| Red Hat Linux 6.2: Le Guide officiel de référence Red Hat Linux | ||
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| Précédent | Chapitre 3. Configuration du système | Suivant |
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Linuxconf permet de faire l'essentiel de ce qu'il est possible de faire avec les applications du panneau de contrôle. En outre, linuxconf prend en charge les interfaces utilisateur graphiques et en mode caractère. Reportez-vous à la la section intitulée Configuration du système avec Linuxconf pour une présentation de Linuxconf. |
Le panneau de contrôle est une plate-forme de lancement pour divers outils d'administration système (voir Figure 3-21). Ces outils vous facilitent la vie en vous permettant de configurer certaines choses sans devoir vous rappeler des formats de fichier de configuration et des options de ligne de commande.
Pour lancer le panneau de contrôle, lancez le système X Window en tant que root avec startx, puis entrez control-panel dans une fenêtre xterm. Vous devez être connecté en tant que root pour pouvoir utiliser les outils du panneau de contrôle. C'est également possible si vous utilisez déjà X Window en tant qu'utilisateur normal. Entrez simplement su -c control-panel, puis le mot de passe root lorsque le système vous y invite. Si vous envisagez d'exécuter d'autres tâches en tant que root, vous pouvez entrer su, suivi du mot de passe root lorsque le système vous y invite.
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Si vous n'exécutez pas X Window en tant que root, vous devez peut-être donner un accès root au serveur X de votre système. Pour ce faire, entrez la commande suivante dans une fenêtre de terminal non root : |
xhost +localhost |
Une fois le panneau de contrôle lancé, le simple fait de cliquer sur une icône lance un outil. Rien ne vous empêche de démarrer deux instances d'un outil mais ce n'est pas conseillé car vous risquez d'essayer d'éditer les mêmes fichiers en deux endroits et de finir par écraser les modifications que vous avez apportées.
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Si vous lancez accidentellement une seconde copie d'un outil, quittez-la immédiatement. De même, n'éditez pas manuellement des fichiers gérés par les outils du panneau de contrôle lorsque ces outils sont en cours d'exécution. Ne faites pas non plus fonctionner d'autres programmes (tels que linuxconf) qui risquent de modifier ces fichiers tandis que les outils fonctionnent. |
Notez que le Guide officiel de démarrage Red Hat Linux contient davantage d'informations à jour sur printtool . Pensez à consulter ce document avant d'utiliser printtool.
L'outil de configuration de l'imprimante (printtool) gère le fichier /etc/printcap, les répertoires de spool d'impression et les filtres d'impression. Les filtres permettent d'imprimer de nombreux types de fichiers différents, notamment :
fichiers (ASCII) de texte en clair,
fichiers PostScript,
fichiers TeX .dvi,
GIF, JPEG, TIFF et autres formats graphiques,
RPM.
Autrement dit, si vous voulez tout simplement imprimer un fichier GIF ou RPM à l'aide de la commande lpr, l'imprimante fait "le nécessaire".
Pour créer une nouvelle file d'attente d'impression, sélectionnez Add. Ensuite, sélectionnez le type de l'imprimante ajoutée. Il existe quatre types de files d'attente d'impression qui peuvent être configurées à l'aide de printtool :
Les files d'attente d'impression locales sont destinées aux imprimantes connectées à un port d'imprimante ou un port série sur votre système Red Hat Linux.
Les files d'attente d'impression distantes sont attachées à un système différent auquel vous pouvez accéder via un réseau TCP/IP.
Les files d'attente d'impression SMB sont attachées à un système différent utilisant une connexion au réseau de type LAN-Manager (SMB).
Les files d'attente d'impression NCP sont attachées à un système différent qui utilise la technologie de réseau NetWare de Novell.
Une fois le type d'imprimante sélectionné, une boîte de dialogue demande des informations supplémentaires sur la file d'attente d'impression (voir Figure 3-24). Tous les types de file d'attente d'impression requièrent les informations suivantes :
Queue Name -- nom de la file d'attente. Plusieurs noms peuvent être spécifiés avec le caractère | séparant les entrées.
Spool Directory -- répertoire de l'ordinateur local dans lequel les fichiers sont stockés avant impression. Veillez à ce qu'il n'y ait pas plus d'une file d'attente d'imprimante utilisant un répertoire de spool donné.
File Limit -- taille maximale de travail d'impression acceptée, exprimée en kilo-octets (1 ko = 1024 octets). La taille 0 indique qu'aucune limite ne doit être imposée.
Input Filter -- les filtres convertissent des fichiers imprimés en un format que l'imprimante peut prendre en charge. Appuyez sur Select pour choisir le filtre correspondant le mieux à votre imprimante (voir Figure 3-25).
Outre la configuration de files d'attente d'impression capables d'imprimer des documents graphiques et PostScript, vous pouvez configurer une imprimante text-only qui n'imprimera que du texte ASCII en clair. La plupart des pilotes d'imprimante sont également capables d'imprimer du texte ASCII sans le convertir préalablement en PostScript ; sélectionnez simplement Fast text printing lorsque vous configurez le filtre.
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Ceci ne fonctionne que pour les imprimantes non PostScript. |
Suppress Headers -- activez cette option si vous ne voulez pas qu'une page d'en-tête soit imprimée au début de chaque travail d'impression.
Pour les imprimantes locales, les informations suivantes sont également requises :
Printer Device -- habituellement /dev/lp1 ; nom du port auquel l'imprimante est connectée. Les imprimantes série sont habituellement connectées aux ports /dev/ttyS?. Notez que vous devrez définir manuellement les paramètres série.
Pour les imprimantes distantes, la boîte de dialogue contient des champs supplémentaires ; complétez les informations suivantes :
Remote Host -- nom d'hôte de l'ordinateur distant hébergeant l'imprimante.
Remote Queue -- nom de la file d'attente utilisée pour l'impression sur l'ordinateur distant.
L'ordinateur distant doit être configuré de manière à permettre à l'ordinateur local d'imprimer vers la file d'attente souhaitée. C'est généralement /etc/hosts.lpd qui gère cet aspect.
Pour les imprimantes SMB et NCP, complétez les informations suivantes :
Hostname of Printer Server -- nom de l'ordinateur auquel est connectée l'imprimante que vous voulez utiliser.
IP number of Server -- adresse IP de l'ordinateur auquel est connectée l'imprimante que vous voulez utiliser ; elle est facultative et pertinente uniquement pour les imprimantes SMB.
Printer Name -- nom de l'imprimante sur laquelle vous voulez imprimer.
User -- nom d'utilisateur sous lequel vous devez vous connecter pour accéder à l'imprimante (généralement guest pour les serveurs Windows ou nobody pour les serveurs samba).
Password -- mot de passe (si nécessaire) permettant d'utiliser l'imprimante (habituellement non renseignée). Quelqu'un devrait être en mesure de vous l'indiquer si vous ne le connaissez pas encore.
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Si vous avez besoin d'un nom d'utilisateur et d'un mot de passe pour une file d'attente d'impression SMB (LAN Manager) ou NCP (NetWare), ils sont stockés dans un script local et ne sont pas cryptés. Une autre personne peut donc prendre connaissance du nom d'utilisateur et du mot de passe. C'est pourquoi il est souhaitable que le nom d'utilisateur et le mot de passe relatifs à l'utilisation de l'imprimante diffèrent de ceux du compte utilisateur sur le système Red Hat Linux local, de sorte que le seul risque soit une utilisation non autorisée de l'imprimante. Dans le cas de partages de fichiers à partir du serveur SMB, il est souhaitable d'utiliser également un mot de passe différent de celui relatif à la file d'attente d'impression. |
Après avoir ajouté votre file d'attente d'impression, vous devrez peut-être redémarrer le démon de l'imprimante (lpd). Pour ce faire, sélectionnez Restart lpd dans le menu lpd.
Vous pouvez imprimer une page de test pour toute file d'attente d'impression que vous avez configurée. Sélectionnez le type de page de test que vous voulez imprimer dans le menu Tests.
Le noyau Linux a une conception modulaire. Au démarrage, seul un noyau résident minimal est chargé en mémoire. Ensuite, à chaque fois qu'un utilisateur demande une fonction non présente dans le noyau résident, un module de noyau est chargé de façon dynamique en mémoire. Après une période d'inactivité spécifiée, le module peut être retiré de la mémoire. Cette conception favorise une utilisation réduite de la mémoire et l'efficacité.
Le mécanisme qui prend en charge le chargement dynamique de modules est un thread de noyau appelé kmod. Lorsque le noyau demande un module, kmod est activé et appelle modprobe(8) pour l'obtenir.
Lorsque vous installez Red Hat Linux, le matériel du système est testé et vous fournissez des informations sur la manière dont le système sera habituellement utilisé et sur les programmes devant être chargés. En fonction de ce test et des informations d'utilisation fournies, le programme d'installation décide des fonctions qui seront compilées dans le noyau résident et de celles qui seront placées dans des modules chargeables, et configure le mécanisme de chargement dynamique pour qu'il fonctionne de façon transparente. Il s'agit d'une procédure hautement configurable. Si vous développez votre propre noyau personnalisé, vous pouvez prendre toutes ces décisions vous-même.
Si vous ajoutez un nouveau matériel après une installation nécessitant un support fourni dans un module de noyau, vous devez configurer le mécanisme de chargement dynamique. Pour ce faire, vous devez modifier le fichier de configuration du module, /etc/conf.modules.
Par exemple, si, au moment où vous avez installé Red Hat Linux, votre système incluait un modèle de carte réseau SMC EtherPower 10 PCI, le fichier de configuration du module contiendra cette ligne : alias eth0 tulip. Si, après l'installation, vous installez une seconde carte réseau identique sur le système, ajoutez cette ligne à /etc/conf.modules:alias eth1 tulip.
Reportez-vous à l'Annexe A pour obtenir une liste alphabétique des modules de noyau et du matériel pris en charge par les modules.
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Une documentation sur la configuration du réseau avec linuxconf est disponible dans la la section intitulée Etablissement d'une connexion avec Linuxconf (configuration du réseau). |
L'outil de configuration du réseau (netcfg) illustré dans Figure 3-30 est conçu pour permettre une manipulation aisée de paramètres tels que l'adresse IP, l'adresse de la passerelle et l'adresse réseau, de même que des serveurs de noms et du fichier /etc/hosts.
Des périphériques réseau peuvent être ajoutés, supprimés, configurés, activés, désactivés et associés à un alias. Les périphériques ethernet, arcnet, token ring, pocket (ATP), PPP, SLIP, PLIP et loopback sont pris en charge. La prise en charge PPP/SLIP/PLIP fonctionne bien sur la plupart des matériels. Toutefois, certaines configurations peuvent présenter un caractère imprévisible. Lorsque vous utilisez l'outil de configuration du réseau, sélectionnez Save pour sauvegarder les modifications sur le disque ou Quit pour quitter sans effectuer de modifications.
Le panneau Names de l'outil de configuration du réseau sert deux objectifs fondamentaux : il définit le nom d'hôte et le domaine de l'ordinateur, et détermine le serveur de noms qui sera utilisé pour rechercher d'autres hôtes sur le réseau. L'outil ne permet pas de configurer un ordinateur comme serveur de noms. Pour éditer un champ ou y ajouter des informations, cliquez simplement sur le champ avec le bouton gauche de la souris, puis entrez les nouvelles informations.
Dans la fenêtre de gestion Hosts, vous avez la possibilité d'ajouter, éditer ou supprimer des hôtes du fichier /etc/hosts. L'ajout ou l'édition d'une entrée impliquent des actions identiques. Une boîte de dialogue d'édition s'affiche ; entrez simplement les nouvelles informations, puis cliquez sur Done lorsque vous avez terminé. Voir Figure 3-31 pour un exemple.
Si vous avez ajouté une interface de connexion au réseau à votre ordinateur depuis l'installation de Red Hat Linux, ou si vous n'avez pas configuré votre carte Ethernet au moment de l'installation, vous pouvez le faire en quelques clics de souris.
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Vous devrez peut-être configurer kerneld pour charger un pilote pour l'interface de réseau que vous ajoutez (par exemple, eth0) ; voir la section intitulée Chargement de modules de noyau pour plus d'informations. |
Commencez par ajouter une interface en cliquant sur Interfaces dans le panneau principal. Le système affiche alors une fenêtre des périphériques configurés avec une ligne indiquant quelles sont les options disponibles (voir Figure 3-32).
Pour ajouter un périphérique, commencez par cliquer sur le bouton Add, puis sélectionnez le type d'interface que vous voulez configurer dans la boîte de dialogue qui s'affiche (voir Figure 3-33).
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Un bouton clone est désormais disponible dans netcfg. Ce bouton permet de créer un "clone" d'une interface existante. Grâce aux interfaces clone, un ordinateur portable peut avoir une interface Ethernet définie pour un LAN professionnel, et un périphérique Ethernet clone défini pour un LAN personnel. |
L'ajout d'une interface PPP peut être aussi simple que la définition d'un numéro de téléphone, d'un nom de connexion et d'un mot de passe dans la boîte de dialogue Create PPP Interface illustrée dans la Figure 3-34. Si vous devez utiliser une authentification PAP pour votre connexion PPP, sélectionnez Use PAP authentication. Un certain degré de personnalisation est souvent nécessaire pour l'établissement d'une connexion PPP. Utilisez le bouton Customize pour modifier les paramètres du matériel, de communication et de connexion au réseau pour l'interface PPP.
Pour configurer une interface SLIP, vous devez commencer par entrer un numéro de téléphone, un nom de connexion et un mot de passe. Cette opération définit les paramètres initiaux pour le "chat script" nécessaire à l'établissement d'une connexion SLIP. Lorsque vous sélectionnez Done, la boîte de dialogue intitulée Edit SLIP Interface s'affiche ; elle vous permet de personnaliser davantage les paramètres du matériel, de communication et de connexion au réseau pour votre interface SLIP.
Pour ajouter une interface PLIP à votre système, il suffit de fournir l'adresse IP, l'adresse IP distante et le masque réseau. Vous pouvez également indiquer si vous souhaitez que l'interface soit activée au démarrage.
Si vous ajoutez une carte Ethernet, Arcnet, Token Ring ou Pocket Adaptor à votre ordinateur, vous devez fournir les informations suivantes :
Device -- déterminé par netconfig sur la base des périphériques configurés.
IP Address -- entrez une adresse IP pour votre périphérique réseau.
Netmask -- entrez le masque réseau pour votre périphérique réseau.
Les adresses réseau et de diffusion sont déterminées automatiquement sur la base de l'adresse IP et du masque réseau spécifiés.
Activate interface at boot time :
Si vous voulez que le périphérique soit configuré automatiquement lorsque l'ordinateur démarre, sélectionnez cette option en cliquant sur la case à cocher.
Allow any user to (de)activate interface :
Cochez cette option pour que tout utilisateur soit en mesure d'activer ou de désactiver l'interface.
Interface configuration protocol :
Si vous disposez d'un serveur BOOTP ou DHCP sur votre réseau et voulez l'utiliser pour configurer l'interface, sélectionnez l'option appropriée ; sinon, sélectionnez none.
Après avoir fourni les informations de configuration pour votre nouveau périphérique, cliquez sur Done. Le périphérique doit apparaître dans votre liste Interfaces comme périphérique inactif (la colonne active doit porter un libellé no). Pour activer le nouveau périphérique, sélectionnez-le d'un clic de souris, puis appuyez sur le bouton Activate. S'il ne s'active pas correctement, vous devez peut-être le reconfigurer en sélectionnant Edit.
L'écran de gestion Routes vous offre la possibilité d'ajouter, d'éditer ou de supprimer des routes de connexion au réseau statiques. L'ajout ou l'édition d'une entrée impliquent des actions identiques, tout comme dans le panneau Hosts. Une boîte de dialogue d'édition s'affiche ; entrez simplement les nouvelles informations, puis cliquez sur Done lorsque vous avez terminé. Voir Figure 3-35 pour un exemple.
Vous pouvez changer l'heure et la date en cliquant sur la zone appropriée de l'affichage de l'heure et de la date, puis en cliquant sur les flèches pour modifier la valeur.
Le réglage de l'horloge système ne change pas tant que vous ne cliquez pas sur le bouton Set System Clock.
Cliquez sur Reset Time pour régler de nouveau l'heure de l'ordinateur sur celle du système.
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Un changement d'heure peut sérieusement perturber les programmes dont l'exécution dépend de la progression normale du temps, et est donc susceptible de générer des problèmes. Essayez de quitter le plus grand nombre d'applications et de processus avant de changer l'heure ou la date. |
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