Options de Kickstart

Les options suivantes peuvent être regroupées dans un fichier Kickstart. Si vous préférer utiliser une interface graphique pour la création du fichier Kickstart, vous pouvez utiliser l'application Kickstart Configurator. Pour plus d'informations, consultez le Chapitre 2.

autostep

autostep (optionnel) [1]

Semblable à interactive, si ce n'est qu'elle passe à l'écran suivant à votre place. Cette commande est surtout utilisée pour le débogage.

auth — Options d'authentification

auth ou authconfig (requis)

Définit les options d'authentification pour le système. Cette commande est similaire à la commande authconfig qui peut être exécutée après l'installation. Par défaut, les mots de passe sont normalement cryptés et non masqués.

--enablemd5

Utilise le cryptage md5 pour les mots de passe utilisateur.

--enablenis

Active le support NIS. Par défaut, --enablenis utilise tout domaine trouvé sur le réseau. Un domaine doit presque toujours être défini manuellement (via --nisdomain).

--nisdomain

Nom de domaine NIS à utiliser pour les services NIS.

--nisserver

Serveur à utiliser pour les services NIS (à défaut, les requêtes seront faites en broadcast ou diffusion générale).

--useshadow ou --enableshadow

Utilise des mots de passe masqués.

--enableldap

Active le support LDAP dans /etc/nsswitch.conf, en permettant à votre système de récupérer des informations sur les utilisateurs (UID, répertoires personnels, shells, etc.) dans un annuaire LDAP. Cette option ne peut être utilisée que si le paquetage nss_ldap est installé. Vous devez également spécifier un serveur et un DN de base.

--enableldapauth

Utilise LDAP comme méthode d'authentification. Ceci active le module pam_ldap pour l'authentification et le changement de mots de passe à l'aide d'un annuaire LDAP. Cette option ne peut être utilisée que si le paquetage nss_ldap est installé. Vous devez également spécifier un serveur et un DN de base.

--ldapserver=

Si vous avez spécifié --enableldap ou --enableldapauth, nom du serveur LDAP utilisé. Cette option est définie dans le fichier /etc/ldap.conf.

--ldapbasedn=

DN (nom distinctif) dans l'arborescence de votre annuaire LDAP (emplacement où sont stockées les informations utilisateur). Cette option est définie dans le fichier /etc/ldap.conf.

--enableldaptls

Utilise les recherches TLS (Transport Layer Security). Cette option permet à LDAP d'envoyer des noms d'utilisateur et des mots de passe cryptés à un serveur LDAP avant l'authentification.

--enablekrb5

Utilise Kerberos 5 pour authentifier des utilisateurs. Kerberos lui-même n'a aucune notion des répertoires personnels, UID ou shells. Si vous l'activez, vous devrez donc faire connaître leurs comptes à ce poste de travail en activant LDAP, NIS ou Hesiod ou en utilisant la commande /usr/sbin/useradd. Pour pouvoir utiliser cette option, vous devez avoir installé le paquetage pam_krb5.

--krb5realm

Zone de Kerberos 5 à laquelle appartient votre poste de travail.

--krb5kdc

KDC servant les requêtes pour la zone. S'il y a plusieurs KDC dans votre zone, séparez leurs noms par des virgules (,).

--krb5adminserver

KDC de votre zone qui exécute également kadmind. Ce serveur, qui ne peut être exécuté que sur le KDC maître si vous en avez plusieurs, gère les changements de mot de passe et autres demandes administratives.

--enablehesiod

Activez le support Hesiod pour rechercher dans les répertoires personnels les UID et les shells de l'utilisateur. Vous trouverez plus d'informations sur la configuration et l'utilisation d'Hesiod sur votre réseau dans /usr/share/doc/glibc-2.x.x/README.hesiod, inclus dans le paquetage glibc. Hesiod est une extension de DNS qui utilise des enregistrements DNS pour stocker des informations sur des utilisateurs, des groupes et divers autres éléments.

--hesiodlhs

Option Hesiod LHS ("left-hand side", côté gauche) définie dans /etc/hesiod.conf. Cette option est utilisée par la bibliothèque Hesiod pour déterminer le nom permettant de rechercher un DNS en cas de recherche d'informations, telles que l'utilisation d'un DN de base par LDAP.

--hesiodrhs

Option Hesiod RHS ("right-hand side", côté droit), définie dans /etc/hesiod.conf. Cette option est utilisée par la bibliothèque Hesiod pour déterminer le nom permettant de rechercher un DNS en cas de recherche d'informations, telles que l'utilisation d'un DN de base par LDAP.

TuyauConseil
 

Pour rechercher "jim" dans les informations utilisateur, la bibliothèque Hesiod recherche jim.passwd<LHS><RHS>, ce qui devrait générer un enregistrement TXT ressemblant à l'entrée en question (jim:*:501:501:Jungle Jim:/home/jim:/bin/bash). Pour les groupes, la situation est identique, sinon qu'il faudrait utiliser jim.group<LHS><RHS>.

La recherche d'utilisateurs et de groupes par numéro se gère en faisant de "501.uid" un CNAME pour "jim.passwd" et de "501.gid" un CNAME pour "jim.group". Notez que LHS et RHS ne sont pas précédés d'un . lorsque la bibliothèque détermine le nom à rechercher ; LHS et RHS commencent le plus souvent par un point.

--enablesmbauth [1]

Active l'authentification des utilisateurs sur un serveur SMB (le plus souvent un serveur Samba ou Windows). Le support de l'authentification SMB ne connaît pas les répertoires personnels, les UID ou les shells. Pour cela, si vous l'activez vous devrez faire connaître les comptes des utilisateurs au poste de travail en activant LDAP, NIS ou Hesiod ou en utilisant la commande /usr/sbin/useradd. Pour pouvoir utiliser cette option, le paquetage pam_smb doit être installé sur votre système.

--smbservers= [1]

Le nom du (des) serveurs à utiliser pour l'authentification SMB. Si vous devez spécifier plusieurs serveurs, séparez-les par des virgules (,).

--smbworkgroup= [1]

Le nom du groupe de travail pour les serveurs SMB.

--enablecache [1]

Active le service nscd. Le service nscd traite à part les informations sur les utilisateurs et les groupes ainsi que d'autres types d'informations. L'antémémoire est particulièrement utile si vous choisissez de divulguer des informations sur des groupes et des utilisateurs sur votre réseau en utilisant NIS, LDAP ou hesiod.

bootloader

bootloader (requises) [1]

Spécifie la façon dont le chargeur de démarrage doit être installé et si choisir LILO ou GRUB.

--append

Spécifie les paramètre du noyau.

--location=

Spécifie l'endroit où le bloc de démarrage est écrit, par exemple : mbr (par défaut), partition (installe le chargeur de démarrage dans le premier secteur de la partition qui contient le noyau) ou none (n'installe pas de chargeur de démarrage).

--password=mon_mot_de_passe

Si vous utilisez GRUB, configurez le mot de passe du chargeur de démarrage GRUB sur mon_mot_de_passe. Ainsi, vous limitez l'accès au shell GRUB où des options du noyau peuvent être passées.

--md5pass=mon_mot_de_passe

Si vous utilisez GRUB, cette commande ressemble à --password si ce n'est que mon_mot_de_passe devrait correspondre au mot de passe déjà crypté.

--useLilo

Utilise LILO au lieu de GRUB.

--linear

Si vous avez choisi LILO, utilise l'option linear. Ceci ne sert qu'à une compatibilité en amont (et linear est maintenant utilisé par défaut).

--nolinear

Si vous avez choisi LILO, utilise l'option nolinear ; linear est l'option par défaut.

--lba32

Si vous utilisez LILO, cette commande force l'utilisation du mode lba32 au lieu de l'autodétection.

clearpart — suppression de partitions sur la base d'un type de partition

clearpart (optionnel)

Supprime des partitions du système, avant de créer de nouvelles partitions. Par défaut, aucune partition n'est supprimée.

--linux

Supprime les partitions Linux.

--all

Supprime toutes les partitions du système.

--drives [1]

Spécifie dans quels disques supprimer des partitions.

--initlabel [1]

Initialise l'étiquette de disque selon la configuration par défaut de votre architecture (msdos pour x86 et gpt pour Itanium). Cette commande est utile car le programme d'installation ne demande pas s'il doit initialiser l'étiquette de disque lorsqu'il installe un nouveau disque dur.

device

device (optionnel)

Sur la plupart des systèmes PCI, le programme d'installation cherche automatiquement à détecter des cartes Ethernet et SCSI. Sur des systèmes plus anciens et certains systèmes PCI, Kickstart a cependant besoin d'une indication pour trouver les périphériques appropriés. La commande de périphérique indique à Anaconda d'installer des modules supplémentaires. Elle se présente sous la forme suivante :

device <type> <nom_du_module> --opts <options>

<type> doit être "scsi" ou "eth" et <nom_du_module> le nom du module de noyau à installer.

--opts

Options à transmettre au module de noyau. Notez que plusieurs options peuvent être transmises si elles sont mises entre guillemets. Par exemple :

--opts "aic152x=0x340 io=11"

deviceprobe

deviceprobe (optionnel)

Force un examen du bus PCI et charge des modules pour tous les périphériques trouvés lorsqu'un module est disponible.

driverdisk

driverdisk (optionnel)

Pendant l'exécution de Kickstart, il est possible d'utiliser des disquettes de pilotes en copiant leur contenu dans le répertoire root d'une partition du disque dur du système et en utilisant la commande driverdisk pour indiquer au programme d'installation où la rechercher.

driverdisk <partition> [--type <fstype>]

<partition> est la partition contenant le disque du pilote.

--type

Type de système de fichiers (par exemple, vfat, ext2 ou ext3).

firewall

firewall (optionnel)

Les options pour le pare-feu peuvent être configurées dans Kickstart. Cela correspond à l'écran Configuration du pare-feu du programme d'installation.

firewall [--high | --medium | --disabled] [--trust <périphérique>] [--dhcp] [--ssh]	[--telnet] [--smtp] [--http] [--ftp] [--port <spécification-du-port>]

Niveaux de sécurité

Sélectionnez l'un des niveaux de sécurité suivants :

  • --high

  • --medium

  • --disabled

--trust <périphérique>

Si vous ajoutez un périphérique à cet endroit, vous permettez au trafic en provenance de ce périphérique de traverser le pare-feu. Pour ajouter plus d'un périphérique à la liste, suivez le modèle suivant : --trust eth0 --trust eth1. Ne mettez PAS de virgule entre les périphériques énumérés (comme --trust eth0, eth1).

Autorisation de l'accès

Si vous activez ces options, vous permettez aux services spécifiés de traverser le pare-feu.

  • --dhcp

  • --ssh

  • --telnet

  • --smtp

  • --http

  • --ftp

--port <spécification-du-port>

Vous pouvez spécifier les ports par lesquels il est possible de traverser le pare-feu en utilisant le format de commande "port:protocole". Par exemple, si vous souhaitiez permettre l'accès IMAP au travers de votre pare-feu, vous devriez spécifier imap:tcp. Vous pouvez également spécifier les ports numériques de façon explicite ; par exemple, pour autoriser les paquets UDP sur le port 1234, spécifiez 1234:udp. Si vous désirez indiquer plusieurs ports, séparez-les par une virgule.

install

install (optionnel)

Indique au système d'installer un nouveau système au lieu de mettre à jour un système existant. Il s'agit du mode par défaut.

Méthodes d'installation

Vous devez utiliser l'une de ces quatre commandes pour spécifier le type d'installation de Kickstart exécuté :

nfs

Effectue l'installation à partir du serveur NFS spécifié.

  • --server <serveur>

    Serveur à partir duquel effectuer l'installation (nom d'hôte ou adresse IP).

  • --dir <répertoire>

    Répertoire contenant l'arborescence d'installation de Red Hat.

Par exemple :

nfs --server <serveur> --dir <répertoire>
cdrom

Effectue l'installation à partir du premier lecteur de CD-ROM du système.

Par exemple :

cdrom
harddrive

Effectue l'installation à partir d'une arborescence d'installation de Red Hat sur un lecteur local qui doit être VFAT ou ext2.

  • --partition <partition>

    Partition à partir de laquelle l'installation doit être exécutée (nom de périphérique seul, par exemple sdb2).

  • --dir <répertoire>

    Répertoire contenant l'arborescence d'installation de Red Hat.

Par exemple :

harddrive --partition <partition> --dir <répertoire>
url

Effectue l'installation à partir d'une arborescence d'installation de Red Hat sur un serveur distant via FTP ou HTTP.

Par exemple :

url --url http://<server>/<dir>
url --url ftp://<username>:<password>@<server>/<dir>

interactive

interactive (optionnel) [1]

Utilise les informations fournies dans le fichier Kickstart lors de l'installation, mais permet d'examiner et de modifier les valeurs fournies. Chaque écran du programme d'installation vous sera présenté avec les valeurs du fichier Kickstart. Acceptez les valeurs en cliquant sur Suivant ou modifiez-les et cliquez sur Suivant pour continuer. Consultez également la la section intitulée autostep.

keyboard

keyboard (requis)

Définit le type de clavier du système. Voici la liste des claviers disponibles sur les ordinateurs i386 et Alpha :

ANSI-dvorak, azerty, be-latin1, be2-latin1, bg, br-abnt2, cf, 
croat, cz, cz-lat2, cz-lat2-prog, cz-us-qwertz, de, de-latin1, 
de-latin1-nodeadkeys, defkeymap, defkeymap_V1.0, dk, dk-latin1, 
dvorak, dvorak-l, dvorak-r, emacs, emacs2, es, es-cp850, et, 
et-nodeadkeys, fi, fi-latin1, fr, fr-latin0, fr-latin1, fr-pc, 
fr_CH, fr_CH-latin1, gr, gr-pc, hebrew, hu, hu101, is-latin1,
it, it-ibm, it2, jp106, la-latin1, lt, lt.l4, lv-latin4, 
lv-latin7,mk, nl, nl-latin1, nl-latin1-nodeadkeys, no, no-latin1, 
pc-dvorak-latin1, pc110, pl, pl1, pt-latin1, pt-old, ro, ru, 
ru-cp1251, ru-ms, ru-yawerty, ru1, ru2, ru3, ru4, ru_win, 
se-latin1, sg, sg-latin1, sg-latin1-lk450, sk-prog, sk-prog-qwerty,
sk-prog-qwerty, sk-qwerty, sk-qwertz, slovene, sr, sr, tr_f-latin5, 
tr_q-latin5, tralt, trf, trq, ua, ua-utf, ua-utf-ws, ua-ws, uaw, 
uaw_uni, uk, us, us-latin1, wangbe

Voici la liste pour les ordinateurs SPARC :

sun-pl-altgraph, sun-pl, sundvorak, sunkeymap, sunt4-es,
sunt4-no-latin1, sunt5-cz-us, sunt5-de-latin1, sunt5-es,
sunt5-fi-latin1, sunt5-fr-latin1, sunt5-ru, sunt5-uk, sunt5-us-cz

lang

lang (requis)

Définit la langue à utiliser durant l'installation. Par exemple, pour définir l'anglais, le fichier Kickstart doit contenir la ligne suivante :

lang en_US

Les codes de langue valables sont (veuillez prendre note que ces derniers peuvent changer à tout moment) :

cs_CZ, da_DK, en_US, fr_FR, de_DE, hu_HU, is_IS, it_IT,
ja_JP.eucJP, no_NO, ro_RO, sk_SK, sl_SI, sr_YU, es_ES,
ru_RU.KOI8-R, uk_UA.KOI8-U, sv_SE, tr_TR

langsupport

langsupport

Définit la ou les langues à utiliser dans le système. Les mêmes codes utilisés avec lang peuvent être utilisés avec langsupport.

--default [1]

Définit la langue par défaut qui sera utilisée dans le système installé.

L'exemple ci-dessous explique comment installer l'anglais et le français et utiliser l'anglais par défaut :

languagesupport --default en_US fr_FR

lilo

lilo (remplacé par bootloader)

AvertissementAvertissement
 

Cette option a été remplacée par bootloader est n'est disponible que pour une compatibilié en amont. Pour plus d'informations, consultez la la section intitulée bootloader.

Spécifie la façon dont le chargeur de démarrage doit être installé sur le système. Par défaut, LILO est installé sur le bloc de démarrage maître du premier disque et installe un système à double démarrage s'il trouve une partition DOS (le système DOS/Windows démarre si l'utilisateur entre dos à l'invite LILO:).

--append <paramètres>

Spécifie les paramètres du noyau.

--linear

Utilise l'option LILO linear ; elle sert uniquement pour la compatibilité en amont (et linear est désormais utilisée par défaut).

--nolinear

Utilise l'option LILO nolinear ; l'option linear est désormais utilisée par défaut.

--location

Spécifie l'emplacement où l'enregistrement de démarrage LILO doit être écrit. Les valeurs possibles sont : mbr (par défaut) ou partition (installe le chargeur de démarrage sur le premier secteur de la partition contenant le noyau) ou aucun, ce qui empêche l'installation de LILO.

--lba32 [1]

Force l'utilisation du mode lba32 au lieu de la détection automatique.

lilocheck

lilocheck (optionnel)

En présence de cette commande, le programme d'installation vérifie si LILO figure sur le bloc de démarrage maître du premier disque dur, puis redémarre le système s'il ne le trouve pas ; aucune installation n'aura lieu dans ce cas. Ceci peut empêcher Kickstart de réinstaller un système déjà installé.

mouse

mouse (requis)

Configure la souris pour le système, aussi bien en mode graphique qu'en mode de texte. Les options sont les suivantes :

--device <périphérique>

Le périphérique sur lequel se trouve la souris (par exemple, --device ttyS0).

--emulthree

Si cette commande figure dans le fichier, le système X Window utilise simultanément les boutons de souris gauche et droit pour émuler le bouton du milieu (à utiliser avec les souris à deux boutons).

Après les options, l'un des types de souris suivants peut être spécifié :

alpsps/2, ascii, asciips/2, atibm, generic, generic3,
genericps/2, generic3ps/2, genericusb, generic3usb, 
geniusnm, geniusnmps/2,geniusprops/2, geniusscrollps/2, 
thinking, thinkingps/2, logitech, logitechcc, logibm, 
logimman, logimmanps/2, logimman+, logimman+ps/2, 
logimmusb, microsoft, msnew, msintelli, msintellips/2, 
msintelliusb, msbm, mousesystems, mmseries, mmhittab, 
sun, none

Si la commande mouse est entrée sans argument ou si elle est omise, le programme d'installation essaie de détecter automatiquement la souris (ce qui fonctionne pour les souris les plus récentes).

network

network (optionnel)

Configure les informations de réseau pour le système. Si l'installation ne requiert pas de connexion au réseau (c'est-à-dire que l'installation ne s'effectue pas par NFS), aucune connexion au réseau n'est configurée pour le système. Si l'installation requiert une connexion réseau et que les informations de réseau ne sont pas fournies dans le fichier Kickstart, le programme d'installation présume que l'installation ne doit pas être effectuée par eth0 via une adresse dynamique IP (BOOTP/DHCP), et configure le système installé pour qu'il détermine de façon dynamique son adresse IP. La commande network configure les informations de connexion au réseau, tant pour utiliser les installations Kickstart via le réseau que pour le système installé.

--bootproto

dhcp, bootp ou static (dhcp par défaut, bootp est traitée de la même façon). Doit être static pour les informations IP statiques à utiliser.

--device <périphérique>

Utilisée pour sélectionner un périphérique Ethernet spécifique pour l'installation. L'utilisation de --device <périphérique> n'est pas effective si Kickstart n'est pas un fichier local (tel que ks=floppy) ; dans ce cas en effet, le programme d'installation configure le réseau pour rechercher le fichier Kickstart. Exemple :
network --bootproto dhcp --device eth0

--ip

Adresse IP pour l'ordinateur à installer.

--gateway

Passerelle par défaut sous la forme d'une adresse IP.

--nameserver

Serveur de noms principal, sous la forme d'une adresse IP.

--netmask

Masque réseau pour le système installé.

--hostname

Nom d'hôte pour le système installé.

Il existe trois méthodes différentes de configuration de réseau :

  • DHCP

  • BOOTP

  • static

La méthode DHCP utilise un serveur DHCP pour obtenir la configuration de connexion au réseau. Comme vous pouvez l'imaginer, la méthode BOOTP est similaire, et requiert un serveur BOOTP pour fournir la configuration de connexion au réseau.

La méthode statique requiert la saisie de toutes les informations de connexion au réseau requises dans le fichier Kickstart. Comme leur nom l'indique, ces informations sont statiques et seront utilisées durant l'installation, et aussi après celle-ci.

Pour demander au système d'utiliser DHCP pour obtenir sa configuration de connexion au réseau, utilisez la ligne suivante :

network --bootproto dhcp

Pour demander à un ordinateur d'utiliser BOOTP pour obtenir sa configuration de connexion au réseau, utilisez la ligne suivante dans le fichier Kickstart :

network --bootproto bootp

La ligne pour une connexion au réseau statique est plus complexe, dans la mesure où vous devez inclure toutes les informations de configuration de réseau sur une ligne. Vous devez spécifier :

  • l'adresse IP ;

  • le masque réseau ;

  • l'adresse IP de la passerelle ;

  • l'adresse IP du serveur de noms.

Voici un exemple de ligne pour une connexion statique :

network --bootproto static --ip 10.0.2.15 --netmask 255.255.255.0 --gateway 10.0.2.254 --nameserver 10.0.2.1

Il y a deux restrictions qu'il faut garder à l'esprit si vous voulez utiliser la méthode statique :

  • Toutes les informations de configuration de connexion au réseau statiques doivent être spécifiées sur une ligne ; vous ne pouvez insérer des retours à la ligne, par exemple à l'aide de barres obliques inverses.

  • Vous ne pouvez spécifier ici qu'un seul serveur de noms. Vous pouvez cependant utiliser la section %post du fichier Kickstart (décrite dans la la section intitulée %post — section de configuration après l'installation) pour ajouter, le cas échéant, des serveurs de noms.

part

part ou partition (requis pour les installations, ignorés pour les mises à jour)

Crée une partition sur le système.

<point-de-montage> est l'endroit où la partition sera montée et doit se présenter sous l'une des formes suivantes :

/<point-de-montage>

Par exemple, /, /usr, /home

swap

La partition sera utilisée comme espace swap.

raid.<id>

La partition sera utilisée pour le RAID logiciel (reportez-vous à la la section intitulée raid below).

--size <taille>

Définit la taille minimum pour la partition en méga-octets. Spécifiez un nombre entier ici, tel que 500. Ne rajoutez pas "Mo" à la fin.

--grow

Indique que la partition peut grandir jusqu'à occuper tout l'espace disponible, ou jusqu'au paramétrage de taille maximale.

--maxsize <taille>

Définit la taille de partition maximale, en méga-octets, lorsque la partition est paramétrée pour occuper l'espace disponible. Spécifiez un nombre entier ici et ne rajoutez pas "Mo" à la fin.

--noformat

Indique au programme d'installation de ne pas formater la partition ; à utiliser avec la commande --onpart.

--onpart <part> or --usepart <part>

Indique au programme d'installation de placer la partition sur le périphérique <partition> déjà existant. Par exemple, partition /home --onpart hda1 place /home sur /dev/hda1, qui doit déjà exister.

--ondisk <disque> ou --ondrive <périphérique>

Force la création de la partition sur un disque spécifié. Par exemple, --ondisk sdb placera la partition sur le second disque du système.

--onprimary <N>

Force la création de la partition sur la partition primaire <N> ou l'échec. <N> peut être une valeur de 1 à 4. Par exemple, --onprimary=1 spécifie que la partition doit être créée sur la première partition primaire.

--asprimary

Force l'allocation automatique sur des partitions primaires ou l'échec du partitionnement.

--bytes-per-inode=<N>

<N> représente le nombre d'octets par inode sur le système de fichiers lors de sa création. Il doit avoir un format décimal. Cette option est utile pour les applications pour lesquelles vous voulez augmenter le nombre d'inodes sur le système de fichiers.

--type=<X> (rempalcé par fstype)

Cette option n'est plus disponible. Utilisez fstype.

--fstype [1]

Configure le type de système de fichiers pour la partition : ext2, ext3, swap ou vfat.

--start [1]

Spécifie le premier cylindre de la partition. Cette commande requiert qu'un périphérique soit spécifié à l'aide de --ondisk ou de ondrive. Elle requiert également que le dernier cylindre soit spécifié avec --end ou que la taille de la partition soit spécifiée avec --size.

--end [1]

Spécifie le dernier cylindre de la partition. La commande requiert que le premier cylindre soit spécifié à l'aide de --start.

--badblocks [1]

Spécifie que l'état de la partition doit être contrôlé.

Toutes les partitions créées seront formatées dans le cadre du processus d'installation, à moins que les commutateurs --noformat et --onpart ne soient utilisés.

NoteRemarque
 

Si le commutateur --clearpart est utilisé dans le fichier ks.cfg, --onpart ne peut pas être utilisé sur une partition logique.

NoteRemarque
 

Si le partitionnement échoue pour une raison quelconque, des messages de diagnostic s'affichent sur la console virtuelle 3.

raid

raid (optionnel)

Crée un périphérique RAID logiciel. Cette commande se présente sous la forme :

raid <point-de-montage> --level <niveau> --device <périphérique-RAID><partitions*>

<point-de-montage> est l'emplacement de montage du système de fichiers RAID. S'il s'agit de /, le niveau de RAID doit être 1, à moins qu'une partition boot (/boot) ne soit présente, dans laquelle la partition /boot doit être du niveau 1 et la partition root (/) peut être de n'importe quel type disponible. <partitions*> (ce qui indique que plusieurs partitions peuvent être répertoriées) affiche la liste des identificateurs RAID à ajouter au réseau RAID.

--level <niveau>

Niveau de RAID à utiliser (0, 1 ou 5).

--device <périphérique-RAID>

Nom du périphérique RAID à utiliser (par exemple, md0 ou md1). Les périphériques RAID vont de md0 à md7 et chacun ne peut être utilisé qu'une seule fois.

--spares=N [1]

Spécifie qu'il ne doit pas y avoir de périphériques de rechange N alloués pour la matrice RAID. Les périphériques de rechange servent à reconstruire l'array en cas de mauvais fonctionnement des périphériques.

--fstype [1]

Configure le type de système de fichiers pour la matrice RAID. Les valeurs peuvent être : are ext2, ext3, swap et vfat.

--noformat [1]

Ne formate pas la matrice RAID.

Voici un exemple de la manière de créer une partition RAID 1 pour /, et une partition RAID 5 pour /usr, en supposant qu'il y ait trois disques SCSI sur le système. Dans cet exemple, le système crée également trois partitions swap, une sur chaque lecteur.

part raid.01 --size 60 --ondisk sda
part raid.02 --size 60 --ondisk sdb
part raid.03 --size 60 --ondisk sdc
part swap --size 128 --ondisk sda 
part swap --size 128 --ondisk sdb 
part swap --size 128 --ondisk sdc
part raid.11 --size 1 --grow --ondisk sda 
part raid.12 --size 1 --grow --ondisk sdb 
part raid.13 --size 1 --grow --ondisk sdc
raid / --level 1 --device md0 raid.01 raid.02 raid.03 
raid /usr --level 5 --device md1 raid.11 raid.12 raid.13

reboot

reboot (optionnel)

Redémarre une fois l'installation terminée (pas d'argument). Normalement, Kickstart affiche un message, puis attend que l'utilisateur appuie sur une touche avant de redémarrer.

rootpw

rootpw (requis)

rootpw [--iscrypted] <mot_de_passe>

Définit le mot de passe root du système sur l'argument <mot_de_passe>.

--iscrypted

Si cette option est présente, l'argument du mot de passe est supposé être déjà crypté.

skipx

skipx (optionnel)

Si cette option est présente, X Window n'est pas configuré sur le système installé.

text

text (optionnel) [1]

Effectue l'installation de kickstart en mode texte. Par défaut, les installations de Kickstart sont éffectuées en mode graphique.

timezone

timezone (requis)

timezone [--utc] <fuseau_horaire>

Définit le fuseau horaire du système sur <fuseau_horaire>, qui peut être n'importe quel fuseau horaire répertorié dans timeconfig.

--utc

Si cette option est présente, le système présume que l'horloge matérielle est réglée sur l'heure UTC (heure de Greenwich).

upgrade

upgrade (optionnel)

Indique de mettre à jour un système existant plutôt que d'installer un nouveau système.

xconfig

xconfig (optionnel)

Configure le système X Window. Si cette option n'est pas spécifiée, l'utilisateur doit configurer X Window manuellement durant l'installation, pour autant que X Window ait été installé ; cette option ne doit pas être utilisée si X Window n'est pas installé sur le système.

--noprobe

N'essaie pas de détecter l'écran.

--card <carte>

Utilise la carte <carted> ; ce nom de carte doit être l'un de ceux figurant dans la liste des cartes de Xconfigurator. Si cet argument n'est pas fourni, Anaconda cherche à détecter le bus PCI pour la carte. Puisque AGP fait partie du bus PCI, les cartes AGP seront détectées si elles sont prises en charge. L'ordre de détection est défini par l'ordre d'exploration PCI de la carte mère.

--videoram <vram> [1]

Spécifie la quantité de mémoire vive présente sur la carte vidéo.

--monitor <écran>

Utilise l'écran <écran> ; ce nom d'écran doit être issu de la liste des écrans dans Xconfigurator. Il est ignoré si --hsync ou --vsync est fourni ; si aucune information sur l'écran n'est fournie, le programme d'installation essaie de détecter automatiquement l'écran.

--hsync <fréquence>

Spécifie la fréquence horizontale de l'écran.

--vsync <fréquence>

Spécifie la fréquence verticale de l'écran.

--defaultdesktop=GNOME ou --defaultdesktop=KDE

Définit le bureau par défaut sur GNOME ou KDE (en supposant que GNOME ou KDE a été installé avec %packages).

--startxonboot

Utilise un login graphique pour le système installé.

--resolution <résolution> [1]

Spécifie la résolution par défaut du système X Window sur le système installé. Les valeurs utilisables sont 640x480, 800x600, 1024x768, 1152x864, 1280x1024, 1400x1050, 1600x1200. La résolution spécifiée doit être compatible avec la carte vidéo et le moniteur.

--depth <cdepth> [1]

Spécifie la profondeur des couleurs par défaut du système X Window sur le système installé. Les valeurs utilisables sont 8, 16, 24 et 32. La profondeur de couleurs choisie doit être compatibles avec la carte vidéo et le moniteur.

zerombr — initialisation d'une table des partitions

zerombr (optionnel)

Si zerombr est spécifié et si yes est son seul argument, toute table des partitions non valable trouvée sur les disques est initialisée. Ceci détruira tout le contenu des disques contenant des tables des partitions non valables. Cette commande doit être utilisée comme suit :

zerombr yes

Aucun autre format n'est pris en compte.

%packages — sélection de paquetages

Utilisez la commande %packages pour commencer une section de fichier Kickstart indiquant la liste des paquetages que vous voulez installer (ceci ne vaut que pour les installations, étant donné que la sélection de paquetages durant les mises à jour n'est pas prise en charge).

Il est possible de spécifier les paquetages par composant ou par nom de paquetage. Le programme d'installation définit plusieurs composants qui regroupent les paquetages connexes. Reportez-vous au fichier RedHat/base/comps figurant sur n'importe quel CD-ROM Red Hat Linux pour obtenir une liste des composants. Les composants sont définis par les lignes commençant par un nombre, suivi d'un espace, puis du nom du composant. Chaque paquetage de ce composant est ensuite répertorié, ligne après ligne. Les paquetages individuels ne sont pas assortis du chiffre que l'on trouve devant les lignes de composant.

En outre, il y a trois autres types de lignes que vous pouvez rencontrer dans le fichier comps :

Spécifique à l'architecture (i386:, ia64:, alpha: et sparc64:)

Si un nom de paquetage commence par un type d'architecture, il suffit que vous entriez le nom du paquetage, pas celui de l'architecture. Par exemple :

pour i386: apmd vous devez uniquement utiliser la partie apmd pour installer ce paquetage.

Lignes commençant par ?

Les lignes commençant par ? sont spécifiques au programme d'installation. Vous ne devez pas les modifier.

Lignes commençant par --hide

Si un nom de paquetage commence par --hide, il suffit que vous entriez le nom du paquetage sans --hide. Par exemple :

pour --hide Network Server vous devez uniquement utiliser la partie Network Server pour que ce paquetage soit installé.

Le plus souvent, il suffit de répertorier les composants souhaités et non des paquetages individuels. Notez que le composant Base est toujours sélectionné par défaut, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de le spécifier dans la section %packages.

Voici un exemple de sélection %packages :

%packages
@ Network Managed Workstation
@ Development
@ Web Server
@ X Window System
xgammon

Comme vous le voyez, les composants sont spécifiés, ligne après ligne, en commençant par le signe @, suivi d'un espace, puis du nom complet du composant tel qu'il figure dans le fichier comps. Spécifiez des paquetages individuels sans caractères supplémentaires (la ligne xgammon dans l'exemple ci-dessus désigne un paquetage individuel).

NoteRemarque
 

Vous pouvez également ordonner à l'installation Kickstart d'installer les paquetages par défaut pour une installation Poste de travail (KDE ou GNOME) ou Serveur (ou choisir une installation complète pour installer tous les paquetages). Pour ce faire, ajoutez l'une des lignes suivantes à la section %packages :

@ GNOME
@ KDE
@ Server
@ Everything

%pre — section de configuration avant l'installation

Vous avez la possibilité d'ajouter des commandes à exécuter sur le système immédiatement après l'analyse du fichier ks.cfg. Cette section doit figurer à la fin du fichier Kickstart (après les commandes) et doit commencer par la commande %pre. Vous pouvez accéder au réseau dans la section %pre ; toutefois, le service de noms n'a pas encore été configuré à ce stade, de sorte que seules les adresses IP fonctionneront. Voici un exemple de section %pre :

%pre
	
# add comment to /etc/motd
echo "Kickstart-installed Red Hat Linux `/bin/date`" > /etc/motd
	
# add another nameserver
echo "nameserver 10.10.0.2" >> /etc/resolv.conf

Cette section crée un fichier de message du jour contenant la date à laquelle a eu lieu l'installation Kickstart et contourne la limitation "un seul serveur de noms" de la commande network en ajoutant un autre serveur de noms à /etc/resolv.conf.

NoteRemarque
 

Le script de pré-installation est exécuté dans l'environnement de base, sans application de chroot.

%post — section de configuration après l'installation

Vous avez la possibilité d'ajouter des commandes à exécuter sur le système une fois l'installation terminée. Cette section doit se trouver à la fin du fichier Kickstart et commencer par la commande %post.

NoteRemarque
 

Si vous avez configuré votre réseau avec des informations IP statiques, y compris un serveur de noms, vous pouvez accéder au réseau et convertir les adresses IP dans la section %post. Si vous avez configuré votre réseau pour DHCP, le fichier /etc/resolv.conf n'a pas été complété lorsque l'installation a exécuté la section %post. Vous pouvez accéder au réseau, mais vous ne pouvez pas convertir d'adresse IP. Ainsi, si vous utilisez DHCP, vous devez spécifier des adresses IP dans la section %post.

Cette section crée un fichier de message du jour contenant la date à laquelle a eu lieu l'installation Kickstart et contourne la limitation "un seul serveur de noms" de la commande network en ajoutant un autre serveur de noms à /etc/resolv.conf.

%post
	
# add comment to /etc/motd
echo "Kickstart-installed Red Hat Linux `/bin/date`" > /etc/motd
	
# add another nameserver
echo "nameserver 10.10.0.2" >> /etc/resolv.conf

NoteRemarque
 

Notez que le script post-installation est exécuté dans un environnement auquel a été appliqué l'utilitaire chroot ; c'est pourquoi l'exécution de tâches telles que la copie de scripts ou de RPM à partir des supports d'installation ne fonctionnera pas.

--nochroot

Vous permet de spécifier des commandes que vous souhaitez exécuter en dehors de l'environnement auquel a été appliqué l'utilitaire chroot.

L'exemple suivant copie le fichier /etc/resolv.conf sur le système de fichiers venant tout juste d'être installé.
%post --nochroot
cp /etc/resolv.conf /mnt/sysimage/etc/resolv.conf

--interpreter /usr/bin/perl

Vous permet de spécifier un autre langage de script, tel que Perl. Remplacez /usr/bin/perl par le langage de script de votre choix.

L'exemple suivant montre l'utilisation d'un script Perl pour remplacer /etc/HOSTNAME.
%post --interpreter /usr/bin/perl

# replace /etc/HOSTNAME
open(HN, ">HOSTNAME");
print HN "1.2.3.4 an.ip.address\n";

D'autres exemples de script après installation sont contenus dans la la section intitulée Script après installation dans Chapitre 2.

Notes

[1]

Cette option a été introduite avec Red Hat Linux 7.2.