Chapitre 6. Disques et partitions

Table des matières
6.1. Structure d'un disque dur
6.2. Les partitions étendues
6.3. Exemples
6.4. Conventions de nommage des disques et partitions
6.4.1. Sous Windows
6.4.2. Sous Linux

Si vous lisez ce chapitre, c'est que vous avez décidé de faire une installation classique de Linux-Mandrake, qui implique un repartitionnement. Ou alors, c'est que vous êtes curieux(se), et vous avez raison :-)

Pour la plupart, vous n'avez sans doute jamais utilisé le programme fdisk de DOS, et donc jamais partitionné un disque. Pour ceux d'entre vous qui l'ont déjà utilisé, oubliez ce que vous savez : ce programme n'offre qu'une vue très limitée de ce qu'est vraiment le partitionnement.

6.1. Structure d'un disque dur

Pour simplifier, un disque dur n'est rien d'autre qu'une suite de secteurs. Un secteur est la plus petite unité d'information sur un disque dur, et sa taille est de 512 octets. Les secteurs d'un disque dur de ( n ) secteurs sont numérotés de ( 0 ) à ( n-1 ).

Le premier secteur (donc le secteur numéro 0) ou MBR (Données principales de démarrage : Master Boot Record) contient entre autres la table des partitions. Comme son nom l'indique, cette table contient les informations sur les différentes partitions du disque. Elle peut contenir un maximum de 4 entrées, divisant le disque en quatre partitions dites primaires. Chaque entrée de la table des partitions contient différentes informations, en particulier le numéro du secteur où commence la partition, le numéro du secteur où elle prend fin, et enfin son type. Une entrée peut ne rien contenir.

Normalement, le type d'une partition spécifie le système de fichiers que la partition est censée héberger. Chaque système d'exploitation en reconnaît certains, mais pas d'autres. Windows, par exemple, suppose que toute partition dont le type désigne la présence d'une FAT contient effectivement une FAT[1]. Pour Windows, une telle partition devient un lecteur. Mais il existe également un type très spécial, qui fait qu'une partition primaire devienne une partition dite étendue.

Notes

[1]

Ce n'est pas vrai avec Linux: vous pouvez toujours mettre un système de fichiers ext2 sur une partition étiquetée FAT et le monter sans problème, mais après Windows va faire la tête...