Vous avez passez probablement passé beaucoup de temps à trouver un nom pour
votre chère machine, et vous êtes sûr d'avoir été original en l'ayant appelé
warlordz.kill.the.windows : je doute que ce soit original, mais cela
change de localhost.localdomain...
Quoi qu'il en soit, un problème va maintenant se poser : avec notre
configuration, et un tel nom de machine, le champ From: de vos courriers
sera, par exemple bugs@warlordz.kill.the.windows, ou
lamer@warlordz.kill.the.windows. Cela ne posera pas de problème quand
bugs postera un courrier à lamer puisqu'il s'agira d'une délivrance
locale, mais cela risque d'en poser lorsque bugs enverra un courrier à
postmaster@site.serieux... En effet, pour éviter les courriers
indésirables (aka SPAM ou UCE) postés par de tristes sires, le système de
courrier de site.serieux a sûrement mis en place une protection toute
simple : tout message dont l'adresse d'expéditeur n'appartenant pas à un
domaine connu sera directement mis au panier (il y a même des sites qui vont
plus loin en bannissant les messages venant de domaines connus... pour émettre
ces fameux SPAMs).
Qu'est-ce qu'un « domaine connu » ? Un domaine dûment enregistré auprès des
instances de l'Internet et je suppose que vous n'avez pas payé le NIC pour
déposer le domaine warlordz.kill.the.windows, non ? En conséquence,
site.serieux, lorsqu'il recevra un message venant de votre domaine,
recherchera dans ses tablettes s'il connaît ce nom et, comme ce ne sera pas le
cas, votre précieuse missive ira se perdre dans les oubliettes de l'histoire,
sans que vous en soyez même averti...
Un autre problème est que, même si le message n'était pas rejeté et que
postmaster@site.serieux lui répondait, le message de réponse serait envoyé
à bugs@warlordz.kill.the.windows. Là encore, le site n'étant pas connu,
pas même de votre fournisseur d'accès, la réponse se perdra dans la nature (ou
plutôt non, elle reviendra à postmaster@site.serieux, ce qui ne manquera
pas de l'agacer...).
Pour corriger ces deux problèmes, il faut donc faire en sorte que l'adresse
bugs@warlordz.kill.the.windows soit remplacée, lors de l'expédition du
message par une adresse valide au sens de l'Internet.
Pour ce faire, Nous supposerons que vous êtes abonné au fournisseur d'accès
fai.fr (qui, lui est enregistré et donc connu de tous les sites
Internet). Lorsque vous vous êtes abonné, le fournisseur vous a octroyé un nom
pour votre boîte aux lettres (selon les cas, c'est vous qui proposez le nom, ou
c'est le FAI qui vous l'impose). Admettons que cette adresse soit
jdupont@fai.fr (ce qui, je vous l'accorde, est bien moins fun que
bugs@warlordz.kill.the.windows...).
Nous avons deux méthodes pour régler le problème :
fai.fr et à renommer l'utilisateur bugs en
jdupont : ainsi, l'adresse d'expédition sera correcte. Pas
terrible... postfix pour qu'il réécrive l'adresse de l'expéditeur, qu'il
« masque » l'adresse bugs@warlordz.kill.the.windows par
jdupont@fai.fr ;From:postfix, comme son prédecesseur, permet de modifier le champ From:,
qui contient l'adresse de l'expéditeur. Par défaut, cette option n'est pas
active et il va donc falloir modifier notre configuration pour l'utiliser.
Le principe est simple  :
postfix qu'il doit utiliser une table de réécriture
des adresses des expéditeurs. Cette table s'appelle canonical et sera
placée dans /etc/postfix/, son format est décrit par la commande
man 5 canonical. Dans notre cas, le fichier
/etc/postfix/canonical devrait donc contenir
bugs jdupont@fai.fr
DB avec la
commande postmap /etc/postfix/canonical.
ADDRESS REWRITING, prévue à cet effet dans /etc/main.cf (et
initialement vide), on ajoute la ligne suivante :
sender_canonical_maps = hash:/etc/postfix/canonical
postfix à relire ce fichier en faisant postfix reload.Et c'est tout... Il reste à notre ami Jean Dupont, euh... pardon,
bugs à envoyer un message de test (local ou à une adresse écho) afin de
vérifier si la réécriture s'est bien effectuée.