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Chapitre 8
Panneau de contrôle
Le panneau de contrôle vous permet d'exécuter de nombreux outils d'administration système. Ils vous permettent de configurer facilement votre système.Pour démarrer le panneau de contrôle, connectez vous en utilisateur root, démarrez X Window (avec startx) et lancez control-panel dans une fenêtre xterm. Si vous vous êtes connecté en utilisateur quelconque, tapez la commande suivante suivie du mot de passe root : su -c control-panel. Si vous souhaitez effectuer d'autres tâches en tant qu'utilisateur root, tapez simplement la commande su suivie du mot de passe root. Un shell root sera exécuté. Vous devez aussi préciser quel 'DISPLAY' utiliser : DISPLAY=:0 control-panel &. Cette syntaxe ne fonctionnera qu'avec des shells compatibles Bourne shell (comme Bash par exemple), si vous utilisez tcsh la syntaxe sera : setenv DISPLAY :0; control-panel &.
Pour démarrer un outil, double-cliquez sur l'icône correspondant. Ne démarrez jamais deux fois le même outil, cela risque de poser certains problèmes (en particulier lors de l'édition de fichiers). Si c'est le cas, fermez immédiatement une des deux fenêtres. N'éditez jamais un fichier qui est en cours d'utilisation par un outil du panneau de contrôle. De plus, n'exécutez jamais un programme qui risque de modifier les fichiers qui sont en cours d'utilisation par un outil du panneau de contrôle.
8 1 Configuration des utilisateurs et des groupes
L'outil présenté dans la figure 8.1 est chargé de l'administration des utilisateurs et des groupes du système. Il permet d'éditer, de façon graphique, les fichiers /etc/passwd et /etc/group. Vous pouvez, grâce à cet outil, ajouter des utilisateurs (ou des groupes), les supprimer, ... Cet outil ne fonctionne pas si vous avez activé les shadow passwords.
Figure 8.1 : Panneau de config (utilisateurs et groupes) 8 1.1 Ajouter un utilisateur
Pour ajouter un utilisateur, utilisez le bouton Add de la fenêtre principale. Une boite de dialogue contenant déjà des valeurs par défaut apparaîtra (voir figure 8.2).
Figure 8.2 : Ajouter un utilisateur Vous devez dans un premier temps, préciser le nom de l'utilisateur. Il ne s'agit pas de son nom de famille (ni de son prénom), mais du nom qu'il va utiliser pour se connecter au système. Ce nom, de 8 caractères au maximum, ne doit pas comporter d'espace ou de caractère deux points. Appuyez sur Entrée lorsque vous aurez terminé, vous verrez que certaines valeurs seront définies par défaut. Vous avez la possibilité de les modifier, mais ce n'est pas nécessaire. Vous devez cette fois préciser le nom et prénom de l'utilisateur, et le shell utilisé pour la connexion. Vous devez enfin indiquer le mot de passe de l'utilisateur. Trois options vous seront proposées : Edit, None, et Lock. N'utilisez pas l'option None, car n'importe quel utilisateur pourrait utiliser le compte sans avoir à fournir de mot de passe. L'option Lock, empêche quiconque d'utiliser ce compte utilisateur. Vous devez généralement utiliser l'option Edit. Une petite boite de dialogue, vous demandera de préciser le mot de passe (et de le confirmer). Cliquez sur Ok puis sur Add pour ajouter l'utilisateur.
Si votre utilisateur ne possède pas de répertoire 'home', il vous sera proposé d'en créer un. A moins que vous ne montiez les répertoires 'home' depuis une autre machine, cliquez sur Yes.
8 1.2 Supprimer un utilisateur
Pour supprimer un utilisateur, sélectionnez le dans la fenêtre principale et cliquez sur Remove. Après confirmation, il vous sera proposé de supprimer son répertoire et sa boite aux lettres. C'est ce que vous devriez faire dans la plupart des cas. Une fois cette opération terminée, il vous sera proposé de rechercher les fichiers qui n'ont plus de propriétaires (fichiers 'orphelins') depuis la suppression de l'utilisateur. Si vous répondez Yes, la recherche sera effectuée en arrière- plan et tout fichier 'orphelin' recevra nobody comme nom de propriétaire. Pour obtenir la liste de ces fichiers, utilisez la commande suivante :find / \( -group nobody -o -user nobody \) -print
Désactiver un utilisateur
Vous pouvez temporairement 'supprimer' un utilisateur. Les commandes Deactivate et Reactivate, vous permettent de désactiver ou de réactiver un utilisateur. Lorsque vous désactivez un utilisateur, le mot de passe sera verrouillé. Vous avez la possibilité de compresser son répertoire 'home' avec les utilitaires tar et gzip, afin d'économiser de l'espace disque. Lorsque vous réactivez l'utilisateur, son mot de passe sera déverrouillé et son compte sera à nouveau disponible.
8 1.3 Créer un nouveau groupe
Pour créer un nouveau groupe, sélectionnez Edit groups à partir du menu et cliquez sur Add dans la nouvelle boite de dialogue. Vous devez d'abord préciser le nom du nouveau groupe (les règles utilisées sont les mêmes que celles utilisées pour les noms d'utilisateurs). Pour ajouter des utilisateurs à ce nouveau groupe, utilisez le bouton Add qui se trouve sur la gauche. La liste des utilisateurs apparaîtra, c'est à partir de cette liste que vous sélectionnerez les membres du groupe. Lorsque vous avez terminé la sélection, cliquez sur Add, puis cliquez à nouveau sur Add (bouton du bas).8 2 Configuration du système de fichiers
Cet outil de configuration (voir figure 8.3), facilite l'administration d'un grand nombre de systèmes de fichiers. Ce genre d'opération nécessite une grande connaissance du système, si ce n'est pas le cas, restez très vigilant.Pour recharger le fichier /etc/fstab, utilisez Reload dans le menu FSM. Si vous éditez /etc/fstab manuellement, et que l'outil d'administration est en cours d'utilisation (ce que vous ne devriez d'ailleurs pas faire), il serait nécessaire de le recharger.
Pour utiliser les différents boutons, choisissez d'abord un système de fichier dans la fenêtre principale, puis cliquez sur le bouton. Les fonctions de ces boutons sont :
Info : affiche des informations sur le système de fichiers (type de partition, type de système de fichiers, point de montage, ...)
Check : effectue une vérification du système de fichiers sur la partition. Vous ne pouvez utilisez cette fonction que sur des partitions démontées. Si ce n'est pas le cas, vous devez d'abord la démonter.
Mount : monte le système de fichiers sélectionné.
Unmount : démonte le système de fichiers sélectionné.
Format : créé un nouveau système de fichiers sur la partition sélectionnée. Toutes les données de la partition sélectionnée seront effacées. Vous ne pouvez utilisez cette fonction que sur des partitions démontées. Si ce n'est pas le cas, vous devez d'abord la démonter.
Edit : affiche une boîte de dialogue qui vous permet d'éditer les points de montage, les options, ...
8 2.1 Monter un système de fichiers via NFS
Pour monter un système de fichiers via NFS, utilisez Add Mount à partir du menu NFS. Une boîte de dialogue, dans laquelle vous devez préciser un certain nombre de valeurs, apparaîtra.Device : indiquez le nom de l'hôte et le chemin (séparés par le caractère :). Par exemple foo.bar.com:/usr/exported est utilisé pour indiquer le répertoire /etc/exported qui se trouve sur foo.bar.com.
Une fois que toutes les valeurs ont été définies, appuyez sur Ok. Le système de fichiers sera ajouté à votre fichier /etc/fstab, mais il ne sera pas monté. Pour monter le système utilisez le bouton Mount qui se trouve dans la fenêtre principale.Mount Point : indiquez le point de montage que vous voulez utiliser sur votre machine. Par exemple, /mnt/foo.
Options : indiquez les différentes options à utiliser pour le système de fichiers. Les options par défaut sont soft, intr, rw. L'option rw signifie read-write (lecture-écriture). Consultez les pages du man consacrées à mount, pour plus de renseignements sur l'ensemble des options.
Comment : utilisez cette ligne pour stocker un court commentaire.
Figure 8.3 : Panneau de configuration d'un système de fichiers 8 3 Configuration d'imprimante
L'outil de configuration d'imprimante gère le fichier /etc/printcap, les files d'attente, et les filtres d'impression. Ces filtres utilisent GhostScripts (gs) ou nenscript, ce qui vous permet d'imprimer des fichiers ASCII ainsi que des fichiers postscript.N'oubliez pas que la commande lpr utilise l'imprimante lp par défaut (lp aura sans doute le nom d'une de vos files d'impression).
Il est inutile de dire, que ghoscript et nenscript doivent être installés.
Pour ajouter une imprimante, cliquez sur Add. Une boîte de dialogue vous proposera de choisir entre l'installation d'une imprimante locale (connectée sur un port série ou parallèle), ou l'installation d'une imprimante réseau (connectée sur le réseau).
Pour une imprimante locale, vous devez définir les valeurs suivantes :
Names : indiquez le nom de l'imprimante. Vous pouvez indiquer plusieurs noms, séparés par le caractère |. Exemple : lp|lp0|PostScript.
Pour une imprimante réseau, vous devez définir les valeurs suivantes :Spool Directory : indiquez le nom du répertoire chargé de gérer la file d'attente de l'imprimante. Exemple : /var/spool/lpd/lp0.
File Limit : indiquez, si vous le désirez, une taille maximale (en Ko) pour les fichiers à imprimer. La valeur 0, signifie qu'il n'y a pas de taille maximale pour les fichiers.
Print Device : précisez le périphérique sur lequel est connectée l'imprimante. Exemple : /dev/lp1.
Input Filter : si vous utilisez un filtre personnalisé, indiquez son chemin d'accès et son nom. Dans les autres cas, cliquez sur Select. Une boîte de dialogue s'ouvre et vous permet de définir le type d'imprimante Printer Type, la résolution Resolution, et la taille du papier Paper Size. Vous pouvez aussi préciser si votre imprimante à besoin du caractère EOF à la fin de chaque job (c'est le cas de beaucoup d'imprimantes utilisées sous DOS).
Suppress Headers : si vous sélectionnez cette option, la page d'en-tête de chaque job sera supprimée.
Names : voir la section imprimante locale.
Cliquez sur Ok pour ajouter la nouvelle imprimante. Certaines versions du démon d'impression lpd ont besoin d'être redémarrées avant de reconnaître la nouvelle imprimante. Choisissez Restart lpd dans le menu.Spool Directory : voir la section imprimante locale.
File Limit : voir la section imprimante locale.
Remote Host : indiquez le nom de la machine sur laquelle est connectée l'imprimante. Exemple : printer.foo.com.
Remote Queue : indiquez le nom de la queue utilisée par la machine distante. Exemple : PostScript.
8 4 Configuration réseau
Le panneau de configuration réseau présenté dans la figure 8.4 permet de manipuler facilement les adresses IP, les adresses de passerelles, les adresses réseaux, ainsi que les noms de serveurs et /etc/hosts.
Figure 8.4 : Configuration réseau Les périphériques réseaux peuvent être ajoutés, supprimés, configurés, activés, désactivés, et mis sous formes d'alias. Ethernet, arcnet, token ring, pocket (ATP), PPP, SLIP, PLIP, et les périphériques loopback sont supportés. Le support PPP/SLIP/PLIP fonctionne correctement la plupart du temps, mais vous pouvez dans certains cas rencontrer des problèmes. Lors de l'utilisation de l'outil de configuration réseau, cliquez sur Save pour enregistrer les modifications, et sur Quit pour quitter sans sauver.
8 4.1 Gestion des noms
La partie Names de l'outil de configuration réseau permet de définir le hostname et le nom de domaine de la machine, il permet aussi de déterminer quel nom de serveur sera utilisé. Par contre, vous ne pourrez pas configurer la machine en tant que nom de serveur. Pour éditer un champ, placez vous sur le champ en question et appuyez sur le bouton gauche de la souris.8 4.2 Gestion des hôtes
La partie Hosts vous permet d'ajouter, d'éditer, et de retirer des hôtes du fichier /etc/hosts. Pour l'ajout et l'édition, une boîte de dialogue apparaît dans laquelle vous taperez les informations. Cliquez sur le bouton Done pour valider. Consultez la figure 8.5 pour un exemple.
Figure 8.5 : Ajout/Edition d'hôtes 8 4.3 Ajout d'une interface réseau
Si vous avez ajouté une interface réseau depuis l'installation de Red Hat Linux, ou si vous n'avez pas configuré votre carte ethernet, vous pouvez effectuer la configuration maintenant. Dans un premier temps, cliquez sur le bouton Interfaces. Une fenêtre contenant les périphériques configurés et un certain nombre d'options apparaît (voir figure 8.6).
Figure 8.6 : Interfaces configurées Pour ajouter un périphérique, cliquez sur le bouton Add et choisissez le type d'interface que vous voulez configurer (voir figure 8.7)
Figure 8.7 : Choix du type d'interface Interface PPP
Pour ajouter une interface PPP, il suffit d'indiquer le numéro de téléphone, le nom de login, et le mot de passe dans la fenêtre Create PPP Interface présentée dans la figure 8.8. Dans certains cas, il sera nécessaire d'effectuer des modifications en cliquant sur Customize.
Figure 8.8 : Création d'une interface PPP Interface SLIP
Pour ajouter une interface PPP, indiquez le numéro de téléphone, le nom de login, et le mot de passe. Lorsque vous cliquez sur le bouton Done, une fenêtre Edit SLIP Interface apparaît. A partir de cette fenêtre vous pourrez effectuer des modifications.
Interface PLIP
Pour ajouter une interface PLIP, indiquez l'adresse IP, l'adresse IP distante, et le masque réseau. Il vous sera aussi proposé d'activer l'interface au démarrage.
Interface Ethernet, Arcnet, Token Ring, et Pocket Adaptor
Pour ajouter une interface de ce type, vous devez fournir les informations qui suivent.
Device : déterminée par netconfig qui se base sur les périphériques déjà configurés.
Lorsque vous avez terminé, cliquez sur Done. Le périphérique devrait maintenant apparaître dans la liste des interfaces. Vous devez maintenant l'activer, mettez le en surbrillance et cliquez sur Activate. Si vous rencontrez des problèmes, vous devez recommencer la configuration en cliquant sur Edit.IP Address : entrez l'adresse IP pour votre périphérique réseau.
Netmask : entrez le masque réseau pour votre périphérique réseau.
Network : déterminée à partir des valeurs IP Address et Netmask.
Broadcast : déterminée à partir des valeurs IP Address et Netmask.
Activate at boot : à utiliser si vous voulez que le périphérique soit automatiquement configuré au démarrage du système.
Configure with BOOTP : à utiliser si vous avez un serveur BOOTP sur votre réseau et que vous voulez l'utiliser pour configurer le périphérique.
8 4.4 Gestion des routes
La partie Routes vous permet d'ajouter, d'éditer, et de supprimer des routes statiques. La procédure d'ajout et d'édition est similaire à celle présentée dans la section 8.4.2. Pour un exemple, consultez la figure 8.9.
Figure 8.9 : Ajout/Edition de routes 8 5 Heure et date
Pour modifier l'heure et la date, cliquez sur l'affichage correspondant et utilisez les flèches. Cliquez sur Set System Clock pour valider, et sur Reset Time pour annuler.
Attention : il est conseillé de quitter les différentes applications, avant de modifier l'heure et la date.
8 6 Configuration du Kernel Daemon
Comme décrit dans le chapitre 5, Red Hat Linux contient le Kernel Daemon qui permet de charger et de décharger dynamiquement un certain nombre de supports.L'outil présenté dans la figure 8.10, gère le fichier de configuration de kerneld. Kerneld peut charger par exemple des systèmes de fichiers sans configuration explicite, par contre lorsque vous voulez utiliser un matériel générique vous devez lui dire quel support charger.
Figure 8.10 : Gestion de kerneld Si vous voulez par exemple charger le support ethernet, kerneld doit savoir quelle carte vous utilisez et vous devez lui préciser la configuration requise.
8 6.1 Changer les options
Pour changer les options d'un module lorsqu'il est chargé, cliquez sur la ligne pour le sélectionner et cliquez sur le bouton Edit. Une fenêtre (figure 8.11) contenant les options du module apparaît. Normalement vous pouvez ignorer la ligne Other arguments (elle peut par contre être utile dans certains cas).
Figure 8.11 : Edition des options d'un module 8 6.2 Changer les modules
Pour changer le module utilisé pour fournir un service générique, supprimez l'ancien et ajoutez le nouveau. Choisissez le module, et cliquez sur Delete. Cliquez ensuite sur Add pour ajouter le nouveau module (voir plus bas).Si vous avez changé votre contrôleur SCSI (scsi_hostadapter), n'oubliez pas de créer une nouvelle ramdisk initiale avec la commande /sbin/mkinitrd comme décrit dans la section 5.2.2.
8 6.3 Ajouter des modules
Pour ajouter un module, cliquez sur le bouton Add. Une boîte de dialogue (voir figure 8.12) apparaît, vous demandant de choisir un type de module (eth pour Ethernet, tr pour Token Ring, scsi_hostadapter pour SCSI, ...). Cliquez sur OK pour continuer.
Figure 8.12 : Ajout d'un module Si plus d'un module peut être utilisé, une boîte de dialogue (voir figure 8.13) vous demande quel module utiliser et peut éventuellement vous demander des informations supplémentaires sur le type de ce module (Exemple : pour le type ethernet, vous aurez le choix entre eth0, eth1, ...). Cliquez sur Done pour continuer, la prochaine boîte de dialogue (figure 8.13) permet de préciser les options du modules.
Figure 8.13 : Sélection à partir des modules disponibles 8 6.4 Redémarrer Kerneld
Les changement que vous avez fait seront sauvegardés dans le fichier /etc/conf.modules. Ce fichier sera lu par kerneld lors du redémarrage. Une fois les changement effectués, cliquez sur le bouton Restart kerneld pour redémarrer. Les modules déjà utilisés ne seront pas rechargés, la procédure permet seulement d'indiquer à kerneld la configuration à utiliser lors du chargement d'autres modules.
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(c)1996 Pour l'adaptation française : "Logiciels du Soleil"