement du fichier de noyau étant optionnel. Dès le lancement du noyau Linux, il définit son propre système de fichiers root et c'est celui-ci que la plupart des utilisateurs associe à Linux. Oubliés le système de fichiers root de GRUB et ses montages ; ils n'ont servi qu'au démarrage du fichier du noyau.
Veuillez lire les notes concernant les commandes root et kernel repérables dans la la section intitulée Commandes pour des informations complémentaires.
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