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Chapitre 2

Installation détaillée

Beaucoup de personnes appréhendent l'installation d'une Red Hat Linux. Si votre matériel est correctement configuré, compatible avec Linux, et reconnu au démarrage... le plus dur est déjà passé !

Ce chapitre est uniquement consacré à une installation sur plate-forme Intel. Pour une installation Alpha ou SPARC, consultez les chapitres 3 et 4.

2 1 Avant de commencer

Avant de commencer une installation, il est conseillé de se procurer la dernière version de la feuille d'erratum et du FAQ (Frequently Asked Questions) Red Hat. L'erratum contient les dernières informations sur la distribution Red Hat et le FAQ contient les réponses aux questions les plus fréquemment posées. Vous pouvez les obtenir en envoyant un mail à :

errata@redhat.com faq@redhat.com

Il n'est pas nécessaire de remplir le sujet (subject) et le corps du message (body). Vous pouvez aussi vous connecter à notre site Web :

http://www.redhat.com/errata http://www.redhat.com/RedHat-FAQ

Avant de commencer l'installation, vous devez vous procurer un certain nombre d'informations. Si vous êtes connecté à un réseau, assurez vous de bien connaître ses différents paramètres (adresse IP, adresse réseau, masque réseau, ...). Votre administrateur réseau pourra vous fournir tous ces renseignements.

Si Linux cohabite sur votre machine avec le système OS/2, vous devez absolument créer les partitions avec le logiciel de partition OS/2. Durant l'installation ne créez pas d'autres partitions, vous devez seulement les déclarer comme partitions Linux. Si vous décidez d'utiliser LILO (Linux Loader) pour démarrer votre système Red Hat, consultez la section 2.3.19.

Avant de démarrer, lisez l'intégralité de la procédure d'installation, cela vous sera très utile.

2 2 Méthode d'installation

Suivant votre méthode d'installation, vous utiliserez une ou deux disquettes. Si vous effectuez une installation à partir d'un CD-ROM ou via NFS, vous aurez uniquement besoin de la disquette de boot. Si vous effectuez l'installation à partir d'une partition d'un disque dur, d'un serveur ftp, ou à partir d'un périphérique PCMCIA vous aurez besoin de la disquette supplémentaire.

2 3 Démarrer l'installation

2 3.1 Création des disquettes de boot et supplémentaire

Votre distribution doit contenir une disquette de boot et une disquette supplémentaire. Si ce n'est pas le cas, vous devez dans un premier temps créer la disquette de boot que vous utiliserez durant l'installation. Si vous effectuez une installation autre que CD ou NFS, vous aurez besoin d'une disquette supplémentaire. Ces disquettes sont des disquettes 3.5 d'une capacité 1.44Mo. Les images pour ces disques se trouvent dans le répertoire images du CD ou dans le répertoire à partir duquel vous effectuez l'installation FTP. Si vous avez DOS installé sur votre machine, utilisez la commande suivante pour démarrer l'utilitaire d'installation à partir du CD :

\dosutils\autoboot

Notez qu'au moment de l'installation certaines limites ont été placées sur les systèmes de fichiers supportés par le noyau. Mais une fois l'installation terminée, tous les systèmes seront supportés. Au moment de l'installation, le noyau supporte les périphériques (E)IDE, (inclus les CD-ROM ATAPI), les adaptateurs SCSI, et les cartes réseaux. Il supporte aussi les souris, SLIP, CSLIP, PPP, PLIP, l'émulation FPU, la sélection console, ELF, SysV IPC, ...

Une fois l'installation terminée, vous devez recompiler un noyau qui contient uniquement le support pour votre matériel. Consultez la section 5.2 pour plus d'information.

2 3.1.1 Création des disquettes sous DOS

Sous DOS, vous pouvez utiliser l'utilitaire rawrite qui se trouve sur le CD Red Hat Linux. Etiquetez la disquette 1.44Mo boot, puis exécutez la commande suivante (en supposant que le lecteur d: contient le CD) :

d :\dosutils\rawrite.exe

Il vous sera demandé le nom du fichier (boot.img) ainsi que le nom du lecteur (a:). Si vous devez réaliser une disquette supplémentaire, étiquetez la supplemental et exécutez à nouveau rawrite. Précisez le nom du fichier (supp.img) et le nom du lecteur (a:). Vous devez maintenant posséder deux disquettes étiquetées boot et supplemental.

2 3.1.2 Création des disquettes sous Linux

Si vous possédez déjà un système Linux, la création des disquettes est très simple. Utilisez la commande suivante (si votre CD-ROM est monté sur /mnt/cdrom) :

cd /mnt/cdrom/images ./mkfloppies.pl

Le script mkfloppies.pl collecte des informations sur votre système et créé les disquettes appropriées. Il peut aussi sauvegarder certaines informations comme les adresses réseaux ou la configuration X.

2 3.2 Démarrer l'installation du système

Insérez la disquette de boot que vous venez de créer et rebootez la machine. Le système utilisera l'image qui se trouve sur la disquette pour démarrer. Le prompt LILO: s'affichera, mais dans un premier temps appuyez simplement sur Entrée. Observez les différents messages affichés au moment de l'initialisation de votre matériel. Si quelque chose manque ou se passe mal, vous aurez besoin de préciser certains paramètres au prompt LILO: (si c'est le cas, notez les car vous en aurez besoin ultérieurement).

Après les paramètres requis, appuyez sur Entrée pour démarrer l'installation. Si tout se passe bien, un écran vous demandant si vous utilisez un moniteur couleur (figure 2.1) devrait s'afficher. Yes est la réponse par défaut, par contre si vous ne voyez rien appuyez une fois sur Tab puis sur Entée. La boite de dialogue vous souhaitant la bienvenue apparaîtra, appuyez sur Entrée pour continuer.

Figure 2.1 : Commencer l'installation

2 3.3 Informations disponibles durant l'installation

L'interface d'installation se décompose en cinq consoles virtuelles. Appuyez sur Alt Fn (où n est le numéro de console) pour basculer entre les différentes consoles.


VC Contenu ------------------------------ 1 Ecran d'installation 2 Prompt shell 3 Log d'installation 4 Log du système 5 Sortie du programme


Figure 2.2 : Information sur les consoles virtuelles

2 3.4 Utilisation des boites de dialogue

L'utilisation des boîtes de dialogue est très simple. Dans la plupart des boîtes de dialogues vous trouverez un curseur ou une barre de sélection que vous déplacerez avec les touches curseurs ou tabulation du clavier. Un résumé des commandes se trouve en bas de l'écran. Si vous devez choisir un item dans une liste, positionnez vous sur celui-ci et appuyez sur Entrée. Si vous devez sélectionner plusieurs items dans une liste, positionnez vous sur ceux qui vous intéressent et appuyez sur la barre d'espace. Pour dé-sélectionner un item appuyez à nouveau sur la barre d'espace. Appuyez sur Entrée lorsque vous avez terminé votre sélection. Durant l'installation le fait d'appuyer sur F12 valide les valeurs courantes et passe à l'écran suivant. Vous trouverez aussi dans le coin supérieur droit un message indiquant l'étape d'installation en cours. Un conseil, durant l'installation n'appuyez sur aucune touche de façon hasardeuse. Les conséquences en sont imprévisibles.

2 3.5 Type d'installation

Red Hat Linux peut être installé à partir de plusieurs supports. L'installation PCMCIA à partir d'un des supports supportés nécessite l'utilisation de la disquette supplémentaire. Si vous réalisez l'installation avec un périphérique PCMCIA (une carte ethernet PCMCIA pour une installation NFS, ou un carte PCMCIA SCSI pour une installation CD), vous devez répondre Yes à la première question du programme d'installation. Il vous sera demandé de retirer la disquette boot puis d'insérer la disquette supplémentaire.

L'écran suivant vous demande quel type de support vous allez utiliser pour l'installation (figure 2.3). Choisissez le support à utiliser et appuyez sur OK ou sur F12 pour passer à l'écran suivant. Pour les supports FTP, disques durs, et disquettes, la disquette supplémentaire est requise. Si vous avez choisi une installation NFS, reportez vous à la section 2.3.6. Dans les autres cas, reportez vous à la section 2.3.7.

Figure 2.3 : Choix du support d'installation

2 3.6 Installation NFS

Pour une installation NFS, vous devez posséder une carte réseau supportée. La première étape consiste à choisir le pilote qui supporte votre carte. Dans la plupart des cas (mais ce n'est pas toujours nécessaire), vous aurez la possibilité de passer des paramètres au noyau afin qu'il communique correctement avec votre carte. Il se peut par contre, que lors de la reconnaissance de votre carte, le programme d'installation s'arrête. Si c'est le cas, relancer l'installation et essayez d'autre paramètres (voir section B pour des exemples).

Vous devez ensuite effectuer la configuration réseau afin d'accéder au serveur NFS utilisé pour l'installation. La figure 2.7 vous montre le type de données à connaître lors de l'installation. Ces données ne seront utilisées que durant l'installation. D'autres informations TCP/IP permanentes vous seront demandées plus tard, cette procédure permet une plus grande flexibilité dans l'installation. Lorsque vous avez indiqué l'adresse IP, le programme d'installation va tenter de remplir le champ Netmask à partir de la valeur contenue dans le champ IP. Acceptez ou modifiez cette valeur et appuyez sur Entrée, les adresses réseaux et broadcast seront déterminées à partir des deux valeurs précédentes. Si vous souhaitez faire des modifications, utilisez les touches du curseur pour vous positionner sur le champ à modifier, utilisez la touche Backspace pour effacer la valeur précédente, et retapez la nouvelle valeur. Appuyez sur Ok lorsque vous avez terminé.

Figure 2.4 : Configuration TCP/IP

Après avoir configuré les informations IP, vous devrez indiquer le nom du domaine de la station de travail. Le champ Hostname contient le FQDN (Fully Qualified Domain Name). Les valeurs de Gateway et Nameserver seront définies à partir des informations contenues dans l'écran de configuration TCP/IP. Voir figure 2.4

Enfin, vous devez préciser les informations relatives au serveur NFS. Vous devez indiquer le nom ou l'adresse IP du serveur ainsi que le répertoire Red Hat à partir duquel l'installation doit être faite.

Figure 2.5 : Configuration NFS

2 3.7 Chemin d'installation

L'utilitaire d'installation de Red Hat Linux 4.0 permet de réaliser une mise à jour à partir d'une ancienne version Red Hat Linux (2.0, 2.1, et 3.0.3) (voir figure 2.6). Cette mise à jour permet d'installer le nouveau noyau modulaire 2.0 ainsi que les dernières versions des packages installés sur votre machine. Les fichiers de configuration existant seront renommés filename.rpmsave et un fichier log de mise à jour sera généré dans /tmp/upgradelog. De part l'évolution des logiciels, les formats de fichiers de configuration peuvent changer : comparez vos fichiers originaux avec les nouveaux fichiers avant d'effectuer des remplacements.

Figure 2.6 : Choix du chemin d'installation

2 3.8 Support adaptateur SCSI

A ce moment de l'installation, vous devez préciser au noyau quel type d'adaptateur SCSI est présent sur votre machine. Si vous n'en possédez pas, choisissez No et passez au paragraphe suivant. Si vous avez un adaptateur SCSI qui sera utilisé durant l'installation, choisissez Yes. Une liste d'adaptateurs SCSI vous sera proposée, choisissez celui qui correspond au vôtre et appuyez sur Entrée. Vous aurez la possibilité de passer des paramètres pour le module SCSI. Nous vous recommandons tout de même de laisser le pilote détecter votre matériel, à moins que vous ne sachiez clairement ce que vous êtes en train de faire. Si l'installation du module SCSI échoue, vérifiez que vous avez choisi le module correspondant à votre matériel et recommencez. Si vous avez besoin de passer des paramètres, consultez la section B pour des exemples.
Si vous effectuez une installation CD ou NFS, reportez vous directement à la section 2.3.10

2 3.9 Installation FTP

Pour une installation FTP, vous devez effectuer la configuration TCP/IP pour accéder au serveur FTP. Ces données ne seront utilisées que durant l'installation. D'autres informations TCP/IP permanentes vous seront demandées plus tard, cette procédure permet une plus grande flexibilité dans l'installation. Lorsque vous avez indiqué l'adresse IP, le programme d'installation va tenter de remplir le champ Netmask à partir de la valeur contenue dans le champ IP. Acceptez ou modifiez cette valeur et appuyez sur Entrée, les adresses réseaux et broadcast seront déterminées à partir des deux valeurs précédentes. Si vous souhaitez faire des modifications, utilisez les touches du curseur pour vous positionner sur le champ à modifier, utilisez la touche Backspace pour effacer la valeur précédente, et retapez la nouvelle valeur. Appuyez sur Ok lorsque vous avez terminé. Voir figure 2.4


Parameter Exemple ---------------------------------------- IP Address 199.183.24.5 Netmask 255.255.255.0 Network Address 199.183.24.0 Broadcast Address 199.183.24.255 Domain Name redhat.com Hostname elroy.redhat.com Default Gateway 199.192.24.254 Primary Nameserver 199.183.24.101


Figure 2.7 : Exemple de paramètres réseaux

Après avoir configuré les informations IP, vous devrez indiquer le nom du domaine de la station de travail. Le champ Hostname contient le FQDN (Fully Qualified Domain Name). Les valeurs de Gateway et Nameserver seront définies à partir des informations contenues dans l'écran de configuration TCP/IP.
La figure 2.7 contient les paramètres requis et des valeurs d'exemple (ne les utilisez pas !).

Enfin, vous devez préciser le nom du site FTP et le répertoire Red Hat à partir duquel l'installation doit être faite. Si vous avez entré des informations incorrectes, vous rencontrerez un message d'erreur.

2 3.10 Partitions de disque

Pour les personnes qui ne sont pas familières avec le partitionnement de disque, cette section contient des informations très utiles. Un disque dur permet de stocker de nombreuses informations, mais à sa sortie d'usine il n'est en aucun cas prêt à les recevoir. Il existe maintenant une table de partition standard, qui permet à UN disque dur de se comporter comme PLUSIEURS supports de données. Si vous avez acheté votre machine avec le système DOS pré-installé, vous devez posséder une seule partition.

Modifier la taille de la partition n'est pas conseillé si vous ne voulez pas perdre de données. N'oubliez jamais que vous pouvez changer la table de partition sans perdre de données, mais seulement si vous ne modifiez pas la taille des partitions que vous ne voulez pas perdre. Si vous possédez une seule partition DOS, vous risquez de rencontrer quelques problèmes ! Heureusement pour vous il existe un programme appelé fips. Fips vous permet de modifier la taille d'une partition DOS, sans perdre les données qui s'y trouve. Dans un premier temps, utilisez le programme defrag fourni avec le DOS 6.2 (ou équivalent). Vous trouverez fips dans le répertoire dosutils du CD. Nous vous conseillons d'effectuer une sauvegarde de vos données, même si jusqu'à présent ce programme à toujours parfaitement fonctionné.

Linux doit posséder sa propre partition pour y être installé. Une partition de swap (d'échange) est aussi très utile. Si vous avez 16Mo de RAM (ou moins) vous devez créer une partition de swap. Pour de bonne performance, une mémoire de 24Mo (répartie entre la RAM et l'espace swap) est obligatoire.

Si vous désirez réellement utiliser Linux, vous devrez créer sur votre système deux partitions (ou plus). Cette option est décrite plus loin. Vous pouvez créer ces partitions avec le logiciel fdisk, livré avec tout système d'exploitation.

Comme indiqué au début de ce chapitre, si OS/2 et Linux partage le même disque, vous devez créer vos partitions avec la version de fdisk livrée avec OS/2. Si l'utilisation de fdisk échoue, votre disque ne sera plus utilisable sous OS/2.

Un des concepts importants à retenir est qu'il existe différents types de partitions. Lorsque vous allez créer avec fdsik vos partitions, elles seront par défaut du type Linux native. Ceci est tout à fait normal pour des partitions Linux, alors que ce n'est pas la cas pour des partitions de swap. Vous devez les convertir en partition Linux Swap (type 82). Même si vous avez créé vos partitions avec un autre logiciel (exemple : fdisk d'OS/2) vous devez impérativement utiliser la version Linux de fdisk pour la conversion de type.

Une liste des lecteurs disponibles sur votre système s'affiche. Sélectionnez le lecteur à partitionner. Une fois la partition terminée, vous aurez la possibilité de partitionner un autre disque.

Nous vous recommandons la configuration suivante :

Lors de la création des partitions, il est préférable de noter par écrit à quels systèmes de fichiers sont destinées les partitions.

La création de plusieurs partitions permet de sauvegarder et de déplacer plus facilement vos données. Il est souvent plus facile de déplacer 200Mo que 600Mo !

Une fois l'exécution du programme de partition terminée, si vous voyez apparaître le message 'Re-read table failed with error ...' vous devez redémarrer votre machine pour que Linux puisse recharger les données de la table de partition. C'est souvent le cas lorsque vous créez, modifiez, ou supprimez une partition étendue. Si votre machine reboote, effectuez la même procédure qui vous a mené jusqu'au programme de partition, mais sautez la création de partition (vous venez de le faire!).

La suite de l'installation vérifie la présence d'une partition de swap. Si une partition de ce type est détectée, il vous sera demandé de l'initialiser.

2 3.11 Configuration du système de fichier

Choisissez la partition root à installer à partir de la liste des partitions disponibles. La partition que vous allez choisir sera suivie du point de montage / . Vous pouvez aussi choisir de monter d'autres partitions (dont les partitions DOS, OS/2 HPFS, ...) : placez vous sur la partition, appuyez sur la touche Tab pour sélectionner le bouton EDIT, indiquez le point de montage et choisissez OK pour terminer. Si vous avez fait une erreur cliquez sur CLEAR, cliquez sur CANCEL pour retourner à l'écran de sélection des partitions. Si vous avez modifié ou supprimé le point de montage pour le système de fichier root, il y a de grandes chances pour que la procédure d'installation échoue. Si vous décidez d'effectuer des modifications, assurez vous avant de continuer d'avoir indiqué une partition valide pour / . Voir figure 2.8

Figure 2.8 : Configuration du système de fichier

Une liste de partitions à formater vous sera proposée. Utilisez le curseur et la barre d'espace pour choisir les partitions à formater (assurez vous qu'elles ne contiennent pas de données).

2 3.12 Sélection de package et installation

Sélection des séries

Red Hat Linux contient un utilitaire qui permet de sélectionner les composants du système (voir figure 2.9). Les composants du système sont des méta-packages qui sont en fait des regroupements de packages relatifs au même sujet (le langage de développement C contient les compilateurs, les librairies, et les debuggers). Vous pouvez utiliser l'outil de sélection des composants du système, soit utiliser l'outil de sélection des packages présenté dans l'écran suivant, soit utiliser une combinaison des deux. Pour sélectionner un composant ou un package individuel, positionnez le curseur sur celui qui vous intéresse et validez le en appuyant sur la barre d'espace. Pour activer la sélection de package individuel, cliquez sur l'option Select individual packages. Si vous choisissez tous les composants, tous les packages seront sélectionnés pour l'installation. Vous pouvez ensuite utiliser la sélection de package individuel pour supprimer ceux qui ne vous intéressent pas.

Figure 2.9 : Sélection des composants

Sélection des packages

Après avoir choisi les composants à installer, vous avez la possibilité d'affiner votre sélection composants par composants ou packages par packages. Pour affiner votre sélection, choisissez d'abord le groupe que vous voulez examiner. Vous pouvez ensuite ajouter ou supprimer des packages de ce groupe. Lorsque un package est mis en surbrillance, appuyez sur F1 pour obtenir sa taille et des informations le concernant (voir figure 2.10). Si vous ne savez pas si un package doit être installé, il est conseillé de l'installer par défaut.

L'écran de sélection des packages indiquera en haut de l'écran Select Group l'espace disque requis pour les packages sélectionnés. L'espace disque total requis est affiché en bas de l'écran Select Packages, et il est modifié en fonction des packages sélectionnés ou supprimés. Certains packages sont installés par défaut, il est donc impossible d'avoir une valeur d'espace disque requis nulle.

Figure 2.10 : Description de package

Après avoir terminé la sélection de package, le système effectue une vérification des dépendances pour tester l'intégrité de votre sélection. Si un problème se présente, il sera affiché ainsi que la liste des packages à installer pour régler ce problème. Après avoir réglé ces problèmes, choisissez OK pour commencer l'installation

2 3.13 Configuration souris

Dans la liste, choisissez une souris correspondant à celle que vous utilisez. Si vous avez une souris connectée au port PS/2, choisissez l'option Souris PS/2. Si vous avez une souris deux boutons et si vous souhaitez émuler le troisième bouton (en appuyant sur les deux boutons simultanément), utilisez la boite qui se trouve en bas de l'écran (Emulate 3 Buttons ?). Si vous avez une souris série, vous devrez indiquer le port (COM) à utiliser.

2 3.14 Configuration X Window

Pour configurer X Window, vous devez d'abord sélectionner votre carte vidéo à partir de la liste proposée. Si votre carte n'y figure pas, elle n'est peut être pas supportée par Xfree86. Dans ce cas, vous pouvez essayer la dernière carte de la liste (Unlisted Card) ou vous tourner vers un serveur X commercial (Metro X par exemple). Dans l'étape suivante, vous devez choisir votre moniteur. Si votre moniteur ne figure pas dans la liste, choisissez un des moniteurs génériques ou essayez l'option Custom suivie de vos propres paramètres (ce qui est recommandé aux utilisateurs confirmés). Vous devez ensuite indiquer la quantité de mémoire vidéo de votre carte, appuyez sur F12 ou sur Entrée pour continuer. Lors de l'étape suivante, les utilisateurs novices utiliseront les valeurs par défaut alors que les utilisateurs confirmés choisiront un circuit d'horloge spécifique. La dernière étape de configuration permet de choisir les modes vidéo à inclure dans votre fichier XF86config. Utilisez les touches du curseur pour choisir la valeur de Color Depth (8, 16, ou 24 bits) qui permet de définir le nombre de couleurs. Utilisez la barre d'espace pour sélectionner les résolutions, et la touche Tab pour se déplacer dans les champs Color Depth. Lorsque vous aurez choisi les modes vidéo, déplacez le curseur sur le bouton OK et appuyez sur Entrée ou sur F12. Un écran vous donnera des informations sur les modes vidéo choisis, et sur la façon de démarrer et d'arrêter le serveur X.

2 3.15 Configuration réseau

Pour la configuration réseau, vous avez le choix entre trois possibilité.

2 3.16 Configuration de l'horloge

Vous devez d'abord indiquer quel système horaire vous souhaitez utiliser (UTC/GMT ou heure locale). Si vous êtes connecté à un réseau, utilisez le système UTC et l'heure locale dans les autres cas. Vous devez ensuite sélectionner votre zone horaire en vous déplaçant dans la liste (avec les touches curseur) et en appuyant sur Entrée.

2 3.17 Sélection du clavier

Pour la plupart des systèmes appuyez sur Entrée. Si vous ne voulez pas utiliser un clavier américain, déplacez la barre de sélection (avec les touches curseur) sur celui que vous souhaitez utiliser et appuyez sur Entrée.

2 3.18 Mot de passe root

Vous devez maintenant définir le mot de passe de l'utilisateur root (ou super-utilisateur). Seul cet utilisateur possède un accès complet au système, il ne doit être utilisé que pour des opérations de maintenance du système. Consultez la section 8.1 pour connaître les instructions à utiliser pour créer de nouveaux utilisateurs. Le mot de passe de root doit contenir au minimum six caractères (alphanumériques, majuscules et minuscules) ... ne l'oubliez jamais ! Si vous l'avez oublié, rebootez en mode simple utilisateur (consultez la section 10.4.1 et utilisez la commande passwd pour créer un nouveau mot de passe). Les caractères que vous allez taper ne seront pas affichés à l'écran. Vous devrez taper le mot de passe deux fois avant de poursuivre. Si les deux mots de passe sont différents, il vous sera à nouveau demandé de le taper. Voir figure 2.11

Figure 2.11 : Création du mot de passe root

2 3.19 Installation LILO

Pour démarrer Linux, vous devez installer LILO à moins que vous ne vouliez pas écraser votre MBR (Master Boot Record) et que vous possédiez un autre moyen de lancer Linux. Il est pourtant recommandé d'installer LILO.

Si vous ne voulez pas installer LILO, choisissez SKIP et appuyez sur Entrée.

Si vous choisissez d'installer LILO, il vous sera demandé sur quel disque dur vous souhaitez effectuer l'installation. Sur la plupart des systèmes, vous utiliserez le MBR du premier disque physique. Si vous utilisez un boot manager d'OS/2 (ou autre), installez plutôt LILO sur le premier secteur de la partition root.

Voici les règles à suivre, si vous installez LILO sur un disque dur :

  1. Si vous avez 2 lecteurs (E)IDE, votre partition root doit se trouver sur un des deux. Ceci inclus aussi les lecteurs CD-ROM (E)IDE sur le contrôleur primaire. Si vous avez un disque dur (E)IDE et un lecteur CD-ROM sur le contrôleur primaire, vous devez installer votre partition root sur le disque dur (E)IDE.

  2. Si vous avez un lecteur (E)IDE et des lecteurs SCSI, votre partition root doit se trouver sur le lecteur (E)IDE ou sur le lecteur SCSI dont l'ID est 0. Les autres valeurs d'ID ne fonctionneront pas.

  3. Si vous avez uniquement des lecteurs SCSI, votre partition root doit se trouver sur le lecteur dont l'ID est 0 ou 1. Les autres valeurs d'ID ne fonctionneront pas.
Il vous sera ensuite proposé de booter un autre système d'exploitation, répondez par Yes ou No. Si vous répondez Yes, vous devez indiquer le type de partition à utiliser et quel est le système à booter. Après avoir terminé l'installation de LILO, le système va rebooter.


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(c)1996 Pour l'adaptation française : "Logiciels du Soleil"