| Red Hat Linux 7.2: Guide de référence Red Hat Linux officiel | ||
|---|---|---|
| Précédent | Chapitre 14. Berkeley Internet Name Domain (BIND) | Suivant |
BIND contient un utilitaire appelé rndc qui permet d'administrer, localement ou à distance, le démon named grâce à des déclarations en lignes de commandes. Le programme rndc utilise le fichier /etc/rndc.conf pour ses options de configuration qui seront outrepassées par la priorité des options de lignes de commandes.
Afin d'empêcher des utilisateurs non autorisés sur d'autres systèmes de contrôler BIND sur votre serveur, on utilise une méthode de clé secrète partagée pour accorder explicitement des privilèges à certains hôtes. Pour que rndc émette des commandes vers n'importe quel named, même sur un ordinateur local, les clés utilisées dans /etc/named.conf et /etc/rndc.conf doivent se correspondre.
Avant d'essayer la commande rndc, vérifiez que les lignes de configuration adéquates sont en place dans les fichiers nécessaires. Il est probable que vos fichiers de configuration ne soient pas installés comme il le faudrait si après avoir lancé rndc vous voyez le message suivant :
rndc: connect: connection refused |
Pour que rndc soit autorisé à se connecter à votre service named, vous devez disposer d'une déclaration controls placée dans votre fichier /etc/named.conf quand named démarre. L'exemple de déclaration controls montré dans la Figure 14-21 vous permet d'exécuter des commandes rndc localement.
controls {
inet 127.0.0.1 allow { localhost; } keys { <key-name>; };
}; |
Figure 14-21. Exemple de déclaration controls dans /etc/named.conf
Cette déclaration dit à named de se mettre à l'écoute du port TCP 953 par défaut de l'adresse inversée et d'autoriser les commandes rndc provenant de l'hôte local, si la clé adéquate est présentée. <key-name> fait référence à la déclaration key, qui se trouve aussi dans le fichier /etc/named.conf. Un exemple de déclaration key est montré dans Figure 14-22.
key "<key-name>" {
algorithm hmac-md5;
secret "<key-value>";
}; |
Figure 14-22. Exemple de déclaration key dans /etc/named.conf
Dans ce cas, <key-value> est une clé HMAC-MD5. Vous pouvez générer vos propres clés HMAC-MD5 à l'aide de la commande suivante.
dnssec-keygen -a hmac-md5 -b <bit-length> -n HOST <key-file-name> |
Une clé d'au moins 256 bits de long est un bon choix. La bonne clé qui doit être placée dans la zone <key-value> se trouve dans <key-file-name>.
Le nom de la clé utilisée dans /etc/named.conf doit être différent de key.
Afin de configurer rndc pour qu'il utilise automatiquement la clé spécifiée dans /etc/named.conf pour l'hôte local, vous avez besoin de trois déclarations. La déclaration options vous permet de régler le serveur et la clé par défaut pour utilisation par rndc, comme on le voit dans Figure 14-23.
options {
default-server localhost;
default-key "<key-name>";
}; |
Figure 14-23. Exemple de déclaration options dans /etc/rndc.conf
L'option existe de dire à la commande rndc d'utiliser une clé par défaut quand elle accède à un serveur particulier, comme on le voit dans Figure 14-24.
server localhost {
key "<key-name>";
}; |
Figure 14-24. Exemple de déclaration server dans /etc/rndc.conf
Toutefois, cette déclaration server n'est réellement utile que si vous vous connectez à de multiples serveur avec rndc.
La déclaration key est la plus importante dans /etc/rndc.conf.
key "<key-name>" {
algorithm hmac-md5;
secret "<key-value>";
}; |
Figure 14-25. Exemple de déclaration key dans /etc/rndc.conf
<key-name> et <key-value> doivent être absolument identiques à leur configuration dans /etc/named.conf.
Pour tester toutes les configurations, essayez la commanderndc reload. Vous devriez voir une réponse ressemblant à ceci:
rndc: reload command successful |
Si la commande a échoué, examinez avec précaution les fichiers /etc/named.conf et /etc/rndc.conf pour chercher les erreurs.
![]() | Attention |
|---|---|
Il faut s'assurer que les utilisateurs sans privilèges ne peuvent pas lire ou écrire dans le fichier /etc/rndc.conf. |
Une commande rndc se présente selon la forme suivante :
La zone <options> n'est pas nécessaire, et vous n'êtes pas obligé d'utiliser <command-options> sauf si la commande le requiert.
Quand on exécute rndc sur un hôte local configuré de façon appropriée, les commandes suivantes sont disponibles:
halt — Arrête immédiatement le service named.
querylog — Déclenche le logging pour toutes les requêtes effectuées par des clients vers le présent serveur de noms.
refresh — Rafraîchit la base de données du serveur de noms.
reload — Dit au serveur de noms de recharger les fichiers de zone mais conserve toutes les réponses précédemment placées en cache. Cela vous permet d'opérer des changements sur les fichiers de zone et de leur faire prendre effet sur vos serveurs maîtres et esclaves sans perdre toutes les résolutions de nom stockées.
Si vos changements n'affectent qu'une zone particulière, vous pouvez dire à named de ne recharger que cette zone-là. Tapez le nom de la zone après la commande reload.
stats — Evacue les statistiques du named en cours vers le fichier /var/named/named.stats.
stop — Arrête le serveur avec égards, en enregistrant toute mise à jour dynamique et donnée IXFR avant l'arrêt complet.
On peut à l'occasion vouloir passer outre les réglages par défaut dans le fichier /etc/rndc.conf. Sont disponibles les options suivantes :
-c <fichier-configuration> — Dit à rndc d'utiliser un autre fichier de configuration que le fichier par défaut /etc/rndc.conf.
-p <numéro-port-> — Spécifie l'utilisation d'un numéro de port différent du port par défaut 953 pour la connexion de rndc.
-s <serveur> — Dit à rndc d'envoyer la commande vers un autre serveur que celui que désigne l'optiondefault-server dans le fichier /etc/rndc.conf.
Afin d'accomplir ce travail, vous devez avoir configuré le service named pour qu'il accepte des commandes de la part de votre hôte et qu'il possède la clé pour ce service de noms.
-y <key-name> — Vous permet de spécifier une clé autre que l'option default-key dans le fichier /etc/rndc.conf.
Des informations supplémentaires sur ces options peuvent être consultées dans la page de manuel rndc.
| Précédent | Sommaire | Suivant |
| Fichiers de configuration BIND | Niveau supérieur | Propriétés avancées de BIND |