| Linux-Mandrake: Guide d'installation; Guide de l'utilisateur | ||
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Avec le panneau, c'est le deuxième composant fondamental de KDE. C'est un outil extrêmement puissant, et ses possibilités sont au-delà de tous les gestionnaires de fichiers existants. Il partage, bien sûr, toutes les fonctionnalités de ses semblables :
association de types de fichiers à des types MIME en fonction de leur extension,
affichage de l'arborescence,
glisser/déposer entre différentes fenêtres de KFM et le « bureau » (qui, dans le vocabulaire X, s'appelle la fenêtre racine).
Mais ce sont surtout ses autres fonctionnalités qui font son utilité :
KFM est un navigateur web complet (à l'exception du support Java), avec possibilité de configurer un proxy (« mandataire ») Internet et le comportement en face des cookies,
il est également capable de faire du FTP, anonyme ou non, et vous pouvez ainsi rapatrier ou mettre des fichiers sur un serveur FTP de façon tout à fait transparente,
il reconnaît un grand nombre de types d'images et donne un aperçu des images à la demande.
Vous pouvez ouvrir une fenêtre KFM d'au moins deux façons :
soit vous ouvrez votre répertoire personnel, qui est matérialisé par une icône facilement reconnaissable, exposée dans la Figure 10-7.
soit, depuis le Disk Navigator, vous sélectionnez un répertoire au hasard, et vous sélectionnez l'option tout en haut du menu, intitulée Ouvrir le répertoire.
Ce n'est probablement pas la vue que vous aurez par défaut, car la configuration pour cette fenêtre a été modifiée par rapport à la configuration « de base ». Il y a des choses qui ne changent pas cependant : vous avez toujours un emplacement URL où vous pouvez entrer l'URL à consulter, la barre d'outils et la barre de menus. Les fichiers locaux sont représentés par des URL dont le préfixe est file:, vous pouvez donc voir ici le contenu du répertoire /home/fg. On peut déjà voir quelques caractéristiques du gestionnaire :
il utilise des icônes en fonction du type de fichier qu'il croit reconnaître (en fonction des types MIME),
il peut ou non afficher l'arborescence des fichiers au côté de la liste des fichiers;
il peut ou non afficher des petites images pour un grand nombre de types d'image existants.
Vous aurez deviné en regardant la fenêtre qu'il y a également une icône pour les types de fichiers qu'il ne connaît pas (en fait, le fichier ircnewbies-ops.welcome est un simple fichier texte, mais l'« extension » .welcome qui, en fait, n'en est pas une, l'incite à rechercher un type MIME correspondant à un tel fichier). Si, dans cette fenêtre, vous cliquez par exemple sur le fichier grepmail-3.9.tar.gz, KFM lancera l'application associée au type MIME du fichier associé à l'« extension » .tar.gz : un programme d'archivage.
Voyons maintenant les bases de la configuration de KFM : elle se trouve dans deux menus. Le premier est le menu Affichage, exposé dans la Figure 10-9.
Les options sont les suivantes :
Montrer les fichiers cachés : les fichiers cachés sous Unix sont ceux dont le nom commence par un .; activer cette option rendra donc visibles de tels fichiers (en général, ce sont des fichiers et/ou répertoires de configuration d'applications dans le répertoire personnel de l'utilisateur);
Arborescence : cette option permet d'afficher dans la partie gauche de la fenêtre l'arborescence des répertoires. Le clic sur une flèche développera l'arborescence des répertoires sous un répertoire (s'il n'y a pas de flèches, cela veut donc dire qu'il n'y a pas de sous-répertoire) et le clic sur le répertoire lui-même provoquera l'affichage de son contenu dans la partie gauche. Enfin, on peut également faire un clic droit dessus pour obtenir un menu contextuel dont les options parlent d'elles-mêmes;
Montrer les petites images : cette fonction montre les petites images comme son nom l'indique. Toutefois, il existe des types d'images qui ne sont pas encore supportés (les images PNG par exemple) et pour lesquels il vous faudra faire appel à un visualisateur externe;
HTML : KFM est aussi un navigateur web, et si cette option est activée, il affichera le contenu du fichier index.html d'un répertoire, si ce fichier existe. Par exemple, essayez de visualiser le contenu du répertoire /usr/doc/mandrake :-). Si toutefois vous ne voulez pas visualiser le HTML directement, il vous faut désactiver cette option. Voir un fichier HTML requiert alors que vous cliquiez dessus avec le bouton gauche.
Et enfin vient le choix de visualisation du contenu d'un répertoire; l'affichage Détails affichera plus de détails sur les fichiers et les répertoires.
Vous pouvez également aller dans le menu Options : vous pourrez choisir d'afficher ou de cacher certains des composants de KFM. C'est également dans ce menu que vous pourrez enregistrer les options de KFM (si toutefois vous n'avez pas choisi de cacher la barre de menus :-)).
Enfin, vous disposez d'une boîte de dialogue où vous pouvez configurer d'autres aspects du gestionnaire de fenêtres, que vous obtiendrez en sélectionnant Options/Configurer le gestionnaire de fichiers .... Les intitulés des options parlent d'elles-mêmes. Dans le menu Autres, l'option Permettre la sauvegarde des paramètres pour chaque URL s'applique aux options de la fenêtre : sa taille, l'affichage des divers composants, etc.
KFM peut également naviguer sur le Web. Quelques liens présents sur le bureau de base de Linux-Mandrake pointent en fait vers des sites web : essayez par exemple un clic droit sur l'icône intitulée news et sélectionnez l'onglet URL, vous verrez alors l'onglet de la Figure 10-10, ce qui est bien une URL désignant un site web. Maintenant, cliquez sur ce lien avec le bouton gauche, vous obtenez une fenêtre de KFM qui chargera le site web, comme on le montre dans la Figure 10-11!
Vous pouvez voir que le rendu du HTML n'a pas grand chose à envier à d'autres navigateurs web bien connus... mais surtout, KFM mange nettement moins de mémoire que les susdits navigateurs :-)
En revanche, il n'y a pas (pour l'instant) de support pour les plugins, mais le support MIME est là; si vous cliquez, par exemple, sur un lien désignant un fichier MPEG, KFM téléchargera le fichier en local puis lancera aktion pour le visualiser. Vous pouvez aussi sauvegarder le lien sur disque en le sélectionnant et en le faisant glisser vers une autre fenêtre de KFM, voire sur le bureau!
KFM propose une fonction très intéressante : la possibilité de se comporter comme un client FTP. En effet, une fenêtre donnant sur un site FTP apparaîtra de la même façon qu'une fenêtre désignant un répertoire local, à ceci près, bien sûr, que l'URL commencera par ftp://. Vous pouvez aussi entrer directement l'adresse d'un site : si celle-ci commence par ftp, KFM apposera alors automatiquement le préfixe...
Par exemple, si on entre ftp.ciril.fr dans le champ URL, KFM apposera automatiquement le préfixe ftp:// au début et ouvrira effectivement le site FTP correspondant, comme le montre la Figure 10-12.
Vous pouvez voir que KFM associe les icônes de la même façon que pour des répertoires locaux, et est à même d'effectuer les mêmes actions pour les types de fichier, à ceci près qu'il téléchargera d'abord localement une copie du fichier. Les icônes de répertoires « entourés d'une ceinture » signifient que vous n'y avez pas accès, comme avec les répertoires locaux.
D'une telle fenêtre, vous pouvez faire du glisser/déposer et ainsi télécharger un fichier du site FTP vers votre répertoire personnel en manipulant l'icône correspondant au fichier!
Cependant, bien sûr, l'URL telle que nous l'avons formée implique une connexion FTP anonyme, et donc vous n'avez pas accès en écriture au répertoire distant. Si vous disposez d'un accès en écriture à un répertoire distant par FTP (par exemple, vous avez un site web chez votre fournisseur d'accès et que ce dernier donne accès par FTP au répertoire hébergeant vos fichiers HTML), vous devrez spécifier votre nom d'utilisateur sur ce serveur en plus de l'adresse du site FTP, sous la forme :
input_ftp_remote_site
Si votre nom de login est jean et que le nom du site est mon.provider.fr, vous entrerez comme URL la séquence suivante : ftp://jean@mon.provider.fr. Une fenêtre apparaîtra ensuite vous demandant votre mot de passe. Saisissez-le. Vous pourrez alors non seulement faire du glisser/déposer depuis votre répertoire local vers le répertoire distant, mais vous pourrez en plus éditer vos fichiers sur le répertoire distant localement. Après modification, KFM vous demandera confirmation avant de mettre à jour le fichier sur le site distant.
Les options pour configurer ces deux fonctionnalités de KFM sont accessibles par le menu Options/Configurer le navigateur.... Vous obtiendrez ce qui est présenté dans la Figure 10-13.
L'écran Proxy configure ce qu'indique son nom : si vous êtes connectés à l'Internet et que votre fournisseur d'accès possède un proxy, c'est ici que vous pouvez le configurer, pour le FTP et pour le HTTP. L'écran HTTP sert à dire au navigateur quelles langues il doit pouvoir accepter depuis les sites web, ainsi que les jeux de caractères (cyrillique, chinois, etc.). Les options par défaut sont en général suffisantes.
L'écran Agent utilisateur est un peu plus « tordu » : il s'agit de donner une fausse réponse à la requête de demande d'un serveur web quant au navigateur que vous utilisez. En effet, il arrive que certains sites envoient des contenus différents selon le navigateur que vous utilisez! Cet onglet vous permet de contourner ce problème. Si une page apparaît différemment selon que vous utilisiez KFM ou Netscape, vous pourrez toujours entrer le nom du serveur dans la case Sur le serveur:, et mettre la chaîne identifiant Netscape (Mozilla 4.61) dans la case Connexion en tant que:, puis cliquez sur Ajouter...
Quant à l'écran Cookies, il configure ce que son nom indique : le comportement de KFM en face des cookies, avec possibilité de spécifier une politique différente pour tel ou tel site. Comme vous pouvez le voir, KFM est un navigateur web complet :-)
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