Document écrit par G.DELAFOND (g.delafond@medsyn.fr).
Version du 20/08/2001 (page garantie sans image .gif)
Ce texte est une sorte de faq (frequently asked questions), qui s'adresse aux débutants qui ont réussi à installer GNU/LINUX, ce fantastique OS libre et gratuit, et qui ne savent pas comment s'y prendre ensuite (on pourrait appeler cela la post-installation). Il s'agit essentiellement de « recettes » pour se dépatouiller dans les situations les plus fréquentes sans passer des nuits entières à potasser des docs incompréhensibles, de préférence en anglais.
Toutes les informations sont données sous toutes réserves : une erreur, une faute de frappe, ou un cas particulier peuvent avoir été oubliés et avoir des conséquences fâcheuses. Toutes les opérations que vous ferez sur votre machine sont sous votre entière responsabilité.
Il devient suffisamment complet pour servir de base à des formations de niveau débutant et moyen, comme j'ai déjà eu l'occasion d'en faire (me contacter en cas de besoin).
Il est le produit au départ d'une seule personne, mais devient au cours des contributions des Linuxiens (entre autres, J-P.R, Charles Vidal, Amaury, David Trystram, Jean-Bernard JACQUET, Etienne Herlent, Pierre Couvy,Thibaut Cousin...) un travail collectif. Qu'ils en soient ici remerciés. Procurez-vous les mises à jour sur http://www.medsyn.fr/perso/g.delafond/survie.htm.
La partie matérielle ne concerne que la plate-forme Intel 386, un peu MacIntosh, Sparc et Alpha. Je n'ai pas de machine pour l'élargir à d'autres configurations. Si vous avez une machine disponible quelque temps (un AS 390 par exemple ;-))
Vous pouvez le redistribuer librement sous forme électronique, ou mieux, faire des liens du fait de sa grande évolutivité. Si vous voulez le distribuer sous forme papier, veuillez me contacter. Je crois que des traductions sont en cours.
Des versions pdf et postscript compilées par Claude Mahé sont disponibles sur
http://www.uppp.free.fr/survie.pdf et .ps ainsi qu'une version .pdf sur
ftp://ftp.linux-france.org/pub/article/cesar/Survie_Linux.pdf.gz par Cesar Alexanian.
Une version Mobipocket (Psion, Palm et WinCE) mise en forme par Nicolas Robaux se trouve sur
http://www.robaux.com/ebooksurvie.htm
Il est rédigé par un non-informaticien, et il ne prétend pas résoudre toutes les questions. Il existe de très bons livres pour ça. Prenez-en un très gros. 1 000 pages semble un minimum pour pouvoir aborder correctement tous les sujets (« le système Linux » des éditions O'Reilly a une excellente réputation).
Si vous êtes Parisien, je peux vous prêter des livres (près de 100 titres). Voyez la page http://www.medsyn.fr/perso/g.delafond/bibliotheque.html.
Il s'agit d'une TRÈS LONGUE et unique page HTML sans image. Ce format est voulu : facile et rapide à télécharger, lisible avec tout Browser y compris en mode texte, facile à imprimer (les URL sont lisibles en clair afin d'être utilisables en format papier).
Pour chercher un renseignement, vous pouvez soit utiliser l'index, soit utiliser simplement la fonction Chercher de votre navigateur.
Avant de poster une question dans un newsgroup, assurez-vous qu'elle n'est pas posée régulièrement en consultant les arthives (http://groups.google.com/), et lisez les how-to ( http://www.linux-center.org/fr/informations/doc-french/index.html), le guide du rootard http://www.freenix.org/unix/linux/Guide et les faq disponibles avec la plupart des distributions (les répertoires /usr/share/doc et /usr/lib/X11/doc sont souvent pleins de bonnes choses). Pour les renseignements « système », vous avez un répertoire Documentation dans les sources du kernel (/usr/src/linux/Documentation/). Beaucoup de bonnes choses sur la faq de fcolc (fr.comp.os.linux.configuration) : http://www.linux-france.org/article/fcol-faq/.
Un bon site portail pour les docs en français : http://linuxdoc.free.fr.
Pour les Macs : http://www.linux-france.org/article/materiel/mac et http://perso.easynet.fr/~eherlent/linuxmac_FAQ.html
N'oubliez pas non plus les deux commandes de base man et info. Il suffit de taper « info commande_inconnue ». L'utilisation d'info est un peu complexe au début. Quelques astuces : faire défiler la page : <Espace>. Page suivante : « n » (next). Page précédente : « p » Ouvrir un chapitre : « m <Entrée> ».
Pour plus de détails : « man man » et « info info ». Ne vous trompez pas ! « man woman » donne un résultat surprenant ;-).
Astuce : lorsque vous êtes dans man, tapez « h », vous aurez l'aide de less, qui est le programme qui affiche par défaut vos pages man. Vous saurez ainsi comment chercher un mot, vous déplacer, etc. Pour imprimer un man, « man date | lpr ».
Autre astuce : dans kde2, vous tapez « #commande_inconnue » dans la barre d'URL de Konqueror, et vous aurez le man dans la fenêtre de navigation, avec de la couleur et des hyperliens. Tapez « info:/commande_incompréhensible » et vous aurez la page d'info en html.
Vérifiez que vous disposez de la toute dernière version de Linux, les différents problèmes étant réglés au fur et à mesure des nouvelles versions (Actuellement RedHat 7.1 et Mandrake 8.0, Suse 7.1, Slackware 8.0, Debian 2.2, Caldera 2.4 avec Xfree 3.3.6 -ou 4.1, et le kernel 2.2.19 ou 2.4.9). Ne confondez pas la version de Linux (le kernel, ou noyau) et celle de la distribution.
Vous trouverez ci-dessous des renseignements sur :
Choix d'une distribution, Commencer l'installation, Le disque dur et les partitions, Le choix des paquetages, Le mode graphique, Le boot
Login, mail, messages système, démarrer Windows ou Linux, la mémoire vive, faire une disquette de boot, trouver les commandes, astuces bash, les utilisateurs, mot de passe, les groupes, les droits, les consoles, faire fonctionner les commandes, les répertoires, éditer les fichiers, trouver une chaîne, voir Linux depuis Windows ou MacOS
Démarrage, ligne de commande, mot de passe, espace de travail, souris, clavier, fichiers, droits, système, extinction
Cd-rom, disque dur, disquette, démountage, modem, ADSL, Numeris, câble, son, CD-audio, vinyl, Imprimante, souris, zip, ls 120, MO-Drive, télé, joystick, Psion et PDA, Scanner, USB, Clavier, Partition Windows, DVD, graveur, automontage, portable, fax, Minitel, Wacom, appareil photo, webcam
Généralités, modem, Infra-rouge, Le PCMCIA, L'économie d'énergie
Débloquer, espace libre, Faire de la place, changer la priorité, libérer de la RAM, mettre à l'heure, se déloguer sans arrêter un programme, paramètrer le démarrage, lancer un service, version, récupérer un fichier effacé, réparer les partitions, défragmenter, redimensionner, polices françaises, linuxconf, webmin
Lancer X, lancer X automatiquement, les Window managers, les X terms, les résolutions, les couleurs, régler le centrage, les ascenseurs X, changer de console graphique, lancer un programme en tant qu'invité, quitter X, la 3D, le double écran, la sortie Télé, le DivX .
La carte réseau, L'adresse IP, Les routes, Telnet, Exporter l'affichage, Session X distante, le null modem, la passerelle réseau, ip-aliasing, nfs, ftp, imprimer, Samba, MacIntosh, ipchains, NIS, Minitel, Fax, Transmettre du texte, Transmettre du son, Scanner en réseau, Apache, Réseau à distance, VNC, Internet, Mail par telnet, ICQ
La sécurité, J'ai perdu mon mot de passe
Installer un programme, Les programmes à problème, Ça ne marche pas, Dosemu, Wine, Mac-on-Linux
Améliorer un programme, Traduire
Les images iso à télécharger et des commentaires sur chacune d'elles sur http://www.linuxiso.org
Tout dépend de votre matériel et de ce que vous voulez faire. Les distributions généralistes se présentent généralement sous la forme d'un (ou plusieurs) cd-rom. Elles contiennent énormément de programmes préconfigurés et sont munies d'un système d'installation souvent perfectionné, intégrant un partitionneur de disque dur. Si vous avec un PC moderne de type Pentium (et clones) avec cd-rom, la plupart des grandes distributions conviendront (RedHat, Suse, Mandrake, Debian, Slackware,...).
Si vous avez un PC plus ancien (486), faites attention à ne pas prendre une distribution compilée spécialement pour Pentium (Suse, Mandrake). Prenez plutôt une Debian ou une Slackware. Vous pouvez aussi télécharger une distribution de Mandrake compilée spécialement pour 486.
Si vous avez un Mac, voyez du côté de linuxppc ou Suse. Les dernières versions seraient assez faciles à installer.
Si vous avez un Alpha, vous avez Red Hat ou Suse et sur Sparc, vous avez Red Hat.
Si vous n'avez pas de lecteur de cd-rom, vous pouvez en emprunter un le temps de l'installation, ou bien faire une installation par réseau (le réseau peut être de type Ethernet ou un simple câble Null-modem série ou Null-printer parallèle (câble pour transferts de fichiers). Dans ce cas, vous devez aussi avoir sous la main une machine Linux contenant un cdrom d'installation et vous y donnant accès par nfs. Vous pouvez aussi installer par ftp dans certains cas. Excellente liaison indispensable !!
Autre possibilité : certaines distributions comme Slackware ou Debian sont prévues pour être tronçonnées en disquettes, et un PC sous DOS pourra facilement générer les (nombreuses !) disquettes nécessaires à l'installation.
Le choix peut aussi porter sur le support où vous comptez réaliser l'installation. Par exemple, certaines distributions acceptent de s'installer sur une partition DOS/Windows (système UMSDOS). C'est moins bien, mais c'est plus simple. Certaines sont même faites pour cela : winLinux, DosLinux. Il existe aussi une distribution faite pour s'installer sur une disquette zip (Zipslack). C'est commode, mais avec 100 Mo, on ne fait plus grand-chose de nos jours.
Le choix peut aussi porter sur la place dont vous disposez. Les Suse Mandrake RedHat et apparentées sont de vrais mastodontes. Généralement, l'installation est tout simplement impossible en dessous de 200 ou 300 Mo. Rabattez-vous sur les distributions plus modulaires : slackware ou Debian (qui permettent de descendre jusqu'à 20 à 40 Mo). Le même problème se pose si votre RAM est trop exiguë (Les dernières Slack ne s'installent pas avec 8Mo de RAM, et la plupart des grosses distributions peinent avec 16 Mo. Mandrake a besoin de 48 Mo).
Le choix peut aussi être de...ne pas installer Linux sur un disque. Certaines distributions s'exécutent directement depuis le support d'installation en mémoire vive (dans un ramdisk). C'est le cas essentiellement des micro-distributions (microlinux, tomsrtbt à http://www.toms.net/rb/, linuxrouteur à http://www.linuxrouter.org, de mininux qui supporte le système Reiserfs http://mininux.free.fr) ou de l'inégalable Demolinux (un cdrom entier à votre disposition en quelques minutes).
Commencez à faire un tour dans le BIOS du PC (touche <Suppr> ou <F2> ou autre chose pendant le début du démarrage selon votre PC)
Si vous ne savez vraiment pas comment faire, essayez de démarrer en ayant débranché le disque dur. Désactivez la protection anti-virus, sinon vous risqueriez de ne pas pouvoir écrire votre système de boot. Ensuite, choisissez la manière dont votre ordinateur doit démarrer pour l'installation (disquette ou cdrom, option possible à partir des Pentium 150)
Rappelons que le BIOS des PC est un petit programme incorporé à la carte-mère, dont le rôle est de gérer le matériel et le démarrage : nombre, emplacement et type des disques, IRQ, mémoire vive, disque à démarrer...
Il y a plusieurs manières de démarrer l'installation.
-À partir d'une disquette de boot. Celle-ci est peut-être fournie avec la distribution ou bien à faire soi-même. Lisez les instructions écrites sur le cdrom. Sur certaines distributions, il en faudra deux. Pour générer la disquette sous DOS, il faudra utiliser le programme rawrite, ou bien dd sous Linux. (« dd if=fichier_image of=/dev/fd0 bs=512 »)
Pour info, ces programmes sont capables de copier une « image » de disquette présente sur un disque à l'identique sur une disquette.
Si vous n'avez pas de cdrom sur la machine, c'est la seule méthode envisageable.
Bootez ensuite sur la disquette et suivez les instructions.
-À partir du cdrom. La plupart des distributions sont sur un cdrom bootable. Si votre PC accepte de booter sur cdrom, vous insérez le cdrom et vous démarrez. Enfantin.
-À partir de DOS/Windows. La plupart des distributions ont un programme DOS capable de démarrer l'installation. Sous RedHat, c'est autoboot.exe dans \dosutils. Sur Mdk 8.0, ne cherchez pas, il a été oublié.
Pour l'installation (et surtout le boot à partir de disquette) il faut créer deux disquettes de démarrage pour une RedHat 6.0 et une seule pour une RedHat 6.2. L'une d'elle est le boot disk et l'autre le root disk. La procédure de création des disquettes est la même que pour l'installation sur un PC. On peut utiliser rawrite. Les deux images boot et root doivent se trouver dans le répertoire images.
Lors du premier démarrage, insérer la disquette boot et, après les tests de la machine, interrompre le boot par STOP-A. Attention si on a un clavier Qwerty, il faut taper STOP-Q. Pour la station alpha un bon vieux CTRL-C fera l'affaire.
Ensuite taper n et se laisser guider par les menus. Normalement pour booter sur la disquette vous devrez taper une commande comme : « boot floppy ».
Il suffir de taper : « boot floppy ». Sinon la commande « help » vous donne toute l'aide nécessaire.
La station va redémarrer et booter sur la disquette, elle va charger le noyau et va ensuite vous demander la disquette root. Insérez-la et appuyez sur <Enter>. Normalement votre Linux est démarré et il ne vous reste plus qu'à l'installer. La suite de l'installation est la même que pour un PC.
Si votre ancien OS boote malgré tout, il faut interrompre le boot n tapant lors du démarrage <STOP-A>. Attention, si on a un clavier Qwerty, il faut taper STOP-Q. Ensuite se laisser guider par les menus. (n pour le nouveau menu).
Ensuite, pour booter la machine, il faut taper une des commandes suivantes :
boot /sbus/esp/sd4,0
boot /sbus/esp/sd1,0
Comme pour les Sun j'ai réalisé l'installation à partir du net avec une connexion FTP à partie des deux disquettes de boot et root (faites à partir de rawrite). Ensuite il suffit de démarrer la station avec la disquette boot dans le lecteur. Après ses premiers tests vous avez l'invite > > > et vous allez indiquer que vous voulez booter sur la disquette par la commande « b dva0 ». Si vous désirez plus d'informations, faites « help boot ». Ensuite il y a un accès sur la disquette, il s'agit du chargeur aboot qui démarre. Ce dernier vous rend la main par aboot> et la vous répondez <0> (ceci est la configuration qui charge le noyau de la disquette).
Lors du partitionnement du disque de boot, il faut faire attention, si vous choisissez d'installer aboot, de commencer la première partition au cylindre 2. En effet aboot s'installe sur le premier cylindre.
Aboot charge alors le noyau, et cela peut être très long (on peut même penser que c'est planté : 25min) puis le noyau se charge. Une nouvelle invite vous propose de remplacer la disquette boot par la disquette root ce que vous vous empressez de faire. Le noyau finit de booter et vous arrivez sur la page d'accueil d'installation de la distribution. Il ne vous reste plus qu'à faire l'installation comme avec un PC.
Si vous êtes moins chanceux et que vous installez à partir du CD-Rom (dkaxxx ou xxx vaut 400 500 suivant l'ID SCSI du CD-Rom) il vous faudra entrer la ligne de commande suivante :
> > >boot dkaxxx -fi /kernels/generic.gz -fl root=/dev/scd0, bootdevice=/dev/sr0
Probablement le problème le plus complexe. Tout d'abord, remettons les pendules à l'heure. Sous Windows, c'est plus simple...parce qu'on l'installe sur un disque vierge. Partitionner un disque dur « à chaud », c'est à dire sans détruire les données qui s'y trouvent est une opération délicate, et s'arranger pour installer un deuxième système et une méthode de démarrage permettant de choisir le système à démarrer est un autre défi (que Linux relève avec panache).
Rappelons qu'une partition est une zone du disque physiquement distincte des autres (contrairement aux répertoires qui sont des entités logiques, mais n'ont pas d'existence physique). Chaque partition porte un système de fichiers, qui permet d'écrire des données faciles à retrouver (ex : vfat pour Windows, ext2 pour Linux, etc.).
Les partitions du disque des PC
Le BIOS des PC est capable de gérer 4 partitions par disque, pas une de plus. Ces partitions peuvent s'appeler primaires ou étendues. Les partitions primaires sont indivisibles. La (seule possible) partition étendue peut être divisée en partitions logiques. Cette astuce permet de dépasser les 4 partitions autorisées par le BIOS.
Numérotation des partitions
Si votre disque dur est de type IDE, son nom commencera par hd. Le premier de la première nappe est hda, le deuxième hdb, le premier disque de la deuxième nappe hdc et le deuxième de la deuxième nappe hdd. Si vous avez des disques UDMA66 avec la nappe qui va bien, ça commence à hde. Dans l'état actuel des choses, il vaut mieux installer ces disques en IDE simple, c'est à dire avec une nappe ordinaire (numérotation IDE normale).Si votre disque est SCSI, il s'appelle sd???. Le premier est sda, le deuxième sdb, etc.
Si votre disque est partitionné, son nom ne change pas, pas plus que celui des suivants, mais on rajoute un numéro : sda1, hdb4, etc. La numérotation des partitions logiques commence à 5.
Comment partitionner ?
Si votre disque dur est vierge et que vous voulez Linux tout seul, vous pouvez lancer l'installation directement. S'il est vierge et que vous voulez Windows, commencez par partitionner avec fdisk sous DOS ou avec un microlinux (tomsrtbt), puis installez Windows sur la première partition, puis installez Linux.
Si votre disque dur contient déjà Windows, commencez par défragmenter Windows, ce qui aura pour effet de rassembler au début du disque tout Windows et libérera de la place pour partitionner, sauvegardez toutes vos données, puis tentez un partitionnement (fips sous DOS, ou Partition Magic). Vous pouvez sauter cette étape si votre distribution possède un partitionneur non destructeur intégré au processus d'installation.
Quelles partitions ?
Le minimum pour Linux est...1 partition. En fait, on en utilise souvent davantage.
La swap
Presque toutes les distributions vous obligent à utiliser une partition de swap (=fichier d'échange). Cette partition servira à écrire lorsque la mémoire vive déborde. Dans le temps, on disait que le swap devait faire le double de la taille de la RAM. Maintenant que le kernel a changé et que les RAM sont énormes ainsi que les disques durs, une fois la RAM est généralement suffisant. Idéalement placée vers le début du disque (pus rapide). hda5 est généralement un bon choix.
/
Ici se trouve la partition racine du système. Obligatoire. Plus ou moins grande selon ce que vous mettrez dessus. Sachez que la saturation de cette partition est dangereuse pour le système. Donc éviter tout ce qui peut grandir. Tous les répertoires ci-dessous se placeront ici si vous ne leur spécifiez pas de partition spécifique.
/boot
Il peut être bon que le système de démarrage soit sur une partition à part. Une bonne raison est l'utilisation d'un système de fichiers Reiserfs, qui n'est pas supporté par certains systèmes de boot. Donc un /boot en ext2, de très petite taille (8 Mo). Idéalement en début de disque (hda1). Cela rend possible le boot dans certains cas.
/home
Ici seront vos données. L'intérêt de les séparer physiquement est de pouvoir par exemple réinstaller Linux sans toucher à vos données. Donnez la taille que vous voulez. Le format peut être ext2 ou reiserfs (si votre noyau le supporte).
/usr
Ici seront installés les programmes. Cette partition doit être de grande taille (au moins 1 Go) si vous voulez beaucoup de programmes. Vous pouvez ne pas créer de /usr. Simplement, votre / sera plus grande. Et attention à ne pas installer trop de programmes qui satureraient alors /. Format ext2 ou reiserfs. (Cette partition est facultative)
/var
Sans doute une partition très utile. Votre système écrit régulièrement ici des données. Comme la partition racine (/) ne doit jamais saturer, il est prudent que les données changeantes soient sur une partition à part. Une centaine de Mo convient très bien. Beaucoup plus si vous voulez être un serveur apache. Format ext2 ou reiserfs. (Cette partition est facultative)
/root
Pour la même raison que /home, puisque /root est le /home du chef. Format ext2 ou reiserfs. (Cette partition est facultative)
En résumé, sachez que tous les répertoires qui n'ont pas une partition spécifique seront automatiquement installés dans la partition /.
Le système d'installation va ensuite vous proposer une incroyable quantité de logiciels à installer, généralement groupés par genre.
Si vous choisissez tout, l'installation pourrait prendre pas mal de temps (genre 1 ou 2 heures) et occuper 2 ou 3 Go de disque.
Si vous choisissez peu de choses, vous risquez d'être gêné aux entournures. Essayez de lire l'aide qui accompagne les paquetages. Une idée quand même : si vous comptez installer des logiciels distribués sous formes de source, vous devez avoir tous les outils de développement (langages de bibliothèques), dont le nom finit souvent pas dev ou devel. Ça occupe un gros volume, mais c'est assez fastidieux si vous voulez les installer ensuite à la main. Les autres programmes sont assez faciles à rajouter ultérieurement.
Une astuce : vous pouvez installer un minimum de choses afin de faire une première installation rapide. Regardez à la fin si tout marche comme vous voulez, et recommencez l'installation, cette fois complète. Vous n'aurez pas besoin de refaire l'opération délicate du partitionnement, puisqu'elle est déjà faite.
Votre logiciel d'installation devrait vous paramétrer plus ou moins automatiquement le mode graphique. Il se peut qu'il échoue. Dans ce cas, vous devriez avoir au moins un mode graphique qui fonctionne : le mode VGA 16 (640 x 480 en 16 couleurs). Ça vous donnera le temps pour installer mieux ensuite. Si le mode graphique passe bien les tests, vous devriez pouvoir accepter que le mode graphique démarre automatiquement au boot. Si lors du premier reboot, vous tombez sur quelque chose d'inutilisable (clignotements horribles, etc.), rebootez et signalez au gestionnaire de boot que vous voulez démarrer dans un niveau inférieur (tapez « linux 3 » à l'invite de LILO ou tapez « e » à l'invite de GRUB (reconnaissable à l'inscription « stage1 stage2 » ),et ajoutez « 3 » en fin de ligne. Sur certaines distributions (Debian) mettez plutôt « S ». Vous arriverez en mode texte et aurez tout le temps pour faire un paramétrage manuel avec « xf86config » ou autre.
Vers la fin de l'installation, le programme d'installation vous demandera où vous voulez installer le système de démarrage et peut-être quel programme de démarrage vous voulez utiliser.
L'emplacement du système de boot
Votre premier disque dur possède un secteur de boot, qui est automatiquement lu par le BIOS lors du démarrage (master boot record = mbr). C'est généralement ici que vous allez installer le programme de démarrage. Si vous avez plusieurs OS à démarrer, c'est à ce moment que vous devez les déclarer. Généralement, le programme d'installation les trouvera sans votre aide. Le disque dur possède également un secteur de boot par partition. Vous pouvez installer ici votre système de démarrage, mais sachez que vous aurez de toutes façons besoin d'un système de boot sur le mbr qui saura chercher ici le démarrage de Linux.
Si vous avez des disques SCSI et IDE dans la même machine, c'est toujours le mbr du premier disque IDE qui sera lu. Donc, pas d'installation sur le mbr du SCSI. De plus, Linux ne sait démarrer que sur les deux premiers disques. Or les disques IDE sont comptés en premier. Donc pas de Linux sur un disque SCSI si vous avez 2 disques IDE. Donc, généralement, acceptez le mbr. Sachez aussi que le processus d'installation de Windows efface le mbr, ce qui oblige dans une machine multi-boot, soit à installer Windows en premier, soit si l'on installe Linux en premier à avoir une disquette de boot sous la main pour pouvoir relancer Linux ultérieurement et reconstituer un secteur de démarrage en multi-boot.
Enfin, le commande magique pour restaurer un mbr défaillant (ou pour revenir à un DOS sans Linux) : « fdisk /mbr » sous DOS.
Le choix du logiciel de démarrage
Les distributions en proposent souvent plusieurs.
Lilo
C'est le système historique. Il a besoin de connaître l'emplacement physique des fichiers de démarrage (noyau). Souvent un bon choix, mais refuse de booter certaines machines.
Grub
Beaucoup plus puissant. Il est capable de monter les systèmes de fichiers et de chercher les fichiers à démarrer tout seul.
Loadlin
C'est un logiciel DOS qui sait booter Linux à partir de DOS/Windows. Pratique si vous utilisez surtout Windows.
Les autres
Rarement proposés lors de l'installation. Citons chos ou Xosl (démarreur graphique s'installant sous DOS).
Ceci n'est qu'un petit survol de l'installation de Linux, simplement destiné à aborder l'installation avec les notions de base et à vous faire éviter quelques pièges. Il y a souvent des surprises, pas toujours faciles à démêler, même pour un vieux routier. Lisez bien les explications qui accompagnent votre distribution. Ne vous découragez pas, le jeu en vaut la chandelle. Et dès que ça bootera proprement, passez à la suite...
Plusieurs cas sont possibles selon votre distribution et les options d'installation que vous avez choisies.
Normalement, après une installation réussie, Linux tourne, mais sans utilisateur défini. Vous devez voir une invitation à taper votre identifiant (login). L'utilisateur principal s'appelle root (racine) (Ne pas confondre avec le répertoire racine, à l'origine de toute l'arborescence des fichiers !) Tapez « root », puis validez. Ensuite, on vous demande un mot de passe (password). Inventez-en un (si ce n'est déjà fait lors de l'installation), tapez-le une fois, puis confirmez.
À ce moment, vous êtes logé en tant que root. Vous êtes sur une console, dans un shell, c'est à dire un interpréteur de commandes (la tendance des distributions modernes est de démarrer directement le mode graphique). Vous devez voir une invite se terminant par # (spécifique du superutilisateur). Cette invite est souvent représentée par « % » dans les docs. Il est bien évident qu'il ne faut pas reproduire ce signe lorsque vous tapez une commande.
Quelques exemples de commandes :
« date » (ne pas taper les guillemets !)
« factor 12 » factorise 12
« cal », « cal 12 1999 » ou « cal 2000 » : et voilà des calendriers !!
« echo 2+3|bc » doit vous renvoyer « 5 ». Pas besoin de calculette. Marche aussi comme ceci : « echo $((2+3)) ».
Dans ce cas, vous avez un écran graphique qui vous demande qui vous êtes et votre mot de passe. Une fois validé, vous arrivez sous un Linux graphique. C'est plus long, mais c'est plus joli. Lorsque vous voudrez taper des commandes, vous pourrez soit lancer un xterm, c'est à dire une boîte permettant aussi bien la saisie de commandes que l'affichage du résultat (les menus de base de votre environnement graphique doivent vous mettre quelque part à disposition un moyen d'en lancer un facilement), soit basculer sur une console texte.
Dans ce cas, vous n'avez absolument rien à faire, le système tape les mots de passe à votre place pour l'utilisateur par défaut. Vous arrivez directement en mode de travail. Il va sans dire que ce mode de démarrage ne doit être employé que si la machine n'est pas accessible à des personnes indésirables.
Généralement, vous trouverez le message « you have new mail » dès votre connexion. Pour voir votre courrier, tapez tout simplement : « mail ».
Vous verrez une liste de messages. Pour en lire un, tapez son numéro, puis <Entrée>. Pour le détruire : « delete le _numéro ». Quitter : « q ».
Plus de détails : « man mail ».
Ces messages sont dans le fichier /var/spool/mail/news. Par la suite, vous pourrez faire pointer votre client mail graphique sur ce répertoire pour les lire plus confortablement.
« dmesg ». Ça défile encore trop vite ! J'ai raté le début !
Pas de panique : « dmesg|less », puis les flèches haut et bas. « q » pour quitter. Vous venez de faire une commande très puissante : un tube (pipe). La redirection du résultat de dmesg vers le programme d'affichage less.
Plus simple : essayez la combinaison <Maj-Haut de Page >. Vous devriez vous retrouver dans le texte au dessus de la ligne de commande (la simple flèche haut vous aurait rappelé les dernières commandes).
Vous pourrez lire plein d'informations sur la version du noyau, les disques, les ports série ou le driver de carte son...
D'autres infos hyper-intéressantes : lisez donc /var/log/messages. Pour ne voir que la fin (ce qui vous intéresse) : « tail /var/log/messages ». Encore mieux : voir les messages système en temps réel : « tail f /var/log/messages » (<Ctrl-c> pour quitter). Cette commande est hyper-intéressante lorsque vous êtes confronté à un problème inexplicable : path erroné...
D'une manière générale, il y a beaucoup d'informations intéressantes dans /var/log.
Attention !
Pendant le boot, vous verrez parfois le message indiquant que le disque a été mounté un nombre maximal de fois et que la vérification est forcée (« disk has reached maximal count - check forced »). La machine s'arrête alors un certain temps. N'éteignez surtout pas. Attendez simplement que la vérification du disque soit terminée. Cette vérification se fait automatiquement tous les X démarrages. L'intervalle peut être changé avec tune2fs.
Linux étant bien élevé, il permet le démarrage des autres OS, mais comme sa bonne éducation a des limites, il se paramètre comme OS par défaut pendant l'installation.
Si vous utilisez lilo, vous devez voir au démarrage s'inscrire sur l'écran « LILO boot: ». À ce moment, appuyez vite sur <Tab> (anciennes versions de lilo) ou choisissez dans le menu le bon système (nouvelle version). S'il s'inscrit « dos » ou « windows », ou quelque chose comme ça, c'est que lilo connaît votre partition DOS, et en tapant « dos » à l'invite, dos/windows démarrera.
Si l'installation automatique de lilo n'a installé que Linux, éditez le fichier /etc/lilo.conf.
Vous devriez y trouver quelque chose comme ceci :
|
boot=/dev/hda map=/boot/map install=/boot/boot.b vga=normal default=linux # à changer si vous voulez Windows par défaut keytable=/boot/fr-latin1.klt # vous permet de taper avec le bon clavier déjà installé. prompt timeout=50 #temporisation avant le démarrage automatique message=/boot/message # message intéressant à afficher other=/dev/hda1 #la partition win. label=windows # c'est le nom qui apparaît pour booter Windows. Ça pourrait être n'importe quoi d'autre. table=/dev/hda image=/boot/vmlinuz label=linux # c'est le nom qui apparaît pour booter Linux. root=/dev/hda3 # la partition Linux. initrd=/boot/initrd.img append="" #options possibles read-only |
Rajoutez les lignes nécessaires, enregistrez, puis
tapez « lilo » pour que les modifications
soient prises en compte.
(pour en savoir plus : « man lilo »).
Astuce : pour redémarrer automatiquement en mode Windows depuis Linux avec lilo, tapez « lilo R windows;reboot », en supposant que « windows » est bien le nom que vous avez donné comme nom de démarrage de Windows.
Autre astuce : si votre système ne boote plus (ou Windows a effacé Lilo en se réinstallant), démarrez à partir d'une disquette ou d'un cdrom, montez votre partition racine dans un répertoire quelconque du système provisoire, réparez votre /etc/lilo.conf si nécessaire, puis tapez « lilo -r le_répertoire_quelconque ».
Si vous voulez être moderne, lilo a un successeur en la personne de chos. 1 avantage : il est plus joli. Il se configure à la main (dans /etc/chos.conf) ou avec vchos. Attention à avoir une disquette de boot sous la main ; parce que chez moi, ça fait un joli kernel panic sur une machine.
Un autre boot loader sympa : xosl (http://www.xosl.org). S'installe sous DOS (une disquette freedos peut faire l'affaire).
Dernière nouvelle ! Les dernières versions de lilo ont maintenant un menu graphique (présent sur Mandrake 7.2). Contrepartie : la touche <Tab> ne fait plus rien. Du fait de la facilité d'édition à la volée de la ligne de commande et de sa compatibilité avec la nomenclature des disques avec celle de Linux, c'est notre meilleur choix. Autre nouveauté : lilo sait maintenant gérer le système Reiserfs.
Si vous voulez être puriste, utilisez GRUB, le boot loader 100% GNU (installé par défaut depuis Mandrake 7.1). La sélection se fait comme pour chos dans un menu en utilisant les flèches du clavier.
GRUB s'utilise assez différemment de Lilo.
La nomenclature des disques obéit à des règles différentes : premier disque (IDE ou SCSI, peu importe) : hd0, première partition : hd0,0.
Vous devez d'abord taper « grub ». Puis, à l'invite, tapez « find /boot/grub/stage1 ». Cela vous donne un résultat du genre « hd0,0 ». Notez-le bien, puis tapez « root (hd0,0) », puis « setup (hd0) » pour une installation sur le mbr du premier disque ou « setup (hdx,y) », avec x comme numéro de disque et y comme numéro de partition. Quittez par « quit ».
Si les réglages par défaut ne vous conviennent pas, éditez le fichier /boot/grub/menu.lst.
Il doit ressembler à quelque chose comme ça :
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timeout 5 # le délai avant que ça ne démarre tout seul color black/cyan yellow/cyan # les couleurs. i18n (hd0,4)/boot/grub/messages # le fichier où se trouvent les messages dans votre langue. keytable (hd0,4)/boot/fr-latin1.klt # la langue du clavier default 0 # le système lancé par défaut à l'issue du timeout, ici le premier de la liste title linux_2218 # le libellé de menu à choisir kernel (hd0,4)/boot/vmlinuz-2.2.18 root=/dev/hda5 3 vga=0x318 # le « 3 » force le démarrage en init 3 et le « 0x318 » concerne le mode d'affichage, ici 1024x768 en 24 bits. On aurait pu mettre « ask », auquel cas vous auriez tapé « 0318 » quand on vous le demande. title windows #le menu pour démarrer Windows. root (hd0,0) makeactive chainloader +1 |
Astuce : contrairement à LILO, vous n'avez pas besoin de refaire la procédure d'installation de Grub si vous modifiez un simple réglage dans menu.lst. En effet, contrairement à LILO qui est obligé de connaître l'adresse physique sur le disque, GRUB est capable de monter le file system et il se contente de l'adresse logique (nom du fichier).
Autre astuce : si vous voulez ajouter un paramètre pendant le boot, tapez sur la touche « e ».
Cas de loadlin : comme loadlin est un utilitaire qui vous permet de lancer Linux à partir de DOS, il est bien évident que le boot de Windows n'est pas changé.
En revanche, vous pouvez démarrer Linux avec Loadlin sans lancer totalement Windows (gain de temps). Pour ceci, il vous faut faire un menu de démarrage.
Contenu de config.sys (d'après Jean-Pierre Vidal)
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DEVICE=C:\WINDOWS\HIMEM.SYS DEVICE=C:\WINDOWS\EMM386.EXE [menu] menuitem=WIN,Windows menuitem=LINUX,Linux menudefault=LINUX [WIN] device=C:\WINDOWS\COMMAND\display.sys con=(ega,,1) Country=033,850,C:\WINDOWS\COMMAND\country.sys shell=C:\COMMAND.COM C:\ /E:4096 /p lastdrive=z [LINUX] shell=c:\loadlin\loadlin.exe c:\loadlin\vmlinuz root=/dev/hda3 mem=128M [common] |
...et j'en ai davantage !
Cela se détecte par la commande « free ».
Si votre mémoire reste limitée à 64 Mo, vous devez lancer Linux à partir de Lilo en tapant « linux mem=128M ». Pour automatiser la chose, éditez le /etc/lilo.conf et rajoutez, dans la section qui lance Linux, la ligne :
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append= "mem=128M" |
Enregistrez et tapez « lilo ».
Si vous utilisez Loadlin, voyez à la rubrique consacrée à Loadlin.
Important : ne mettez pas cette ligne n'importe où. Cherchez à comprendre la logique du fichier de configuration. « append » veut dire « ajouter à la fin ». Cette commande doit donc être dans le paragraphe qui va bien et après la commande qui lance Linux.
Astuce : pour savoir ce que le gestionnaire de boot a vraiment rajouté comme option, lisez donc le fichier /proc/cmdline.
Autre piège : les PC dont le BIOS permet le trou de mémoire entre 15 et 16 Mo (pour certaines vieilles cartes graphiques ISA ou VESA). Si vous activez cette fonction, Linux ne trouvera que 15 Mo. Merci à Jean-Bernard Jacquet.
Encore un piège : alors que Windows peut s'accommoder d'un mélange de type de RAM (EDO, etc.), Linux peut ne pas l'accepter.
Astuce : ne paniquez pas si free vous montre une toute petite quantité de mémoire libre. En fait, il garde un maximum d'infos dans des caches et ne libère cette mémoire que lorsqu'il y en a vraiment besoin (ligne buffers/cache). Plus de détails avec « cat /proc/meminfo ».
Essayez « mkbootdisk ». Si ce programme est présent sur votre machine, vous êtes sauvé. (en fait : « mkbootdisk --device /dev/fd0 2.2.18 » si votre lecteur de disquettes est le premier et que vous avez une copie du noyau en /boot/vmlinuz-2.2.18)
Au prochain boot, introduisez la disquette avant de démarrer (à condition que votre BIOS soit bien réglé pour le boot sur disquette), et à l'invite de LILO, tapez « rescue » pour démarrer sur la disquette, ou « linux » pour démarrer sur le disque dur (tout ceci concerne RedHat).
Pour faire une copie binaire exacte (génération de disquette d'installation) : « dd if=fichier_sur le disque_dur of=/dev/fd0 » (if=input file, of=output file).
Je crois que la disquette de boot ne fonctionne pas si vous avez un disque UDMA 66.
Sur Mandrake, votre cdrom d'installation peut très bien servir de disquette de boot.
Les principales commandes sont dans /bin, /sbin (les commandes du chef), /usr/bin, /usr/sbin, /usr/X11R6/bin et /usr/local/bin. Allez donc voir les noms des fichiers qui y sont présents (« ls /bin »). Si vous aimez l'aventure, tapez un nom qui sonne bien. Si ça ne donne rien, tentez « man macommande » (ou « info macommande »). Ça peut vous donner plein de renseignements.
Mieux : tapez une lettre au hasard, puis 1 ou 2 fois sur <Tab> (selon version de BASH). Vous verrez apparaître toutes les commandes commençant par cette lettre. Encore mieux : tapez directement <Tab>. Vous verrez apparaître le nombre de commandes disponibles (souvent plus de 1 000). Acceptez de toutes les voir (« y »), et bon courage ! Ceci n'est pas valable dans tous les shells. Connaître votre shell : « echo $SHELL ».
Pour lancer une commande, mieux vaut la faire suivre de & si son action doit être permanente. Cela permet de la lancer en tâche de fond et de ne pas mobiliser une console (« updatedb & »). Attention ! La fermeture de la console fermera la programme. L'espace avant le & est facultatif. Il est déconseillé d'utiliser le & si cette commande renvoie des messages à la console. Cela risque de perturber votre travail ultérieur.
Si vous voulez récupérer l'usage d'une console occupée par un programme, tapez <Ctrl-z>, puis « bg » (background). Votre programme retournera à l'arrière-plan, d'où il n'aurait jamais dû partir. Pour le ramener en avant-plan : « fg ».
Sinon, les principales commandes (il y en a entre 1 000 et 2 000 sur un Linux moyen) sont « ls » (liste des fichiers=dir sous DOS), « cd » (change directory), « cp » (copie un fichier), « mkdir » (make directory), « rm » =remove (« rm -rf monrépertoire » efface un répertoire plein), « rmdir » (enlève un répertoire vide), « mv » =move, déplace ou renomme (« mv ancienfichier nouveaufichier »), « vi » (édite ou crée un fichier texte), « find », « whereis » ou « locate » (recherche de fichier), « grep » (recherche de chaîne dans les fichiers), « chown » (changement de propriétaire), « chmod » (changement des autorisations à un fichier), « tar » pour (dés)archiver, « gzip » pour (dé)zipper, « bzip2 » quand c'est zippé en bz2, « ln -s » crée un lien symbolique (« ln -s fichiercible lien »), « cat », qui envoie quelque chose vers quelque part (l'écran par défaut), et bien sûr « man » (manuel) et « info ».
Pour man, tapez « man lacommandequejeveuxconnaître ». Si vous ne connaissez pas le nom de la commande qui fait ce que vous voulez, tapez « makewhatis » (une fois pour toutes), puis « man -k lemotcléquejecherche ». Dans KDE2, tapez en URL de Konqueror « #lacommande ». La page man ou info s'affichera dans Konqueror avec des liens hypertexte. On n'arrête pas le progrès.
Makewhatis cherche à travailler avec /usr/man au lieu de /usr/share/man et donc ne fonctionne pas (réparé dans 8.0 - vous voyez que ça sert, les rapports de bugs).
Solution : éditer à la main /usr/sbin/makewhatis (c'est un simple script shell) et remplacer le « DEFMANPATH= » par la bonne valeur
La commande « locate » (recherche de fichiers) est un peu particulière : elle s'appuie sur une base de données remise à jour la nuit (!) grâce au système anacron. Si vous voulez forcer la mise à jour : « updatedb » (script basé sur « find »). Les recherches sont ensuite beaucoup plus rapides et faciles (pas besoin de caractères joker). Cette base de données est en fait le fichier /var/lib/slocate/slocate.db (normal qu'il soit dans /var, c'est un fichier variable). Si vous n'avez pas ces programmes, installez slocate.
À l'inverse, si vous voulez connaître l'emplacement exact d'une commande : « type la_commande ».
En mode Emacs (vérifiez par « set -o »).
<Tab> : complète la commande
<CTRL-U> : efface tout ce qui est a gauche du curseur
<CTRL-A> : début de ligne.
<CTRL-E> : fin de ligne (merci à T. Stoehr)
<CTRL-W> : efface le mot à gauche du curseur
<Esc B> ou <Alt-B> : recule d'un mot
En mode vi (« set -o vi ») : utilisez les commandes de vi pour activer un mode commande ou un mode insertion.
Autres astuces: « man bash ».
Une autre bonne lecture : Bash-Prog-Intro-HOWTO.html.
Linux est multi-utilisateurs. Même si vous êtes seul, il est indispensable de créer au moins un compte utilisateur. La raison en est simple : le chef (root) peut tout faire, y compris planter la machine (par exemple en dézippant un fichier dans un disque plein) ou tout effacer (« rm /* » au lieu de « rm * »). Les puristes vous diront même qu'il est déconseillé de lancer X sous root (car X accède au matériel, et a le pouvoir de tout bloquer, ce qu'il ne se gène pas pour faire).
Vous verrez que pour effectuer les commandes, il est facile de lancer le compte root sans avoir besoin de quitter votre compte utilisateur.
« adduser duduche ». Cette commande crée en même temps un répertoire /home/duduche (noté ~/ dans les docs), dans lequel Duduche aura ses fichiers. Les autres (les membres du groupe, ou tous les autres) ne pourront pas les lire ou les modifier, sauf s'il leur en donne le droit. En fait, « adduser » est un script qui appelle « useradd » et crée en plus le home du nouvel utilisateur.
Le /home/duduche contiendra à sa création un certain nombre de fichiers cachés (commençant par « . »), qui pourront être édités selon les besoins. Ces fichiers sont des copies de ceux contenus dans /etc/skel. Si vous voulez faire des modifications qui concerneront tous les nouveaux utilisateurs (wm par défaut, alias, path...), éditez plutôt ces fichiers (en tant que root).
Les utilisateurs sont enregistrés dans /etc/passwd.
Sans autre précision, ils appartiennent au groupe par défaut, appelé « users ». (Il y a 3 niveaux de droits : lire, écrire et exécuter, pour trois niveaux d'utilisateurs : moi, le groupe, et tous, soit 27 combinaisons possibles pour un fichier).
Si votre commande « adduser » (ou « useradd ») ne fonctionne plus, vérifiez s'il n'existe pas un /etc/pwd.lock, et détruisez-le (« rm /etc/pwd.lock »).
Retirer un utilisateur et tous ses documents : « userdel -r duduche ».
Quels sont les utilisateurs actuellement connectés ? « who ». Qui suis-je ? « whoami ».
« logout » ou <Ctrl-d> quitte votre compte actuel. Sinon, lancez un deuxième terminal par <Alt-F2>, et répondez à la demande de login. Vous pourrez rebasculer sur la première console par <Alt-F1>.
Pour passer provisoirement en mode super-utilisateur sur la même console : « su » (=switch user). Pour passer provisoirement sur un autre compte non root : « su autreutilisateur ». Cette possibilité est très intéressante : vous lancez un utilisateur normal pour votre travail ordinaire, et, si vous avez besoin de faire un réglage : « su ». Si vous voulez aller directement dans le répertoire du chef avec les variables du chef en devenant le chef, « su - ». Si vous voulez devenir un utilisateur ordinaire : « su - bebert ». Si vous oubliez le « - », le système refusera de changer d'utilisateur au motif que vous êtes dans le répertoire du chef.
Attention ! Si vous êtes passé de duduche à Bebert par « su - Bebert », ne repassez pas à duduche par « su », mais par « logout » (=<Ctrl-d>) ou « exit ».
Si vous voulez simplement lancer un programme sous le compte root : « su -c le_programme ». Répondez au mot de passe demandé, et c'est tout.
« passwd duduche » sous root ou « passwd » tout court sous le compte de duduche.
Créer un groupe : « groupadd le_nouveau_groupe ». Ce nouveau groupe est maintenant enregistré dans /etc/group.
Ajouter l'utilisateur bebert au groupe nouveau_groupe : « gpasswd -a bebert nouveau_groupe »
Identifier les groupes auxquels appartient l'utilisateur : « groups bebert »
Changer un fichier de groupe : « chgrp groupe-cible fichier ». Ce n'est possible que si le propriétaire qui lance la commande appartient aux 2 groupes (source et cible).
Si vous faites un « ls -l » sur un fichier quelconque, vous verrez des détails insoupçonnés sur votre fichier :
-rw-r--r-- 1 bebert users 231473 nov 2 1998 snapshot02.gif
le premier tiret signifie qu'il s'agit d'un fichier simple (remplacé par d pour un répertoire et l pour un lien).
Viennent ensuite 3 groupes de rwx (r=read, w=write, x=execute). Le premier concerne le propriétaire (u=utilisateur), de deuxième concerne le groupe et le troisième le reste du monde. Le cas classique est le fichier sur lequel l'utilisateur a tous les droits, le groupe seulement la lecture et le reste du monde rien du tout. Cela donne « rwxr-x--x ».
Pour tout compliquer, il existe un équivalent chiffré :
Le premier groupe de lettres rwx correspond aux centaines, le deuxième aux dizaines et le dernier aux unités.
Dans ce système, r vaut 4, w vaut 2 et x vaut 1. Dans notre exemple, rwxr-x--- vaut 750.
Si vous voulez attribuer vous-même des propriétés, faites « chmod 777 le_fichier_que_je donne_a_tout_le_monde ».
Pour compliquer encore plus, il existe des bits qui donnent des caractères particuliers aux fichiers :
Le setuid, qui donne les droits du propriétaire à un autre utilisateur.
Exemple : faites « ls -l /usr/bin/passwd ». Le résultat donne :
-r-s--x--x 1 root root 22656 oct 24 1999 /usr/bin/passwd*
Vous constatez un « s » dans les droits utilisateurs. Cela signifie qu'un utilisateur quelconque peut utiliser ce programme et obtenir le même résultat que s'il était root, c'est à dire écrire dans le fichier /etc/passwd, réservé au root. Les changements peuvent se faire par « chmod +s », ou « chmod g-s », ou toute commande adaptée à vos besoins. Attention ! Un fichier setuid root est un gros trou potentiel de sécurité.
Enfin, le sticky-bit (t) permet d'empêcher l'effacement d'un fichier, même situé dans un répertoire ouvert à tous.
Plus de détails : « man chmod ».
En mode console, tapez <Alt-F2>, et, miracle, vous voyez une nouvelle console apparaître. Vous pourrez y lancer le même compte, ou celui d'un autre utilisateur. Ça marche généralement jusqu'à F6.
Pour revenir sur votre premier compte, tapez <Alt-F1>. Vous venez de réaliser une chose impossible sur les OS grand public habituels : lancer plusieurs utilisateurs simultanément. Vous voyez que ça valait le coup d'installer Linux !
Pour info, maintenant que vous êtes un simple utilisateur, votre invite se termine par $.
Attention aux majuscules et aux minuscules, aux espaces, aux tirets et aux points (Syntaxe habituelle : « commande espace tiret option espace fichier_source espace fichier_cible »).
Une commande qui fonctionne ne renvoie souvent rien. Vous n'aurez un message au prompt que si la commande échoue.
Sinon, la commande n'existe peut-être pas, ou alors elle n'est pas dans le chemin de recherche (le PATH). Cherchez-la déjà par un « find / -name macommande » (vous avez droit aux jokers : « * » remplace tout plein de caractères, « ? » en remplace un et un seul). Si elle existe, mais pas au bon endroit, tapez-la avec son chemin entier : « /usr/local/bin/macommande » par exemple, ou bien « cd /lerepertoireoùestmacommande », puis « ./macommande » (contrairement à DOS, le répertoire courant n'est pas dans le path, il faut taper « ./ » pour exécuter une commande située dans le répertoire courant). Sinon, enrichissez le path (dans /etc/profile).
Pour voir le PATH : « echo $PATH ».
Pour enrichir le path : « PATH=nouveaupath:$PATH ». N'oubliez pas « : $PATH » sinon le path que vous vouliez rajouter remplace l'ancien et toutes vos commandes deviendront inopérantes. Pour l'enrichir définitivement, éditez le fichier /etc/profile.
Autre possibilité, le fichier existe, mais n'est pas exécutable. Faire « chmod +x monfichier ». Ou bien, il ne vous appartient pas. Demandez un chown ou un chmod au root.
Encore plus fort (il faut reconnaître que Linux n'a pas son pareil pour nous compliquer la vie) : si la commande se situe sur un disque mounté sans les droits d'exécution (ce qui est la valeur par défaut), ça ne marche pas. Éditez le fichier /etc/fstab et rajoutez-y « exec » sur la ligne du disque. Pour vérifier les droits d'un disque mounté, tapez « mount ». S'il est mounté avec le valeur « default », la commande devrait vous renvoyer « noexec ».
De plus en plus fort : si le cdrom est gravé en Rockridge, seul le root peut y accéder, sauf si... vous rajoutez « norock » au /etc/fstab (vous n'aviez pas deviné tout seul ??).
Si le /etc/fstab vous rebute, vous pourrez vous rabattre sur un programme graphique comme kfstab, bientôt en standard.
Vous pouvez récupérer les commandes précédentes par la flèche <Haut>. C'est quand même plus facile que de tout retaper ! Les 500 dernières commandes sont dans ~/.bash_history. Astuce : pour ne pas farfouiller 1/4 d'heure dans les dernières commandes, tapez « !debutdelacommande » (ex : « !mou »). Cela vous tapera automatiquement la commande complète telle que vous l'avez tapée la dernière fois (ex : « mount -t iso9660... »).
Encore plus fort : la recherche incrémentale inverse : Tapez « Ctrl-r ». Un prompt spécial apparaît. Ensuite, saisissez un morceau de la commande souhaitée. Dès la première lettre saisie, le shell fait automatiquement la recherche dans l'historique et vous propose en temps réel la dernière commande complète comportant cette lettre. Complétez avec d'autres lettres si nécessaire.
Autre possibilité : la commande « history » affiche l'historique des commandes. Un tube, et vous atteignez facilement la commande recherchée : « history|grep un_morceau_de_l_ancienne_commande ». Une variante de history : « fc -l -10 » affiche les 10 dernières commandes (« man bash »).
Plus vicieux : si vous tentez d'effacer un fichier qui commence par « - », son nom sera considéré comme une option. Vous pouvez faire « rm -- -lenomdufichier » ou « rm ./-lenomdufichier ».
Faites « ls », et vous avez la liste des fichiers et répertoires du répertoire courant (dans notre exemple, « ls » dans /home donne duduche/). Pour savoir quel est le répertoire courant : « pwd ».
Pour voir les fichiers cachés : « ls -a ». (ils commencent par un point).
Pour avoir des détails : « ls -l » vous donne le type de fichier, le propriétaire, les droits, et, si c'est un lien, la cible. Astuce : « ls -l monfichier » donne les caractéristiques d'un seul fichier.
Vous voulez différencier les différentes sortes de fichiers ? « ls --color ». Vous voulez que, durant cette session, votre « ls » soit toujours en couleurs ? « alias ls='ls --color' ». Attention aux quotes (apostrophes bizarres qui s'obtiennent par <AltGr-7> sur un clavier Français). Vous voulez que votre alias soit activé pour toutes les sessions ? Insérez-le dans /etc/bashrc.
Votre écran n'est pas assez grand pour voir tous les noms ? Faites un tube : « ls|less » ou « ls|more ».
Pour changer de répertoire : « cd duduche » vous amène dans le répertoire duduche, lui-même situé dans le répertoire courant (ici, home). Sinon, tapez le chemin complet : « cd /home/duduche ».
Pour remonter d'un niveau : « cd .. »(ne pas oublier l'espace). Plus simple : « s » pour supérieur comme alias sur certaines distributions (Mandrake).
Pour retourner chez soi (home) : « cd » tout court.
Pour aller au répertoire précédent : « cd - ». Idéal pour faire des allers-retours entre deux répertoires.
Copier un fichier : « cp fichiersource fichiercible » fait une copie du fichier fichiersource au fichier fichiercible. « mv fichiersource fichiercible » remplace fichiersource par fichiercible (permet les changements de nom ou d'emplacement).
Changer la date d'un fichier : « touch -m 05041020 fichier_a_changer_de_date » attribue le 4 Mai à 10 h 20 à votre fichier.
C'est un gros problème lorsque l'on débute sous Linux : les arborescences varient d'une distribution à l'autre. Si vous disposez d'un bouquin sur Slackware et d'une Redhat sur votre micro, il faudra « traduire » les chemins (la commande « find » sera utile !!).
Grossièrement :
-/bin et /sbin : programmes exécutables de base (sbin=programmes du chef).
-/dev : les périphériques. Un certain nombre de ces fichiers sont des liens symboliques vers les vrais fichiers utilisés par le système : /dev/mouse > /dev/ttyS0 (souris com1) ou /dev/psaux (souris ps2), /dev/cdrom >/dev/hdb (cdrom IDE), /dev/modem > /dev/ttySX... Cela permet aux applications de ne pas se préoccuper du système : les appels aux périphériques sont redirigés aux bons endroits. Dans le kernel 2.4, seuls les périphériques effectivement présents sur le système sont listés ici.
Si vous avez besoin de créer un descripteur : commande « mknod » (maniement compliqué, et rarement utile pour une utilisation de base).
-/usr : les exécutables ordinaires (/usr/X11R6/bin), les sources (/usr/src) et leurs librairies (/usr/lib)
-/var : des fichiers de taille variable. On y trouve souvent des paramétrages et des librairies de programmes.
-/etc : les paramétrages : fstab pour les systèmes de fichiers, inittab pour le script de démarrage (runlevel=5 pour le démarrage en mode graphique), dosemu.conf, wine.conf, lilo.conf (pour paramètrer le mode de démarrage de LILO : délai, nom du noyau à lancer par défaut en premier...), /etc/rc.d/rc.local pour les programmes à lancer automatiquement au démarrage, /etc/rc.d/rc.serial pour les paramétrages du port série...NB : les distributions non basées sur Red Hat sautent le répertoire rc.d.
-/lib : les bibliothèques (librairies) utilisées par les programmes.
-/proc : vous n'avez rien à y faire. Permet entre autres de connaître les ressources utilisées par les différents périphériques (mémoire, irq, DMA)
-/boot : dans Redhat : le noyau (directement dans la racine sous Slackware). Il s'appelle vmlinuz (noyau compacté) ou kernel-2.x.xx. ou n'importe comment d'autre, pourvu que ça corresponde au paramétrages du système de boot (lilo ou chos).. Si vous bootez par loadlin (depuis dos), ne cherchez pas le noyau ici, il est sur la partition DOS.
-/root : le home du super-utilisateur
-/home/xxx : les répertoires personnels des utilisateurs.
-/mnt : les disques que vous voulez rattacher à votre arborescence : /mnt/cdrom, /mnt/floppy... Notez que, si ça vous chante, vous pouvez les mounter n'importe où ailleurs et sous n'importe quel nom (ce que font certaines distributions : /cdrom et /floppy).
Attention, il y a des pièges ! Tout plein de répertoires portent le même nom, mais avec un chemin différent (bin, lib, etc et d'autres). Lorsque vous repérez un fichier important, notez-en le chemin par écrit (du moins au début).
Pas de problème : « vi /etc/monfichierquejeveuxmodifier » (prononcez « vi-aïe »).
Si le nom existe, vous trouverez un texte plein d'explications, précédées par des # (non exécutées). Sinon, vous trouverez un fichier vide, que vous venez de créer.
Pour être sûr de bien taper les noms de fichiers, laissez Linux faire ! Tapez « vi /etc/monf <tab> ». Si le fichier est le seul à commencer comme ça, le nom va se compléter tout seul. Magique, non ? Ça marche aussi pour les commandes (ça s'appelle l'auto-complètement).
Encore plus simple : si vous avez surligné le nom du fichier trouvé par un « locate » ou un « ls », un simple clic sur le bouton central de la souris (ou les boutons D et G si vous avez accepté cette émulation pour une souris 2 boutons) fait un superbe « coller ».
Pour toute modification, commentez la ligne à modifier (« # »), puis recopiez-la avec vos paramètres. Vous pourrez plus facilement revenir à la version précédente si ça ne marche pas. Autre méthode, les copies de secours des fichiers, souvent automatiques (terminaison ~)
Vi vous fait peur ? C'est vrai qu'il est plutôt moche, mais il marche très bien, même quand rien ne marche. La plupart du temps, vous pouvez vous en sortir avec 4 commandes seulement :
Pour écrire : <Esc> puis « i » (=mode insertion). Dans certaines versions, la touche <inser> marche pareil. Pour effacer : <Esc> puis « x » (ou la touche <Eff> en mode insertion, parfois). Pour quitter sans sauver : « <Esc>: q! ». Pour quitter en sauvant : « <Esc>: wq! » (ou « <Esc><Esc>x ») -Attention, ces commandes se tapent l'une à la suite de l'autre.
Si vous avez accroché à ces commandes, en voici quelques autres :
Copier / coller une ligne : <Esc> puis <Maj-y> puis <p>. Le <Maj>, ou le redoublement de la lettre s'applique à la ligne entière.
Effacer une ligne :<Esc> puis « dd ».
Aller en fin de ligne : « $ ». Début de ligne : « 0 »(zéro).
Astuce : ne retapez pas <Esc> à chaque fois. Il suffit que vous soyez en mode commande pour enchaîner toutes ces commandes.
Chercher un mot : « /lemotquejecherche ». Occurrence suivante : « n ». Pareil avec less ou man. Vous avez un historique des recherches avec la flèche <Haut>.
Plus de détails : http://echo-linux.alienor.fr/articles/vi/vi.html.
Tous les détails sur VI en tapant <F1>.
Toujours pas convaincu ? Alors lancez Midnight Commander (« mc »), il contient un éditeur de fichiers compréhensible. MC fonctionne aussi bien en mode console et est présent sur à peu près toutes les distributions. De plus, il sait travailler avec les fichiers zip, tar, gz, rpm et même HTML.
Sinon, essayez emacs, puis sous X, kedit, gnotepad et plein d'autres.
Encore plus simple :
« echo lacommandequejerajoute >> lefichierquejerenseigne »
« find repertoire_ou_je_cherche -name '*'|xargs grep la_chaine_que_je_cherche »
Autre méthode :
« find . type f exec grep toto {} \; print >resultat.txt ». Dans cet exemple, on cherche la chaîne toto dans le répertoire courant (le point).
Pour les PC, il ne faut plus utiliser fsdext2, mais explore2fs, programme composé d'un seul fichier pour win 9x ou NT, et qui se lance sans aucun paramétrage et qui n'interfère pas avec votre autre système. Ensuite, vous pouvez voir (et éventuellement écrire) vos fichiers texte avec notepad ou wordpad (mieux), vos fichiers gif ou jpg ou parcourir les arborescences.
Pour les Mac, deux solutions s'offrent à vous. (Merci à Etienne Herlent pour tout ce qui concerne le Mac)
La première et la plus ancienne est d'utiliser LinuxDisks. LinuxDisks permet l'accès en lecture et écriture aux partitions ext2fs depuis MacOS. ATTENTION : il existe 2 versions de LinuxDisks :
- LinuxDisks.10d6 (http://www.linux-france.org/article/materiel/mac/tc/LinuxDisks.1.0d6.sit)
- LinuxDisks.10d7 (http://www.linux-france.org/article/materiel/mac/tc/LinuxDisks.1.0d7.sit).
La version 10d6 n'est utilisable qu'avec les distributions de Linux antérieures à la mi-1998 où le système de ficher était en big endian (MkLinux DR2, par exemple).
La version 10d7 n'est utilisable qu'avec les distributions récentes (postérieures à mi-1998, comme MkLinux DR3, Linux PPC R4 et suivantes, ext2fs en little endian).
Ne vous trompez pas de version au risque de perdre totalement le contenu de vos disques Linux.
La deuxième solution est d'utiliser MountX. À la différence de LinuxDisks, MountX ne permet que l'accès en lecture et uniquement sur les systèmes de fichier en little endian. MountX est disponible à http://calvaweb.calvacom.fr/bh40.
Admettons que vous n'êtes pas la personne qui a installé Linux sur la machine et que vous ne connaissez pas le mot de passe de root.
Admettons par ailleurs que vous avez déjà quelques notions d'informatique, par exemple issues du monde Windows.
Admettons enfin que votre administrateur vous ait fait une configuration aux petits oignons où tout fonctionne correctement et où les droits ont été bien attribués.
Eh bien, votre situation est plutôt bonne, j'ajouterais excellente
Lorsque vous démarrez la machine, vous pouvez selon les cas arriver :
-sur une horrible ligne de commande marquée login. Tapez l'identifiant que l'administrateur vous a donné suivi de <Entrée>, puis le mot de passe suivi de <Entrée>. Si vous voulez le mode graphique, tapez « startx ».
-Sur un écran graphique où l'on vous demande votre identité et votre mot de passe. Même motif, même punition, mais sans Startx.
-Directement sur votre compte utilisateur et en mode graphique (système autologin). Vous n'aurez même pas de mot de passe à taper.
Si vous avez besoin de taper une commande (par exemple pour lancer un programme), vous avez plusieurs possibilités :
-passer sur une console de texte en faisant <Ctrl-Alt-F1>
-lancer un xterm (cherchez dans les menus) pour faire apparaître une console texte dans votre environnement graphique
-utiliser les astuces de votre environnement graphique (menu Exécuter, combinaison <Alt-F2>...)
Vous n'aurez généralement pas besoin de taper des commandes en entier (voir les astuces bash). Voyez aussi la rubrique sur les commandes.
Tapez « passwd <Entrée> », puis votre nouveau mot de passe (sachez que l'administrateur root pourra toujours aller chez vous).
Vous devriez avoir plusieurs écrans graphiques virtuels et plusieurs consoles de texte. Vous devriez également pouvoir travailler sur votre compte en utilisant n'importe quel autre ordinateur par des astuces d'exportation d'affichage. Vous pouvez changer la résolution en faisant <Ctrl-Alt-+> (le + du pavé numérique).
Si vous connaissez l'usage de la souris dans un autre environnement, vous ne serez pas dépaysé. La grosse différence vient du bouton central, standard sous Unix, et qui rend bien des services :
-Le copier-coller : vous surlignez en balayant une zone de texte bouton gauche enfoncé, et vous collez en cliquant du bouton central. TRÈS pratique.
-Les actions spécifiques ou les menus contextuels spéciaux : cliquez du bouton central sur la case d'agrandissement d'un programme sous KDE, cliquez du bouton central sur le bureau, sur un dossier dans Konqueror, bref, plein de fonctions en plus.
Il y a également des combinaisons Alt-bouton[gauche, central, droit].
Si vous n'avez pas de bouton central, vous devriez pouvoir l'émuler en cliquant simultanément sur les boutons gauche et droit. Si votre souris a une mollette, celle-ci devrait fonctionner dans à peu près tous les programmes et tenir lieu de bouton central en la cliquant.
Il fonctionne à peu près comme sur les autres systèmes. Il y a des différences au niveau de la gestion du VerrMaj, qui ne s'arrête que si l'on appuie une deuxième fois dessus, et qui ne s'applique généralement pas aux chiffres et à la ponctuation. En revanche, la combinaison <VerrMaj-Lettre_accentuée> donne une lettre accentuée majuscule. Vous aurez aussi des résultats intéressants avec la combinaison <AltGr-lettre_ordinaire>.
Vous devriez trouver facilement des programmes dans les menus du gestionnaire de bureau. Rien de différent des systèmes habituels. Si le programme dont vous avez besoin n'est pas installé et que vous n'avez pas l'administrateur sous la main, vous pouvez l'installer à partir des sources dans votre répertoire perso (il faudra simplement ajouter des « --prefix=/home/chez_moi » quand vous lancez le « ./configure »).
Comme sur tout système informatique, les données sont situées dans des dossiers et répertoires sous la forme de fichiers. Ces fichiers peuvent porter toutes sortes de noms, mais évitez les espaces, tirets, points d'interrogation, étoiles, etc. Bref, surtout des caractères normaux. Sachez aussi que les caractères majuscules sont différents des minuscules pour le système.
Grossièrement, vous pourrez lire ce qui se trouve sur le système, mais pas faire de modification. En revanche, vous ne pourrez pas lire ce qui se trouve chez les autres. Détails ici.
Sachez également que tous vos paramètres sont personnels. Vous pourrez changer les fonds d'écran, l'aspect des bordures de fenêtres, etc., cela ne gênera aucunement un autre utilisateur de la même machine qui l'utilise sous un autre compte. De plus, tous vos signets Internet, toutes vos adresses E-mail seront quelque part dans /home/chez_vous. Donc, un seul dossier à sauvegarder.
L'administrateur devrait s'être arrangé pour que vous puissiez lire un cd-rom ou imprimer, aller sur Internet...ou non ! L'idéal si vous n'êtes pas un spécialiste est que le montage des disquettes et cdroms se fasse par automontage. Sachez simplement que les disques n'apparaissent pas en tant que tels, mais comme des dossiers accrochés à l'arborescence principale, généralement dans /mnt.
Vous ne devez JAMAIS éteindre l'ordinateur directement. Utilisez les menus pour quitter le système proprement.
Et pourtant, il fonctionne, puisqu'il m'a servi à installer Linux.
Normal. Il n'est pas mounté (=Attaché, pour parler français). Vous pouvez le vérifier en tapant « mount » qui vous donne la liste des disques mountés.
Il faut créer un répertoire, dans lequel apparaîtra le cdrom lorsqu'il sera mounté. La plupart des distributions créent un répertoire /mnt/cdrom ou /cdrom. S'il y en a un, utilisez-le.
Au prompt, tapez :
« mount -t iso9660 /dev/cdrom /mnt/cdrom » (ou bien « /cdrom » selon le répertoire que vous aurez créé).
Si vous n'obtenez pas de message d'erreur, faites « cd /mnt/cdrom », puis « ls » ou « ls /mnt/cdrom », et vous devriez voir le contenu du cdrom.
Pour éjecter le cdrom, sortez du répertoire de montage, quittez toutes les applications lancées depuis ce répertoire, puis faites « umount /mnt/cdrom », puis appuyez sur le bouton d'éjection du CDROM (ou tapez « eject »).
Astuce : « umount /mnt/cdrom && eject ». Le && vérifie la réussite de la première commande. Une astuce à réutiliser dans d'autres circonstances.
Si ça ne marche pas, il faut vérifier l'existence de « /dev/cdrom » (« ls -l /dev/cdrom »), qui n'est rien d'autre qu'un pointeur vers /dev/mondisque (par exemple /dev/hdb pour un cdrom monté en 2° sur la première nappe ide (généralement D sous dos), ou /dev/scd1 : 2° scsi)
Une fois que tout ça marche, faites « vi /etc/fstab ».
Vous devez voir une ligne qui concerne votre cdrom, du genre :
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/dev/cdrom /mnt/cdrom iso9660 noauto,ro,user 0 0 |
Le iso9660 est le système de fichiers standard des cdrom. « noauto » signifie que le cdrom ne sera pas mounté automatiquement au démarrage de Linux, « ro » signifie « lecture seule » (read only). Pensez à y rajouter « exec » si vous voulez que l'on puisse exécuter les programmes directement.
Si vous n'avez pas de /dev/cdrom, il est bon d'en créer un par « ln -s /dev/lebondisque /dev/cdrom ».
Si vous avez un /dev/cdrom, mais qu'il pointe sur un mauvais disque, détruisez le sans pitié (« rm /dev/cdrom »), puis recréez-en un bon (commande précédente).
Une fois le fstab correctement renseigné (sans avoir besoin de rebouter), il suffira de taper « mount /mnt/cdrom », et le tour sera joué.
Si vous êtes malin, créez un petit fichier de texte (disons « mountcdrom ») contenant :
|
#!/bin/bash #cette ligne renseigne le système sur votre interpréteur de commandes mount /mnt/cdrom |
Rendez-le exécutable (« chmod +x mountcdrom »). Une fois sous X, un clic sur ce fichier ou son raccourci mountera le cdrom. KDE et Gnome font ça en mode graphique. Ce truc peut être appliqué à n'importe quelle autre commande. Il s'agit d'un script shell.
Sous Redhat en mode graphique, le control-panel peut écrire le /etc/fstab à votre place et faire les mountages (méfiez-vous de la commande « format », qui formate, donc efface les disques sans prévenir !!). Kfstab le fait très bien aussi.
Attention ! Le mountage n'est possible que si vous ne vous trouvez pas dans le répertoire où vous voulez mounter (« device is busy »). Il peut exister des fichiers dans le répertoire de mountage, mais ils seront inaccessibles tant que le disque est mounté.
L'état de mountage des disques est enregistré dans /etc/mtab. Vous n'avez pas à y toucher.
Pour que les utilisateurs ordinaires puissent mounter le cdrom, vous devez rajouter « users » (le nom du groupe par défaut) et « unhide » à la ligne « cdrom » du « fstab ».
Ça donne :
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/dev/cdrom /mnt/cdrom iso9660 noauto,ro,users,unhide |
Tant que vous y êtes, « exec » et « norock » peuvent servir.
Encore un piège : si vous avez mal booté (en général par loadlin à partir de win95), votre cdrom peut ne pas être détecté par le BIOS (voir dmesg). Dans ce cas, relancez loadlin à partir de dos, ou boutez à partir de LILO.
Dernier piège : le mountage n'est possible que si le système de fichiers utilisé (iso9660) est connu du noyau. Si le message d'erreur indique « file system non supported by kernel », recompilez ou lancez le module (« modprobe isofs ») !
Astuce !
Si votre cdrom est dma, vous pouves l'accélérer en tapant « hdparm -d1 -k1 /dev/hdc », en supposant qu'il soit dans ce cas en maître sur la 2° nappe.
Des informations intéressantes en faisant « cat /proc/ide/hda/settings » (disques IDE).
Ces disques sont gérés automatiquement dès l'installation par la plupart des distribs récentes.
Votre disque apparaîtra comme hde (Les 4 premières lettres sont réservées aux 4 premiers connecteurs IDE)
Pour faire marcher un disque dur ata100 il faut que le noyau supporte le chipset pci ata100 de la carte mère.
« make menuconfig »
IDE, ATA and ATAPI block device > Generic PCI IDE bus master support > « sélectionner le chipset de la carte-mère »
Par exemple :
HPTblabla pour les cartes meres ABIT KT7-raid
VIA82CXXX pour les cartes-mères ASUS A7V et A7V133
Certaines distributions reconnaissent le ata100 dès l'installation : Redhat 7.1, Slackware-current (avec la disquette boot ata100 ou emuscsi), Mandrake 8.0, en fait, toutes les distribs qui ont le noyau 2.4.x OU un ancien noyau patché.
La plupart des distribs règlent l'accès disque dur sur 16 bits pour les disques IDE.
Vous pouvez vérifier avec la commande : « hdparm -c /dev/hda »
Le débit obtenu peut être vérifié par : « hdparm -t /dev/hda »
Vous forcez l'accès 32 bits par : « hdparm -c 1 -d 1 /dev/hda » (manoeuvre inverse : mettre 0 au lieu de 1). Si ça ne marche pas, c'est que vous n'avez pas le support PCI bus-master DMA compilé dans le kernel.
Vérifiez le nouveau débit. Chez moi, je passe de 3.29 MB/sec à 12.55 MB/sec. Ça vaut le coup, et ce n'est pas cher.
Tant que vous y êtes, mettez carrément
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hdparm -X66 -c1 -d1 -m16 -k1 /dev/hda |
dans un fichier de démarrage, comme /etc/rc.d/rc.local.
Attention ! Ces manipulations sont dangereuses, particulièrement le mode DMA. Elles peuvent sur certaines machines ralentir les accès, ou totalement corrompre le disque ou la table de partitions, essentiellement avec un ancien chipset buggué. Vérifiez si vous n'avez pas un VIA VP2 en faisant « lspci -v ». Faire une sauvegarde générale avant !! Et lisez attentivement « man hdparm ».
Astuce : ça marche aussi sur les Mac.
Astuce pour récupérer un disque mal formaté :
Bootez sous Demolinux, tomsrtbt ou équivalent et tapez « dd if=/dev/zero of=/dev/hda ». Il sera tout beau tout neuf, prêt pour une nouvelle installation.
Les commandes sont mkswap et swapon. Plus de détails : notre copain man.
Astuce : si vous avez 2 disques, mettez le swap sur l'autre disque. Vous accélérerez nettement le système (un disque lit pendant que l'autre écrit).
Pareil que le cdrom. La différence est le nom (fd0), et le type de fichier : vfat pour le format win95, ext2 pour le format Linux, hfs pour les Mac (ex : « mount -t vfat /dev/fd0 /mnt/floppy »).
Astuce : mettez « auto » dans votre fstab pour monter la disquette quel que soit son formatage.
Pour formater une disquette : « mkdosfs /dev/fd0 » pour DOS ou « mke2fs » pour Linux. Sinon, les outils en mode graphique de X.
Pour DOS, vous pouvez aussi installer les mtools, et taper les commandes standards de DOS en rajoutant « m » devant (« mcopy », « mformat a: »...)
Pour copier un fichier vers la disquette : « cat monfichier >/dev/fd0 » (le signe « > » fait une redirection).
Le fichier est plus gros que la disquette ? Ce n'est pas grave ! Faites « tar cvMf /dev/fd0 mongrosfichier » (rajoutez « z » si vous voulez la compression en plus ; le M signifie multi et l'ordre des lettres n'a pas d'importance). Suivez les instructions. (La disquette ne doit pas être mountée et n'a pas besoin d'être formatée). Ne vous affolez pas si, ensuite, vous ne pouvez pas mounter ces disquettes.
Pour restaurer les données : placez-vous dans le répertoire de destination (« cd le_rep »), et lancez « tar xvMf /dev/fd0 » avec la disquette n°1 dans le lecteur. Rajoutez « z » pour dézipper le cas échéant, ou « y » pour du bz2. Suivez ensuite les instructions.
Autre possibilité : la commande split pour couper un fichier en rondelles : « split -b 1400k fichier_a_couper nom_final ».
Pour restaurer : « cat nom_finala > fichier_a_couper », puis « cat nom_finalb >> fichier_a_couper ».
ATTENTION ! Sur les PC, il faut umounter la disquette avant de l'éjecter si elle était mountée (sauf en cas d'utilisation d'un système d'automontage)!!
Astuce ! pour formater bas niveau une disquette : « fdformat /dev/fd0H1440 ». Faites ensuite un formatage haut niveau normal.
Re-astuce ! pour formater des disquettes à plus de 1,44Mo :
« mknod /dev/fd0H1600 b 2 125 »
« mknod /dev/fd0H1680 b 2 44 »
« mknod /dev/fd0H1722 b 2 60 »
puis « fdformat /dev/fd0H1680 » par exemple.
Formatez haut niveau ensuite.
(astuce glanée sur fr.comp.os.linux.configuration) Attention ! maintenant, c'est fd0u.
Quittez les programmes que vous avez lancés en étant placé dans le répertoire de mountage. Placez-vous plus haut dans l'arborescence (cd ..).
Vous avez peut-être lancé un programme ou X en étant placé dans le répertoire de mountage. Dans ce cas, quittez le programme ou X, quittez le répertoire et vous pouvez umounter.
Pour savoir qui se sert de votre cd rom :
« fuser -vm /mnt/cdrom/ »
Pour savoir quel est le processus qui l'utilise : « lsof ».
Pour le démonter en force :
« fuser -kvm /mnt/cdrom/ » (tue les process qui accèdent au répertoire).
Si un autre ordinateur a mounté votre disque par NFS, il faudra d'abord qu'il le démonte, puis le démonter en local par « umount -avt nonfs /mnt/cdrom ». Autre possibilité (moins élégante) : arrêter NFS.
Autre possibilité : une opération est en suspens (par exemple une écriture sur la disquette, faite provisoirement dans un cache), et le seul fait de fermer un xterm ou un file manager (par exemple kfm) ne réalise pas l'écriture. Il faut alors revenir dans le répertoire monté, et en sortir proprement pour obliger l'opération à se terminer. Vous pouvez également forcer les écritures en suspens sur le disque avec la commande « sync ».
Encore une possibilité : si votre cdrom est monté automatiquement au démarrage et qu'il est présent dans le tiroir pendant le démarrage, vous ne pourrez pas le démonter (ce qui peut être un avantage si vous ne voulez pas qu'on vous le vole). Pour éviter cet ennui dont l'origine est difficile à déterminer, rajoutez « noauto » dans le /etc/fstab ou bien démarrez sans cdrom dans le tiroir.
Pour gagner du temps, tout ce qui le veut bien peut être démounté d'un seul coup en tapant simplement « umount -a ».
Pour démonter et éjecter en une seule opération : « eject » (si le démontage est possible).
Sous X, dans la distribution Redhat, le modemtool lancé par le control-panel fait ce réglage très facilement.
Sinon, si c'est un modèle reconnu, vérifiez qu'il existe un fichier « /dev/modem » pointant sur « /dev/ttySx », où x vaut entre 0 et 3 (0 pour com1, 3 pour com4). « ls -l /dev/modem » devrait vous renseigner. S'il pointe vers un mauvais port série, détruisez-le (« rm /dev/modem »), et recréez-en un par « ln -s /dev/ttyS1 /dev/modem » par exemple. /dev/ttySx remplace maintenant /dev/cuax. Sur les noyaux 2.4, les ports série s'appellent /dev/tts. On n'arrête pas le progrès !
Si votre port série a un irq atypique (c'est souvent le cas pour les ttyS2 et les ttyS3), vérifiez que l'irq est bien affecté : « setserial /dev/ttySx ». Si l'irq ne correspond pas, faites « setserial /dev/ttySx IRQ y ». Si tout marche ensuite, recopiez cette ligne dans /etc/rc.d/rc.serial (les fichiers rc sont généralement des fichiers de paramétrages). Elle se lancera toute seule au prochain démarrage.
Pour lister les IRQ utilisées : « cat /proc/interrupts » (« cat » utilisé sans « > » dirige ses résultats vers la sortie standard, c'est à dire l'écran).
Si vous avez un « winmodem », sorte d'émulation Windows de modem, il existe des pilotes pour certaines marques, que vous pourrez trouver sur http://www.linmodems.org. Si vous ne trouvez pas votre bonheur, achetez un vrai modem.
Les chips Lucent ont un pilote spécial qui marche bien.
Les Kortex à base de PCTel aussi http://www.medres.ch/~jstifter/linux/pctel.html.
Les Olitec PCI ont un pilote précompilé pour certaines versions du noyau, ce qui fait qu'il ne vous servira sans doutes jamais à rien. Un superbe travail inutile.
Pour les fonctions spéciales (module autonome...), on commence à trouver des pilotes pour les US Robotics et Olitec (http://www.olitec.com et http://golix.free.fr). Pour les Self Memory, vous pouvez utiliser le programme kolitec (http://perso.wanadoo.fr/australia99/kolitec).
Pour les modems USB, créer un lien par « ln -s /dev/usb/ttyACM0 /dev/modem », puis « modprobe acm ».
Il est possible d'utiliser un modem ADSL : voir là : http://infolibre.free.fr/adsl/adsl.html.
Les boitiers ADSL installés par France Telecom marchent sous Linux... La connexion s'effectue grâce au un client VPN,compatible avec les réseaux virtuels 95. Sous Linux le module pptp (remplacé maintenant par pppoe) se charge de ces connexions.
Je vous conseille une authentification CHAP, qui vous permettra d'accélérer les négociations PPP - Wanadoo s'attend à une authentification CHAP. (Infos piquées à Tranx Nouvel).
L'ADSL s'installe sur une carte réseau. Le programme pptp lance une connexion ppp, que vous pourrez voir par « ifconfig » (support ppp obligatoire dans le noyau). L'ADSL How-to est assez clair et complet.
Le modem Speedtouch USB Alcatel a un pilote ici : http://www.alcatel.com/consumer/dsl/tgz.htm. Les informations pour l'installer sont là : http://linux-usb.sourceforge.net/SpeedTouch/.
Un autre driver, developpé initialement par Benoit Papillault (et depuis rejoint par d'autres) est disponible ici : http://benoit.papillault.free.fr/speedtouch/user.html.
Celui ci, qui présente l'intérêt d'être sous licence GPL, fonctionne vraiment très bien, à partir du noyau 2.2.17 - et sans avoir à recompiler.
Pour Macintosh, rendez-vous sur le site http://guillaume.rince.free.fr/informatique/adsl/adsl.html
Bien entendu, vous pouvez aussi bénéficier de Numéris sous Linux.
Vous devriez vous en sortir avec kisdn.
Vos paramètres se trouveront dans /etc/isdn. La plupart des cartes sont supportées.
Les meilleures informations sont à http://www.linux-france.org/article/connex/ISDN
Pour vous raccorder à NOOS et cie
La connexion par câble se fait par une carte ethernet munie d'une prise RJ45. Le « Modem-câble » auquel la carte réseau est raccordée est en fait un serveur DHCP.
Tout ce que vous avez à faire est de paramétrer votre carte réseau pour être client DHCP (avec linuxconf par exemple). Redémarrez le réseau par « /etc/rc.d/init.d/network restart ». Un « ifconfig » devrait vous montrer l'interface eth0 et son adresse IP.
Ensuite, configurez les serveurs DNS pour éviter de taper les IP. Écrivez quelque chose comme ça dans votre /etc/resolv.conf :
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domain cybercable.fr nameserver 212.198.0.66 nameserver 212.198.0.67 search cybercable.fr |
Ensuite, les serveurs de mails entrants et sortants, serveurs de news en fonction des paramètres fournis par votre fournisseur d'accès au câble.
On me signale que Wanadoo câble ne nécessite que l'activation d'un client DHCP pump (en standard sous Debian). Tout est ensuite automatique.
La connexion câble peut très bien être partagée avec un réseau local par ipchains.
Cherchez un fichier son (« find / -name *.au » (ou .wav)). Placez-vous dans son répertoire (« cd »), puis tapez « cat fichierson.au >/dev/audio ». Autre possibilité : cherchez un fichier .wav et tapez « play monson.wav ». Il sort un son ? Bravo !
Il ne se passe rien ? Tant pis ! tapez « sndconfig » (RedHat), et suivez la procédure. Ça marche ? génial ! Toujours pas ? Il va falloir compiler le noyau (sauf pour alsa). Trouvez une bonne doc (kernel how-to). Attention ! La commande « sndconfig » ne marche que si votre carte son est compilée en module. Si vous la mettez directement dans le kernel, il faudra lui passer les IRQ (vous savez, le plug and play...) au boot. De plus, il faudra supprimer les références au son dans /etc/conf.modules.
Astuce ! Avant de lancer sndconfig, activez tous les périphériques que vous possédez : carte réseau, zip, modem, souris ..., de manière à ce que leur IRQ soit connue du système comme utilisée (vérifiez par « cat /proc/interrupts »). De cette manière, sndconfig attribuera une IRQ vraiment libre à votre carte son et vous ne risquez pas un conflit au prochain démarrage.
Si le son est faible, augmentez-le avec xmixer.
Si la carte son est en module, le fichier /etc/conf.modules devrait contenir quelque chose comme ça :
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alias sound sb pre-install sound insmod sound dmabuf=1 alias midi opl3 options opl3 io=0x388 options sb io=0x240 irq=5 dma=3 dma16=7 mpu_io=0x300 |
Piège sur SuSe : le /etc/conf.modules contient « alias char-major-14 off ». Remplacer off par sound.
Enlevez les # sur les lignes qui vous correspondent. Puis « modprobe sound ».
Si le pilote standard (OSS) ne vous plaît pas, essayez alsa. Il est nécessaire pour certains programmes, et, de plus, supporte le « full duplex » (son dans les 2 sens).
Procurez-vous la dernière version (0.9 beta actuellement) d'alsa à ftp://ftp.alsa-project.org/pub/driver/
Commencez par désactiver le module son s'il était installé (vérifiez par « lsmod », puis retirez-le par « modprobe -r le_module_de_son ». Sachez que le support son doit être activé dans le noyau, mais pas en module.
Mettez quelque part (/tmp ou /usr/src par exemple) les 3 fichiers archives (alsa-driver, alsa-lib et alsa-utils). Dézippez-les et placez-vous dans le répertoire alsa-driver. Faites le cérémonial classique : « ./configure && make && make install ». À ce moment, vous devriez avoir tout un tas de snd-xxx dans votre /lib/modules/2.???/misc/. Faites de même avec alsa-lib et alsa-utils.
Placez-vous dans alsa-driver, et tapez « ./snddevices » pour installer les /dev/xxx.
Faites ensuite « modprobe snd-card-ens1371 » (remplacez bien sûr la fin par votre modèle de carte son). Confirmez que tout va bien par « lsmod ». Réglez le son par « alsamixer ». N'oubliez pas de supprimer tous les « m » en haut de colonne en tapant sur « m » (m signifie muet). Complétez par « modprobe snd-pcm-oss » pour obtenir une compatibilité avec tous les programmes qui réclament OSS. Vous pouvez maintenant effacer les fichiers et répertoires qui vous ont servi à faire l'installation.
Modifiez la ligne du /etc/conf.modules, par exemple en la remplaçant par
|
alias sound snd-card-ens1371 |
Vous pouvez aussi demander à « alsaconf » de faire tout ça à votre place.
Attention ! Avant de conclure que ça ne marche pas, pensez à mettre le volume, et annuler le mute ! (amixer ou alsamixer).
Pour mémoriser les réglages d'alsa :
« alsactl store card1 » pour stocker les réglages dans /etc/asound.conf
puis les rappeler a chaque démarrage par
« alsactl restore card1 » (card1 pour la carte son numéro 1) - Merci à Michel Primout pour l'info.
Autre possibilité : le programme amixer, qui paramètre tous les réglages en ligne de commande (syntaxe « amixer set nom_du_groupe niveau »), où les valeurs de niveau sont entre 0 et 255, et « amixer groups » pour voir les noms de groupes disponibles. Plus de détails : « man amixer ». Il vous suffit de recopier la ligne qui va bien dans le fichier rc.locale pour que vos réglages soient restitués à chaque démarrage. (d'après Yves Schmitt).
Chez moi, cette manip a transformé ma SB 64 asthmatique en vraie carte son :-). Problème : alsamixer oublie les réglages d'une session à l'autre. Utilisez plutôt kmix (KDE). Merci à Thibaut COUSIN pour ces précisions.
Problème avec KDE : la gestion du son est réservée à arts, qui en monopolisant la carte son, empêche certains programmes qui ont besoin d'un accès direct au matériel de fonctionner. Avant de conclure que votre lecteur de mp3 ne fonctionne pas, essayez sous un environnement graphique non-KDE ou utilisez noatun.
Énormément d'explications sur le son (en anglais) ici : http://www.linuxsound.at.
Ça ne marche toujours pas ? Changez de carte son...
Beaucoup de programmes disponibles sur Internet. Grecord (de Gnome) est très simple et souv