| Red Hat Linux 7.2: Guide de référence Red Hat Linux officiel | ||
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| Précédent | Chapitre 14. Berkeley Internet Name Domain (BIND) | Suivant |
Le démon named du serveur de noms BIND utilise le fichier /etc/named.conf pour la configuration. Tous les fichiers de zone sont stockés dans le dossier /var/named.
![]() | Avertissement |
|---|---|
N'éditez pas manuellement le fichier /etc/named.conf ou tout autre fichier dans le dossier /var/named si vous êtes en train d'utiliser l'outil BIND Configuration Tool. Tout changement manuel dans ce fichier ou dans tout fichier de ce dossier sera écrasé la prochaine fois que l'outil BIND Configuration Tool sera utilisé. |
Le fichier /etc/named.conf ne doit pas comporter d'erreurs pour pouvoir démarrer named. Quelques options erronées dans certaines déclarations ne sont pas considérées comme assez critiques pour bloquer le serveur. Par contre une erreur dans les déclarations elles-mêmes empêchera named de démarrer.
Le fichier /etc/named.conf est une suite de déclarations utilisant des options insérées placées entre accolades { }. Un fichier /etc/named.conf commun est organisé comme le montre la Figure 14-2.
<statement-1> ["<statement-1-name>"] [<statement-1-class>] {
<option-1>;
<option-2>;
<option-N>;
};
<statement-2> ["<statement-2-name>"] [<statement-2-class>] {
<option-1>;
<option-2>;
<option-N>;
};
<statement-N> ["<statement-N-name>"] [<statement-N-class>] {
<option-1>;
<option-2>;
<option-N>;
}; |
Figure 14-2. Organisation commune de /etc/named.conf
Le "<statement-name>" n'est nécessaire qu'avec les déclarations acl, include, server, view et zone. Le <statement-N-class> ne peut être spécifié qu'avec la déclaration zone.
Des commentaires peuvent être placés dans /etc/named en caractères insérés de style C /* */ ou après les caractères // et #.
Les déclarations suivantes peuvent être utilisées dans /etc/named.conf:
acl <acl-name> — Configure une liste de contrôle d'accès d'adresses IP qui se verront autoriser ou interdire certains services named. La plupart du temps, les adresses IP individuelles ou la notation de réseau IP (comme 10.0.1.0/24) servent à identifier les IP exactes.
Quelques listes de contrôle d'accès sont déjà définies. Vous n'avez donc pas besoin de configurer une déclaration acl pour les définir :
any — Correspond à toutes les adresses IP.
localhost — Correspond à toute adresse IP utilisée par le système local.
localnets — Correspond à toute adresse IP sur tout réseau auquel le système local se connecte avec ses interfaces.
none — Ne correspond à aucune adresse IP.
Lorsqu'elles sont utilisées avec d'autres déclarations /etc/named.conf et leurs options, les déclarations acl peuvent se révéler très utiles pour mieux utiliser votre serveur de noms BIND. Observez l'exemple dans la Figure 14-3.
acl black-hats {
10.0.2.0/24;
192.168.0.0/24;
};
acl red-hats {
10.0.1.0/24;
};
options {
blackhole { black-hats; };
allow-query { red-hats; };
allow-recursion { red-hats; };
} |
Figure 14-3. Exemple d'utilisation de déclaration acl
Ce named.conf contient deux listes de contrôle d'accès (black-hats et red-hats.
controls — Configure diverses contraintes de sécurité nécessaires â l'utilisation de la commande rndc pour utiliser le démon named.
Consultez la la section intitulée /etc/named.conf pour voir à quoi devrait ressembler la déclaration controls, y compris les options diverses qui peuvent ne peuvent être utilisées qu'avec elle.
include "<file-name>" — Comprend le fichier spécifié dans le fichier de configuration en cours, permettant de placer des données de configuration sensibles (comme keys) dans un fichier séparé avec des permissions qui empêchent les utilisateurs sans privilèges de les lire.
key "<key-name>" — Définit une clé par son nom. Les clés servent à valider diverses actions, comme les mises à jour sécurisées ou l'utilisation de la commande rndc. Deux options sont utilisées avec key :
algorithm <algorithm-name> — Le type d'algorythme utilisé, comme dsa ou hmac-md5.
secret "<key-value>" — La clé cryptée.
Vous trouverez dans la Figure 14-22 un exemple de la déclaration key.
logging — Permet d'utiliser de multiples types de logs, appelés des channels. En utilisant l'option channel dans la déclaration logging, vous pouvez construire un type de log personnalisé, avec son propre nom de fichier (file), sa limite de taille (size), sa version (version) et son niveau d'importance (severity). Une fois qu'un canal personnalisé a été défini, une option category est utilisée pour qualifier le canal et commencer le logging lorsque named est redémarré.
Par défaut, named envoie des messages de log standards au démon syslog, qui les place dans /var/log/messages. Cela est dû au fait que plusieurs canaux standards sont compris dans BIND, avec plusieurs niveaux d'importance, comme celui qui traite les messages de logging informationnels (default_syslog) et celui qui traite spécifiquement les messages de débogage (default_debug). Une catégorie par défaut, appelée default, utilise les canaux compris dans BIND pour accomplir le logging normal sans configuration spéciale.
La personnalisation du processus de logging peut être un processus très détaillé et cela dépasse le cadre du présent chapitre. Pour obtenir plus d'informations sur la création de logs personnalisés dans BIND, consultez le BIND 9 Administrator Reference Manual.
options — assigne des valeurs à de nombreuses options liées, y compris des commandes pour faire suivre, l'emplacement du dossier de fonctionnement de named, le nom de divers fichiers et bien plus.
Les options suivantes sont parmi les plus couramment utilisées :
allow-query — Spécifie les hôtes qui seront autorisés à entamer des requêtes auprès de ce serveur de noms. Par défaut, tous les hôtes sont autorisés à présenter des requêtes. Ici une liste de contrôle d'accès ou collection d'adresses IP peut être utilisée pour n'autoriser que certains hôtes à entamer des requêtes auprès du serveur de noms.
allow-recursion — Similaire à l'option allow-query, si ce n'est qu'elle s'applique à des requêtes récursives. Par défaut, tous les hôtes sont autorisés à présenter des requêtes récursives auprès du serveur de noms.
directory — Transforme le dossier de fonctionnement de named en autre chose que le dossier par défaut /var/named.
forward — Contrôle la façon de faire suivre, si l'option forwarders contient des adresses IP valides désignant où envoyer les requêtes.
Si l'option first est utilisée, alors les serveurs de noms spécifiés dans l'option forwarders font l'objet des premières requêtes d'informations. S'ils ne les possèdent pas, named va tenter la résolution lui-même.
Si l'option only est utilisée, named ne tentera pas la résolution lui-même si les serveurs de noms pour faire suivre ont échoué.
forwarders — Spécifie une liste de serveurs de noms vers lesquels il faut faire suivre les requêtes pour résolution.
listen-on — Spécifie l'interface de réseau que named va utiliser pour percevoir les requêtes. Par défaut, toutes les interfaces sont utilisées.
Cette option est utile si vous disposez de plusieurs interfaces de réseau et voulez limiter les systèmes qui peuvent effectuer des requêtes auprès de votre serveur de noms. Par exemple, si votre ordinateur sert de portail et de serveur de noms et que vous voulez bloquer toutes les requêtes exceptées celles qui proviennent de votre réseau privé, votre option listen-on devrait ressembler à Figure 14-4.
De cette manière, seules les requêtes qui proviennent de l'interface de réseau servant le réseau privé (10.0.1.1) seront acceptées.
notify — Détermine si named envoie notification aux serveurs esclaves quand une zone est mise à jour. Par défaut le choix est yes, mais vous pouvez régler sur no, pour n'envoyer de notification qu'aux serveurs de la liste also-notify.
pid-file — Vous permet de spécifier l'emplacement du fichier de processus ID créé par named lorsqu'il démarre.
statistics-file — Vous permet de spécifier l'emplacement du fichier de statistiques qui est créé. Par défaut, les statistiques de named sont enregistrées dans /var/named/named.stats.
De nombreuses autres options sont également disponibles, dont beaucoup dépendant l'une de l'autre pour fonctionner correctement. Consultez le BIND 9 Administrator Reference Manual pour plus de détails.
server — Définit des options particulières qui affectent la façon dont named doit se comporter envers les serveurs de noms distants, particulièrement en ce qui concerne les notifications et les transferts de zone.
L'option transfer-format détermine si un enregistrement de ressource est envoyé avec chaque message (one-answer) ou si des enregistrements de ressource multiples sont envoyés avec chaque message (many-answers). Bien que many-answers soit plus efficace, seuls les plus récents serveurs de noms BIND peuvent la comprendre.
trusted-keys — Contient des clés publiques assorties utilisées pour DNSSEC. Consultez la la section intitulée Sécurité pour une introduction à la sécurité sous BIND.
view "<view-name>" — Crée des vues spéciales qui répondent par un type d'informations particulier selon l'hôte qui contacte le serveur de noms. Ceci permet à certains hôtes de recevoir une réponse concernant une zone particulière pendant que d'autres hôtes reçoivent des informations totalement différentes. Alternativement, certains hôtes peuvent se voir accorder l'accès à certaines zones alors que les autres hôtes non autorisés continuent à effectuer des requêtes pour d'autres zones.
Vous pouvez utiliser de multiples view, pour autant que leurs noms soient uniques. L'option match-clients spécifie les adresses IP qui s'appliquent à une vue particulière. Toute déclaration option peut aussi être utilisée dans une vue, avec priorité sur les options globales déjà configurées pour named. La plupart des déclarations view contiennent de multiples déclarations zone qui s'appliquent à la liste match-clients. L'ordre dans lequel les déclarations view sont listées est important, puisque c'est la première déclaration view qui correspond à l'adresse IP d'un client qui est utilisée.
Consultez la la section intitulée Vues multiples pour obtenir plus d'informations sur la déclaration view.
zone "<zone-name>" — Spécifie des zones particulières pour lesquelles ce serveur de noms fait autorité. La déclaration zone est surtout utilisée pour spécifier le fichier contenant la configuration de la zone et transmettre certaines options concernant cette zone à named. Ces options auront la priorité sur la totalité des autres déclarations option situées dans /etc/named.conf.
Le nom de la zone est important, puisqu'il constitue la valeur par défaut assignée à la directive $ORIGIN utilisée dans le fichier zone et qu'il est lié aux non-FQDN. Par exemple, si cette déclaration zone définit l'espace de nom pour domain.com, il faut utiliser domain.com en tant que <zone-name> pour qu'il soit placé à la fin des noms d'hôtes utilisés dans le fichier de zone.
Les options les plus courantes de la déclaration zone comprennent :
allow-query — Spécifie les clients qui sont autorisés à requérir des informations à propos de cette zone. Par défaut toutes les requêtes d'informations sont autorisées.
allow-transfer — Spécifie les serveurs esclaves qui sont autorisés à requérir un transfert des informations de la zone. Par défaut toutes les requêtes de transfert sont autorisées.
allow-update — Spécifie les hôtes qui sont autorisés à mettre à jour dynamiquement des informations dans leur zone. Par défaut aucune requête de mise à jour dynamique n'est autorisée.
![]() | Attention |
|---|---|
Soyez très prudent lorsque vous autorisez des hôtes à mettre à jour des informations à propos de leur zone. Ne mettez en oeuvre cette option que si vous accordez une confiance absolue à l'hôte. C'est une bien meilleure idée de laisser un administrateur mettre à jour manuellement les enregistrements de la zone et recharger le service named, si possible. |
file — Spécifie le nom du fichier qui contient les données de configuration de la zone dans le dossier de fonctionnement de named (par défaut /var/named).
masters — Utilisée si la zone est définie comme de type esclave. L'option masters indique au named d'un esclave la(les) adresse(s) d'où l'on peut requérir des informations de zone.
notify — Fonctionne de manière similaire à l'option notify utilisée avec la déclaration option.
type — Définit le type de zone. Les types suivants peuvent être utilisés :
forward — Dit au serveur de noms de faire suivre toutes les requêtes d'informations à propos de cette zone vers d'autres serveurs de noms.
hint — Un type spécial de zone qui est utilisé pour orienter vers les serveurs de noms racines, servant à résoudre des requêtes lorsqu'une zone n'est pas connue par ailleurs. Normalement vous n'aurez pas besoin de configurer une zone d'indication au-delà du /etc/named.conf par défaut.
master — Désigne le serveur de noms présent comme faisant autorité pour cette zone. Une zone devrait être configurée comme de type master si vous possédez les fichiers de configuration de la zone sur le présent système.
slave — Désigne le serveur de nomsprésent comme serveur esclave pour cette zone, disant à named de requérir les fichiers de configuration de la zone depuis l'adresse IP du serveur de noms maître pour cette zone.
zone-statistics — Dit à named de conserver des statistiques concernant cette zone, en les écrivant soit dans l'emplacement par défaut (/var/named/named.stats), soit à l'emplacement expressément désigné par l'option statistics-file dans la déclaration server, s'il existe.
La plupart des changements apportés au fichier /etc/named.conf d'un serveur de noms maître ou esclave concerne l'ajout, la modification ou la suppression de déclarations de zone. Bien que ces déclarations de zone puissent contenir de nombreuses options, la plupart des noms de serveurs en utilise peu. Les déclarations de zone suivantes sont des exemples très basiques qui peuvent ê utilisés dans une relation de serveurs de noms maître/esclave.
Une déclaration de zone sur un serveur de noms primaire hôte du domaine domain.com peut ressembler à la Figure 14-5.
zone "domain.com" IN {
type master;
file "domain.com.zone";
allow-update { none; };
}; |
Figure 14-5. Exemple d'une déclaration de zone maître simple
Cette déclaration de zone nomme la zone domain.com, définit le type comme maître, dit à named de lire le fichier /var/named/domain.com.zone pour configurer la zone et de ne permettre de mise à jour par aucun autre hôte.
La déclaration de zone pour domain.com devrait ressembler à Figure 14-6.
zone "domain.com" {
type slave;
file "domain.com.zone";
masters { 192.168.0.1; };
}; |
Figure 14-6. Exemple de déclaration de zone esclave simple
Cette déclaration de zone dit à named sur le serveur esclave de chercher le serveur maître 192.168.0.1 pour y trouver les informations de configuration pour la zone appelée domain.com. Les informations que le serveur esclave reçoit du serveur maître sont enregistrées dans le fichier /var/named/domain.com.zone.
Les fichiers de zone qui contiennent des informations sur un espace de nom particulier sont stockés dans le dossier de fonctionnement de named, qui est par défaut /var/named. Chaque fichier de zone est nommé selon les données d'options de file dans la déclaration zone, généralement d'une manière qui se réfère au domaine en question et identifie le fichier comme contenant des données de zone, comme example.com.zone.
Chaque fichier de zone peut contenir des directives et enregistrements de ressources. Les directives disent au serveur de noms d'effectuer un certain acte ou d'appliquer une configuration spéciale à la zone. Les enregistrements de ressources définissent les paramètres de la zone, assignant une identité à des systèmes à l'intérieur de l'espace de nom de la zone. Les directives sont facultatives, mais les enregistrements de ressources sont requis pour fournir un service de noms à cette zone. Toutes les directives et enregistrements de ressources doivent se situer sur leur propre ligne.
Des commentaires peuvent être placés dans les fichiers de zone après les caractères point-virgules (;).
Les directives sont identifiées par le caractère de tête $ placé avant le nom de la directive et généralement en haut du fichier de zone.
Les directives suivantes sont les plus couramment utilisées:
$INCLUDE — Dit à named d'inclure un autre fichier de zone dans ce fichier de zone à l'endroit où la directive est utilisée. Cela permet de stocker des configurations de zone supplémentaires à l'écart du fichier de zone principal.
$ORIGIN — Détermine que le nom de domaine sera attaché à tout enregistrement non qualifié, comme ceux qui spécifient seulement l'hôte et rien de plus.
Par exemple, un fichier de zone peut contenir la ligne suivante:
$ORIGIN domain.com |
Tous les noms qui sont utilisés dans les enregistrements de ressources et ne finissent pas par un point (.) se verront ajouter ce nom de domaine. Autrement dit, lorsque l'enregistrement de zone est lu par le serveur de noms, la première ligne en-dessous sera interprétée en tant que seconde ligne:
ftp IN CNAME server1 ftp.domain.com. IN CNAME server1.domain.com. |
![]() | Note |
|---|---|
L'utilisation de la directive $ORIGIN n'est pas nécessaire si l'on nomme la zone dans /etc/named.conf similairement à la valeur à assigner à $ORIGIN. Le nom de la zone est utilisé par défaut comme valeur de la directive $ORIGIN. |
$TTL — Règle la valeur par défaut Time to Live (TTL) pour la zone. C'est le nombre, en secondes, donné aux serveurs de noms pour dire combien de temps les enregistrements de ressources de la zone resteront valides. Un enregistrement de ressources peut contenir sa propre valeur TTL, qui le cas échéant aura la priorité sur la présente directive.
Lorsque vous décidez d'accroître cette valeur, les serveurs de noms distants mettent en cache ces informations de zone pendant plus longtemps. Cela réduit le nombre de requêtes effectuées au sujet de cette zone, mais rallonge aussi le temps nécessaire pour proliférer les changements des enregistrements de ressources.
Les enregistrements de ressources de fichiers de zone contiennent des colonnes de données, séparées par le caractère Espace, qui définissent ces enregistrements. Tous les enregistrements de ressources de fichier de zone se voient assigner un type qui désigne le motif de l'enregistrement. Les types d'enregistrements de ressources les plus couramment utilisés sont les suivants :
A — Enregistrement d'adresse qui spécifie une adresse IP à assigner à un nom.
Si la valeur <host> est omise, alors un enregistrement A désigne une adresse IP par défaut pour le haut de l'espace de nom. Ce système sera la cible de toutes les requêtes non-FQDN.
Examinons les exemples d'enregistrement A suivants pour le fichier de zone domain.com:
Les requêtes pour domain.com sont orientées vers 10.0.1.3, alors que les requêtes pour server1.domain.com sont orientées vers 10.0.1.5.
CNAME — Enregistrement de nom canonique qui dit au serveur de noms qu'un nom donné est aussi connu qu'un autre.
Dans la Figure 14-9, toute requête envoyée à <alias-name> se dirigera vers l'hôte appelé <real-name>. Les enregistrements CNAME sont le plus souvent utilisés pour orienter vers les services qui utilisent un procédé commun de nommage pour les hôtes appropriés.
Examinons l'exemple dans la Figure 14-10, où un enregistrement A fixe un nom d'hôte à une adresse IP et un enregistrement CNAME y oriente les noms d'hôte www les plus courrament utilisés.
MX — Enregistrement Mail eXchange, qui dit où doit se diriger le courrier envoyé à un nom d'espace particulier contrôlé par cette zone.
Dans Figure 14-11, l'option <preference-value> vous permet de lister numériquement les serveurs de mail que vous sélectionnez pour recevoir les messages pour cet espace de nom, donnant une préférence à certains systèmes de courrier sur d'autres. L'enregistrement de ressource MX à la <preference-value> la plus basse est préféré aux autres, mais vous pouvez régler de multiples serveurs de courrier avec la même valeur pour distribuer le trafic des mails entre eux.
L'option <email-server-name> peut être un nom d'hôte ou un FQDN, du moment qu'il oriente vers le système approprié.
Dans cet exemple, le premier serveur de courrier mail.domain.com est préféré au serveur de courrier mail2.domain.com pour recevoir les mails destinés au domaine domain.com.
NS — Enregistrement de serveur de noms (NameServer) qui annonce les serveurs de noms faisant autorité pour une zone particulière.
L'option <nameserver-name> doit être un FQDN.
Dans la Figure 14-14, deux serveurs de noms autorisé sont listés pour un domaine. Le fait que ces serveurs de noms soient esclaves ou maîtres n'a pas d'importance. Ils sont tous les deux considérés comme faisant autorisés.
PTR — Enregistrement PoinTeR record, conçu pour orienter vers une autre partie de l'espace de nom.
Les enregistrements PTR servent surtout à la résolution inverse des noms, puisqu'ils ré-orientent les adresses IP vers un nom particulier. Consultez les la section intitulée Fichiers de résolution de noms inversée pour obtenir plus d'exemples d'utilisations d'enregistrements PTR.
SOA — Enregistrement "Start Of Authority", qui proclame des informations importantes faisant autorité à propos des espaces de nom pour les serveurs de noms.
Situé après les directives, un enregistrement SOA est le premier enregistrement de ressources dans un fichier de zone.
@ IN SOA <primary-name-server> <hostmaster-email> (
<serial-number>
<time-to-refresh>
<time-to-retry>
<time-to-expire>
<minimum-TTL> ) |
Figure 14-15. Exemple de configuration d'enregistrement SOA
Le symbole @ place la directive $ORIGIN (ou le nom de zone, si la directive $ORIGIN n'est pas installée) en tant qu'espace de nom défini par le présent enregistrement de ressources SOA. Le serveur de nom primaire autorisé pour ce domaine est utilisé pour la <primary-name-server> et l'adresse e-mail de la personne à contacter à propos de cet espace de nom est substituée au <hostmaster-email>.
L'option <serial-number> est incrémentée chaque fois que vous changez le fichier de zone afin que named sache qu'il doit recharger cette zone. <time-to-refresh> dit à tout serveur esclave combien de temps attendre avant de demander au serveur de noms maître si des changements ont été effectués dans la zone. La valeur <serial-number> est utilisée par le serveur esclave pour déterminer s'il est en train d'utiliser des données périmées ou s'il doit les rafraîchir.
L'option <time-to-retry> informe le serveur de noms esclave de l'intervalle à attendre avant d'émettre une autre requête de rafraîchissement, au cas où le serveur de noms maître ne répondrait pas. Si le serveur maître n'a pas répondu à une requête de rafraîchissement avant que <time-to-expire> ne soit écoulée, alors le serveur esclave cesse de répondre en se présentant comme faisant autorité pour les requêtes au sujet de cet espace de nom.
L'option <minimum-TTL> demande que d'autres serveurs de noms placent en cache les informations pour cette zone pendant au moins cette période.
Dans BIND, tous les temps sont exprimés en secondes. Toutefois, vous pouvez aussi utiliser des abbréviations pour des unités de temps autres que des secondes, comme les minutes (M), heures (H), jours (D) et semaines (W). Le tableau de la Tableau 14-1 montre la quantité de temps en secondes et la période équivalente dans un autre format.
Tableau 14-1. Les secondes comparées à d'autres unités de temps
| Les secondes | Autres unités de temps |
|---|---|
| 60 | 1M |
| 1800 | 30M |
| 3600 | 1H |
| 10800 | 3H |
| 21600 | 6H |
| 43200 | 12H |
| 86400 | 1D |
| 259200 | 3D |
| 604800 | 1W |
L'exemple suivant montre à quoi l'enregistrement d'une ressource de base SOA peut ressembler.
Si on les observe individuellement, les directives et enregistrements de ressources peuvent être difficiles à comprendre. Toutefois, tout devient bien plus limpide lorsqu'on peut les observer ensemble dans un fichier commun.
Dans Figure 14-17 un exemple de fichier de zone très classique est montré.
$ORIGIN domain.com
$TTL 86400
@ IN SOA dns1.domain.com. hostmaster.domain.com. (
2001062501 ; serial
21600 ; refresh after 6 hours
3600 ; retry after 1 hour
604800 ; expires after 1 week
86400 ) ; minimum TTL of 1 day
IN NS dns1.domain.com.
IN NS dns2.domain.com.
IN MX 10 mail.domain.com.
IN MX 20 mail2.domain.com.
IN A 10.0.1.5
server1 IN A 10.0.1.5
server2 IN A 10.0.1.7
dns1 IN A 10.0.1.2
dns2 IN A 10.0.1.3
ftp IN CNAME server1
mail IN CNAME server1
mail2 IN CNAME server2
www IN CNAME server2 |
Figure 14-17. Exemple de fichier de zone de base
Dans cet exemple sont utilisées les directives standard et les valeurs SOA. On décide que les serveurs de noms autorisés seront dns1.domain.com et dns2.domain.com, qui ont des enregistrements A les liant respectivement à 10.0.1.2 et 10.0.1.3.
Les serveurs de courrier configurés par les enregistrements MX orientent vers le server1 et le server2 grâce aux enregistrements CNAME. Puisque les noms du server1 et du server2 ne finissent pas par un point (.), le domaine $ORIGIN est placé à leur suite, ce qui les étend à server1.domain.com et server2.domain.com. Grâce aux enregistrements de ressources A concernés, leurs adresses IP peuvent être déterminées.
Les services ftp et Web populaires, disponibles aux noms standards ftp.domain.com et www.domain.com, sont orientés vers des machines qui fournissent les services appropriés pour ces noms, en utilisant les enregistrements CNAME.
Une résolution de nom inversée sert à traduire une adresse IP dans un espace de nom particulier en un FQDN. Cela ressemble beaucoup à un fichier de zone standard, si ce n'est que les enregistrements de ressources PTR servent à lier les adresses IP au nom d'un certain système.
L'écriture d'un enregistrement PTR se fera comme dans la Figure 14-18.
<last-IP-digit> fait référence au dernier nombre dans une adresse IP qui doit orienter le FQDN d'un système particulier.
Dans la Figure 14-19, les adresses IP de 10.0.1.20 à 10.0.1.25 orientent vers les FQDN correspondants.
$ORIGIN 1.0.10.in-addr.arpa
$TTL 86400
@ IN SOA dns1.domain.com. hostmaster.domain.com. (
2001062501 ; serial
21600 ; refresh after 6 hours
3600 ; retry after 1 hour
604800 ; expire after 1 week
86400 ) ; minimum TTL of 1 day
IN NS dns1.domain.com.
IN NS dns2.domain.com.
20 IN PTR alice.domain.com.
21 IN PTR betty.domain.com.
22 IN PTR charlie.domain.com.
23 IN PTR doug.domain.com.
24 IN PTR ernest.domain.com.
25 IN PTR fanny.domain.com. |
Figure 14-19. Un exemple de fichier basique de résolution inversée de zone
Ce fichier de zone doit être mis en service avec une déclaration zone dans le fichier /etc/named.conf semblable à Figure 14-20.
zone "1.0.10.in-addr.arpa" IN {
type master;
file "domain.com.rr.zone";
allow-update { none; };
}; |
Figure 14-20. Un exemple de déclaration zone de résolution inversée
Il existe peu de différences entre cet exemple et une déclaration zone standard, si ce n'est dans la manière de nommer l'hôte. Notez qu'une zone de résolution de nom inversée nécessite que les trois premiers blocs de l'adresse IP soient inversés et que ".in-addr.arpa" soit inclu à leur suite. Cela permet d'attacher correctement à cette zone le bloc unique de nombres utilisé dans le fichier de zone de résolution de nom inversée.
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