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Pour compliquer les choses encore un peu plus, la façon dont Windows nomme les partitions est totalement différente de celle dont Linux les nomme. La principale différence est liée au fait que Windows se repose sur le type des partitions pour attribuer des lettres aux « lecteurs », tandis que Linux se repose sur la position du disque dans la chaîne (IDE ou SCSI) et sur le partitionnement de chacun des disques, mais ne tient aucun compte des types des partitions.
Comme déjà indiqué, Windows attribue leurs lettres aux lecteurs en fonction des partitions qu'il trouve et qu'il reconnaît. Windows ne nomme donc jamais un disque, mais seulement des partitions.
Ainsi, il n'y a jamais de disque C:, mais un lecteur C: (ou une partition, si vous préférez). Ce « lecteur » C: obéit à certaines contraintes: ce doit être une partition primaire d'un type reconnu par Windows, et ce sur le premier disque vu par le BIOS. Et pour finir, cette partition doit être active... Ainsi, en règle générale, c'est le premier disque IDE sur un PC équipé uniquement de disques IDE ou le premier disque SCSI sur un PC équipé tout SCSI.
Les règles d'attribution du reste des « lecteurs » sont pour ainsi dire folkloriques:
Dans un premier temps, Windows recherche les partitions primaires sur les disques durs et leur attribue des lettres, dans l'ordre de leur apparition.
Ensuite, il parcourt à nouveau tous les disques et recherche les partitions étendues et les lecteurs logiques associés puis leur associe les lettres, toujours dans leur ordre d'apparition et si, bien sûr, les partitions logiques sont d'un type qu'il reconnaît.
Quoi qu'il arrive, tous les « lecteurs » qui ne sont pas des disques durs (lecteurs CD-ROM, ZIP et autres) se voient attribuer des lettres seulement après les « lecteurs » sur disque dur, à l'exception bien sûr des lecteurs de disquette qui se voient attribuer respectivement les lettres A: et B:. Cela explique pourquoi la lettre désignant votre CD-ROM, par exemple, se retrouve décalée quand vous ajoutez un disque contenant au moins une partition Windows.
Ces quelques schémas vont vous éclairer: ils représentent un ordinateur équipé de deux disques, l'un étant un IDE primaire maître et l'autre le primaire esclave, partitionnés chaque fois différemment:
voici tout d'abord un exemple où le premier disque renferme une et une seule partition primaire d'un type connu par Windows, et le deuxième contient deux partitions primaires dont l'une seulement est d'un type reconnu: les deux lecteurs C: et D: sont alors attribués comme dans la Figure 6-4.
voici ensuite la même configuration de disques où le premier disque contient une partition primaire et une partition étendue, la partition étendue étant divisée en deux partitions logiques de type connu par Windows, le deuxième ne change pas: quatre lecteurs, de C: à F: (Figure 6-5).
Linux utilise une convention de nommage des partitions beaucoup plus logique. D'une part, il ne tient aucun compte du type des partitions que vous pourriez avoir, et ensuite il nomme les partitions en fonction du disque où elles se situent. Tout d'abord, voici comment les disques sont nommés:
les périphériques IDE (que ce soient des disques durs, lecteurs CD-ROM ou autres) primaires maître et esclave sont appelés respectivement /dev/hda et /dev/hdb;
sur l'interface secondaire, ce sont /dev/hdc et /dev/hdd pour le maître et l'esclave respectivement;
si votre ordinateur contient d'autres interfaces IDE (par exemple l'interface IDE présente sur certaines cartes SoundBlaster), les disques s'appelleront alors /dev/hde, /dev/hdf, etc.
les disques SCSI sont appelés /dev/sda, /dev/sdb, etc. dans l'ordre de leur apparition sur la chaîne SCSI (en fonction des ID croissants). Les lecteurs de CD-ROM SCSI sont appelés /dev/scd0, /dev/scd1, toujours dans l'ordre d'apparition sur la chaîne SCSI.
Les partitions sont nommées d'après le disque sur lequel elles se trouvent, de la façon suivante (dans l'exemple on prend le cas de partitions sur un disque IDE primaire maître):
les partitions primaires (ou étendues) portent des noms compris entre /dev/hda1 et /dev/hda4 si elles existent;
les partitions logiques, s'il y en a, sont nommées /dev/hda5, /dev/hda6, etc. dans leur ordre d'apparition dans la table des partitions logiques.
En reprenant les deux schémas Figure 6-4 et Figure 6-5, Linux nommera les partitions de la façon suivante:
premier schéma (Figure 6-6).
deuxième schéma (Figure 6-7).
Vous voici maintenant à même de nommer les différentes partitions et disques durs quand vous en aurez besoin. Vous remarquerez également que Linux nomme les partitions même s'il ne sait pas les gérer a priori.
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