Installer Debian Linux 2.2 sur Intel x86 ---------------------------------------- Bruce Perens Sven Rudolph Igor Grobman James Treacy Adam Di Carlo version 2.2.25, 04 June, 2001 ------------------------------------------------------------------------------- Résumé ------ Ce document contient les instructions d'installation pour le système Debian GNU/Linux 2.2 sur l'architecture Intel x86 ( « i386 »). Il contient aussi des pointeurs vers plus d'informations et des informations sur la manière de tirer le maximum de votre nouveau système Debian. Les procédures de ce document _ne servent pas_ aux utilisateurs qui mettent à jour un système existant ; si vous faites une mise à jour, consultez les Notes de sortie de Debian 2.2 (http://www.debian.org/releases/2.2/i386/release-notes/). Copyright --------- On peut distribuer et modifier ce document selon les termes de la Licence Publique Générale GNU (GPL). (C) 1996 Bruce Perens (C) 1996, 1997 Sven Rudolph (C) 1998 Igor Grobman, James Treacy (C) 1998-2000 Adam Di Carlo Ce manuel est un logiciel libre ; vous pouvez le redistribuer et/ou le modifier selon les termes de la Licence Publique Générale GNU telle que l'a publiée la Free Software Foundation (Fondation pour le Logiciel Libre) ; soit selon la version 2, soit (à votre choix) selon tout autre version ultérieure. Il est distribué dans l'espoir qu'il sera utile, mais _sans aucune garantie_ ; sans même une garantie implicite de qualité loyale et marchande ni aptitude à un quelconque usage. Voyez la Licence Publique Générale GNU pour plus de détails. Une copie de la Licence Publique Générale GNU est disponible dans `/usr/doc/copyright/GPL' dans la distribution Debian GNU/Linux ou sur le World Wide Web sur le site Web GNU (http://www.gnu.org/copyleft/gpl.html). Vous pouvez aussi l'obtenir en écrivant à la Free Software Foundation, Inc., 59 Temple Place - Suite 330, Boston, MA 02111-1307, USA. Nous vous demandons d'attribuer correctement ce document à Debian et à ses auteurs, pour tout travail qui dérive de ce document. Si vous modifiez et améliorez ce document, nous vous demandons d'en faire part aux auteurs de ce document, grâce à l'adresse . ------------------------------------------------------------------------------- Table des matières ------------------ 1. Bienvenue à Debian 1.1. Qu'est-ce que Debian ? 1.2. Qu'est-ce que GNU/Linux ? 1.3. Qu'est-ce que Debian GNU/Linux? 1.4. Qu'est-ce que Debian GNU/Hurd ? 1.5. Obtenir la version la plus récente de ce document 1.6. Organisation de ce document 1.7. ATTENTION : ce document est en cours de tests 1.8. À propos des copyrights et des licences logicielles 2. Configuration nécessaire 2.1. Matériel supporté 2.2. Media d'installation 2.3. Besoins en espaces mémoire et disque 2.4. Périphériques et autres matériels 2.5. Acheter du matériel spécialement pour GNU/Linux 3. Avant de commencer 3.1. Sauvegardes 3.2. Informations à connaître 3.3. Configuration matérielle et système avant l'installation 4. Partitionnement de votre disque dur 4.1. Définition 4.2. Nom des périphériques sous Linux 4.3. Méthodes de partitionnement recommandées 4.4. Exemples 4.5. Partitionnement pré-existant à l'installation 4.6. Repartionnement sans perte sous DOS,Windows-32 ou OS/2 4.7. Partitionnement sous DOS 5. Méthodes pour installer Debian 5.1. Vue d'ensemble du Processus d'Installation 5.2. Choisir le Bon Jeu d'Installation 5.3. Sources d'Installation pour les Différents Stades de l'Installation 5.4. Description des fichiers du système d'installation 5.5. Disquettes 5.6. Installation du système de base à partir de disquettes 5.7. CD-ROM 5.8. Disque Dur 5.9. Installation depuis NFS 6. Lancement du système d'installation 6.1. Paramètres du démarrage 6.2. Comprendre les messages de démarrage du noyau 6.3. Démarrage à partir du disque dur 6.4. Installer à partir d'un CD-ROM 6.5. Démarrage avec la Rescue Floppy 6.6. Amorcer à partir d'un CD-ROM 6.7. Dépannage en cas de problème à l'amorçage 7. Utiliser `dbootstrap' pour la configuration initiale du système 7.1. Introduction à `dbootstrap' 7.2. ``Notes sur cette version'' 7.3. ``Menu principal d'installation - Debian GNU/Linux'' 7.4. ``Configurer le clavier'' 7.5. Dernière chance! 7.6. ``Partitionner un disque dur'' 7.7. ``Initialiser et activer une partition de swap'' 7.8. ``Initialiser une partition Linux'' 7.9. ``Monter une partition Linux déjà initialisée'' 7.10. Monter des partitions non gérées par `dbootstrap' 7.11. ``Installer le noyau et les modules du système'' 7.12. ``Configurer le support PCMCIA'' 7.13. ``Configurer les modules des pilotes de périphériques'' 7.14. ``Configurer le réseau'' 7.15. ``Installer le système de base'' 7.16. ``Configurer le système de base'' 7.17. ``Créer une amorce Linux directement sur le disque dur'' 7.18. ``Créer une disquette d'amorçage'' 7.19. ``Créer une disquette d'amorçage'' 7.20. Le moment de vérité 7.21. Paramétrages de Debian après amorcage (Base) 7.22. Mots de passe MD5 7.23. Etablir le mot de passe de _root_ 7.24. Créer un utilisateur ordinaire 7.25. Paramétrer PPP 7.26. Enlever PCMCIA 7.27. Configurer APT 7.28. Installation de paquets: Simple ou Avancée 7.29. Installation de Paquets -- Installation de Tâches 7.30. Sélection de Paquets Avancée avec `dselect' 7.31. Se connecter 8. Etapes suivantes et où aller à partir de maintenant 8.1. Si vous êtes nouveau sous Unix 8.2. S'orienter à travers la Debian 8.3. Réactiver DOS et Windows 8.4. Pour aller plus loin 8.5. Compiler un nouveau noyau 9. Information technique sur les disquettes d'amorce 9.1. Code source 9.2. Rescue Floppy 9.3. Remplacer le noyau de la Rescue Floppy 9.4. Les disquettes de base 10. Appendix 10.1. Plus d'infos sur la façon d'obtenir Debian GNU/Linux 10.2. Périphériques Linux 11. Administrivia 11.1. A propos de ce document 11.2. Pour contribuer à ce document 11.3. Contributions majeures 11.4. Marques déposées ------------------------------------------------------------------------------- 1. Bienvenue à Debian --------------------- Nous sommes enchantés que vous ayez décidé d'essayer Debian. Nous sommes sûrs que vous trouverez la distribution GNU/Linux de Debian unique parmi les systèmes d'exploitation. Debian GNU/Linux rassemble des logiciels libres de qualité de partout dans le monde, en les intégrant en un tout cohérent. Le total est bien plus que la somme des parties. Ce chapitre propose un survol du projet Debian et de Debian GNU/Linux. Si vous connaissez déjà l'histoire du projet Debian et la distribution Debian GNU/Linux, vous pouvez, si vous le voulez, passer au chapitre suivant. 1.1. Qu'est-ce que Debian ? --------------------------- Debian est une organisation composée complètement de volontaires, dont le but est de développer le logiciel libre et de promouvoir les idéaux de la Free Software Foundation. Le projet Debian a démarré en 1993, quand Ian Murdock lanca une invitation aux développeurs de logiciels, pour participer à une distribution logicielle complète et cohérente basée sur le nouveau noyau Linux. Ce petit groupe d'enthousiastes, originellement fondé par la Free Software Foundation (http://www.gnu.org/fsf/fsf.html) et influencé par la philosophie GNU (http://www.gnu.org/) a grandi pour devenir une organisation d'environ 500 _Développeurs Debian_. Les développeurs Debian sont impliqués dans une large variété d'activités, incluant l'administration des sites Web (http://www.debian.org/) et FTP (ftp://ftp.debian.org/), le design graphique, les problèmes juridiques de licences logicielles, l'écriture de la documentation et, bien sûr, le maintien des paquets logiciels à jour. Dans l'intérêt de communiquer notre philosophie et d'attirer des développeurs qui croient aux principes qui fondent Debian, le Projet Debian a publié un certain nombre de documents qui mettent en évidence nos valeurs et qui servent de guides quant à savoir ce que signifie être Développeur Debian : * Le Contrat Social Debian (http://www.debian.org/social_contract) est la déclaration des engagements de Debian vis-à-vis de la Communauté du Logiciel Libre. Quiconque est en accord avec le-dit Contrat Social peut devenir un mainteneur (http://www.debian.org/doc/maint-guide/). Tout mainteneur peut introduire des nouveaux logiciels dans Debian, à condition que ces paquets se conforment à nos critères de liberté, et qu'ils répondent à nos critères de qualité. * Le Guide du Logiciel Libre Debian (http://www.debian.org/social_contract#guidelines) est une déclaration claire et concise des critères Debian en matière de logiciel libre. Le GLLD est un document très influent au sein du Mouvement pour le Logiciel Libre, et est à la base du Guide du Logiciel Libre et des Sources Ouvertes (http://opensource.org/osd.html). * La Politique Debian (http://www.debian.org/doc/debian-policy/) est une spécification détaillée des standards de qualité du Projet Debian. Les développeurs Debian sont aussi impliqués dans un nombre d'autres projets : certains spécifiques à Debian, d'autres impliquant tout ou une partie de la communauté Linux. Voici quelques exemples : * Le Linux Standard Base (http://www.linuxbase.org/) (LSB) est un projet dont le but est de standardiser la base du système GNU/Linux, ce qui permettra à d'autres développeurs de matériel hardware et/ou de logiciels extérieurs de facilement concevoir des applications et des pilotes de périphériques pour Linux en général, plutôt que pour une distribution en particulier. * Le Filesystem Hierarchy Standard (http://www.pathname.com/fhs/) (FHS) est un effort pour standardiser l'organisation du système de fichiers Linux. Le FHS permettra aux développeurs de logiciels de se concentrer sur la conception de programmes, sans avoir à se préoccuper de la façon dont le paquet sera installé dans les différentes distributions GNU/Linux. * Debian Jr. (http://www.debian.org/devel/debian-jr/) est un projet interne, dont le but est de s'assurer que Debian a quelque chose à offrir à nos utilisateurs les plus jeunes. Pour des infos plus générales sur Debian, voir la FAQ Debian (http://www.debian.org/doc/FAQ/). 1.2. Qu'est-ce que GNU/Linux ? ------------------------------ Le projet GNU a développé un jeu d'outils à utiliser avec les systèmes d'exploitation Unix(TM) et 'à la Unix' tels que Linux. Ces outils permettent aux utilisateurs d'accomplir des tâches des plus simples (tel que copier ou effacer un fichier) aux plus complexes (tel qu'écrire et compiler des programmes ou éditer de façon assez sophistiquée dans un grand nombre de formats différents.) Un système d'exploitation consiste en un certain nombre de programmes fondamentaux dont votre ordinateur a besoin pour communiquer et recevoir des instructions des utilisateurs; pour lire et écrire des données sur un disque dur, des bandes ou des imprimantes; pour contrôler l'utilisation de la mémoire; et pour faire tourner d'autre programmes. La partie la plus importante d'un système d'exploitation est le noyau. Dans un système GNU/Linux, le noyau est Linux. Le reste du système consiste en d'autres programmes, dont beaucoup ont été écrit par, ou pour le projet GNU. Comme le noyau Linux seul ne forme pas un système d'exploitation fonctionnel, nous préférons utiliser le terme "GNU/Linux" pour se référer aux systèmes que la plupart des gens appelent "Linux". Le Noyau Linux (http://www.kernel.org/) est apparu pour la première fois en 1991, quand un étudiant en Informatique finnois du nom de Linus Torvalds annonça une version de remplacement du noyau Minix dans le groupe de discussion Usenet `comp.os.minix'. Voir la Page d'histoire de Linux (http://www.li.org/linuxhistory.php) de Linux International. Linus Torvalds continue à coordonner le travail de centaines de développeurs, avec l'aide de quelques fidèles lieutenants. Un excellent résumé hebdomadaire des discussions de la liste de diffusion `linux-kernel' se trouve sur Kernel Traffic (http://kt.linuxcare.com/kernel-traffic/). Plus d'infos à propos de la liste de diffusion `linux-kernel' peuvent être trouvées sur la FAQ de la liste de diffusion de linux-kernel (http://www.tux.org/lkml/). 1.3. Qu'est-ce que Debian GNU/Linux? ------------------------------------ La combinaison de la philosophie et de la méthodologie Debian, les outils GNU, le noyau Linux, et d'autre logiciels libres importants, forment une distribution logicielle unique appelée Debian GNU/Linux. Cette distribution est faite d'un grand nombre de _paquets_ logiciels. Chaque paquet de la distribution contient des exécutables, des scripts, de la documentation, des informations de configuration, et est confié à un _mainteneur_, dont la responsabilité est de tenir le paquet à jour, suivre les rapports de bogues, et rester en communication avec les auteurs en amont des paquets en question. Notre base d'utilisateurs très large, combinée à notre système de suivi des bogues font que les problèmes trouvés sont résolus très rapidement. La fonctionnalité qui distingue le plus Debian des autres distributions GNU/Linux est son système de gestion des paquets. Ces outils donnent à l'administrateur d'un système Debian un contrôle complet sur les paquets installés sur le système, incluant la possibilité d'installer un simple paquet ou de mettre à jour l'ensemble du système. Des paquets individuels peuvent aussi être protégés contre une mise à jour éventuelle. Vous pouvez même dire au système quels paquets vous avez compilés vous-mêmes et quelles dépendances ils nécessitent. Pour protéger votre système contre les chevaux de Troie et autres logiciels malicieux, Debian vérifie que les paquets proviennent de leur responsable réel. Ceux-ci prennent un grand soin à configurer les paquets d'une manière sécurisée. Si des problèmes de sécurité apparaissent dans les paquets livrés, les réparations sont en général disponibles rapidement. En mettant régulièrement à jour vos systèmes, vous chargerez et installerez les solutions de sécurité. La première et meilleure méthode pour obtenir de l'aide pour votre système Debian GNU/Linux et communiquer avec les autre développeurs Debian est d'utiliser les nombreuses listes de diffusion maintenues par le projet Debian (il y en a 90 à ce jour). La façon la plus simple de s'abonner à une ou plusieurs listes est de visiter la page d'abonnement aux listes de diffusion Debian (http://www.debian.org/MailingLists/subscribe) et de compléter le formulaire qui se trouve là. 1.4. Qu'est-ce que Debian GNU/Hurd ? ------------------------------------ Debian GNU/Hurd est le système Debian GNU qui remplace le noyau Linux monolithique par le GNU Hurd -- un jeu de serveurs qui tourne au-dessus d'un micro-noyau GNU Mach. Le Hurd n'est pas encore achevé et ne convient pas à une utilisation quotidienne, mais le travail est en cours. Le Hurd n'est, pour le moment développé que pour l'architecture i386: des portages vers d'autres architectures seront faits dès que le système deviendra plus stable. Pour plus d'informations, voir la page de portage de Debian GNU/Hurd (http://www.debian.org/ports/hurd/) et la liste de diffusion . 1.5. Obtenir la version la plus récente de ce document ------------------------------------------------------ Ce document change continuellement. N'oubliez pas de vérifier les infos de dernière minute à propos de la version 2.2 de Debian GNU/Linux sur la page des publications Debian (http://www.debian.org/releases/2.2/). Des versions à jour de ce manuel sont également disponibles sur les pages officielles du Manuel d'Installation (http://www.debian.org/releases/2.2/i386/install). 1.6. Organisation de ce document -------------------------------- Ce document est fait pour servir de manuel aux personnes qui utilisent Debian pour la première fois. Il tente de faire appel aussi peu que possible à des connaissances avancées de la part du lecteur. Cependant, il suppose une connaissance générale du fonctionnement de votre matériel. Les utilisateurs expérimentés pourront aussi trouver des informations de référence intéressantes dans ce document, comme les tailles minimales d'installation, les détails du matériel supporté par le système d'installation de Debian, et ainsi de suite. Nous encourageons les utilisateurs expérimentés à naviguer dans le document. En général, le document est arrangé d'une façon linéaire, en guidant l'utilisateur à travers tout le processus d'installation. Voici les différentes étapes de l'installation de Debian GNU/Linux, et les sections de ce document qui s'y rapportent. 1. Déterminer si votre matériel posséde la configuration minimale nécessaire au système d'installation, dans Chapitre 2, `Configuration nécessaire'. 2. Faire une sauvegarde de votre système, et effectuer toute planification et configuration matérielle avant d'installer Debian, dans Chapitre 3, `Avant de commencer'. 3. Partitionner le disque dur correctement est très important, puisque vous devrez vivre avec pendant un long moment. 4. Dans Chapitre 5, `Méthodes pour installer Debian', on présente les différents moyens d'installer Debian. Il faut sélectionner et préparer les supports d'installation en conséquence. 5. Chapitre 6, `Lancement du système d'installation' décrit comment lancer le système d'installation; ce chapitre contient aussi des procédures de dépannage au cas où vous avez du mal à démarrer. 6. Effectuer la configuration initiale du système, indiquée dans Chapitre 7, `Utiliser `dbootstrap' pour la configuration initiale du système', de la section Section 7.1, `Introduction à `dbootstrap'' à la section Section 7.14, ```Configurer le réseau'''. 7. Installer le système de base, à partir de Section 7.15, ```Installer le système de base'''. 8. Démarrer à partir du système de base nouvellement installé et lancer quelques tâches après l'installation de la base, à partir de Section 7.20, `Le moment de vérité'. 9. Installer le reste du système, en utilisant `dselect', dans Section 7.28, `Installation de paquets: Simple ou Avancée'. Une fois que vous avez installé votre système, vous pouvez lire Chapitre 8, `Etapes suivantes et où aller à partir de maintenant'. Ce chapitre explique où trouver plus d'informations sur Unix, Debian et comment remplacer votre noyau. Au cas où vous voudriez construire votre propre système d'installation à partir des sources, jetez un coup d'oeil à Chapitre 9, `Information technique sur les disquettes d'amorce'. Finalement, les informations à propos de ce document, et comment y contribuer, se trouvent dans Chapitre 11, `Administrivia'. 1.7. ATTENTION : ce document est en cours de tests -------------------------------------------------- Ce document est une version récente, avant la sortie du Manuel Officiel d'Installation Debian. On sait qu'il est incomplet et non terminé, et qu'il contient sûrement des erreurs, des problèmes de grammaire, etc. Si vous voyez « FIXME » ou « TODO », vous pouvez être sûr que nous savons que cette section n'est pas complète. Attention à vous. Toute aide, suggestions, et surtout des rustines (patches), seraient très appréciées. Les versions non-x86 de ce document sont particulièrement incomplètes, pas précises et non testées. Il nous faut de l'aide ! On peut trouver des versions fonctionnelles de ce document à http://www.debian.org/releases/2.2/i386/install. Vous trouverez là des sous-répertoires contenant les différentes versions de ce document par architecture. Le sous-répertoire `source' contient les sources SGML du document, qui est l'endroit approprié si vous voulez faire des modifications. Notez que cet endroit est reconstruit chaque jour à partir de la partie CVS du paquet `boot-floppies'. 1.8. À propos des copyrights et des licences logicielles -------------------------------------------------------- Je suis sûr que vous avez lu les licences fournies avec la plupart des logiciels commerciaux : Elles disent que vous ne pouvez utiliser qu'une seule copie du logiciel sur un seul ordinateur. Celle du système Debian GNU/Linux est différente. Nous vous encourageons même à le copier sur tous les ordinateurs de votre école ou de votre entreprise. Passez-le à vos amis et aidez-les à l'installer sur leur ordinateur. Vous pouvez même faire des milliers de copies et les _vendre_, avec quelques restrictions. C'est parce que Debian est basé sur des _logiciels libres_. Le terme de logiciel libre ne veut pas dire dépourvu de copyright et cela ne signifie pas que le CD qui contient ce logiciel et que vous avez acheté est distribué gratuitement. Logiciel libre signifie d'une part que les licences des programmes individuels ne vous obligent pas à payer pour avoir le droit de distribuer ou d'utiliser ces programmes. D'autre part, n'importe qui peut étendre, adapter et modifier ces programmes, et distribuer de même le résultat de son travail.[1] Beaucoup de programmes dans le système Debian sont distribués selon les termes de la licence _General Public License_, souvent appelée simplement la "GPL". La licence _GPL_ vous oblige à fournir le _code source_ des programmes lorsque vous en distribuez une copie; ceci assure que vous, utilisateur, puissiez modifier le programme. Ainsi, nous avons inclus le code source de tous les programmes présents dans le système Debian. [2] Il y a plusieurs autres formes de copyright et de licences utilisées dans le système Debian. Vous pourrez trouver les copyrights et les licences de chaque programme en allant dans le répertoire `/usr/doc//copyright' une fois le système installé. Pour en savoir plus sur les licences et comment Debian décide de ce qui est suffisamment libre pour être inclus dans la distribution principale, consultez Les principes du logiciel libre selon Debian (http://www.debian.org/social_contract#guidelines). Légalement, l'avertissement le plus important est que ce logiciel est fourni _sans aucune garantie_. Les programmeurs qui ont créé ce logiciel l'ont fait pour le bénéfice de la communauté. ll n'est fait aucune garantie quant à la pertinence du logiciel pour n'importe quel usage. Cependant, puisque le logiciel est libre, vous avez autorité pour modifier le logiciel pour qu'il convienne à vos besoins autant que vous le désirez -- et profiter du travail d'autres personnes qui ont étendu le logiciel de cette façon. [1] Notez que nous mettons à disposition beaucoup de paquets qui ne satisfont pas à nos critères de liberté. Ces paquets ne font pas partie de la distribution officielle, cependant. Ils sont distribués dans la partie `contrib' ou `non-free' des miroirs Debian; voyez la FAQ Debian (http://www.debian.org/doc/FAQ/), dans « les archives FTP Debian », pour plus d'infos sur l'organisation et le contenu des archives. [2] Pour savoir où trouver et dépaqueter les paquets sources Debian, voyez la FAQ Debian (http://www.debian.org/doc/FAQ/). ------------------------------------------------------------------------------- 2. Configuration nécessaire --------------------------- Cette section contient des informations sur le matériel dont vous avez besoin pour démarrer sur Debian. Vous trouverez aussi des liens vers des informations supplémentaires concernant le matériel supporté par GNU et Linux. 2.1. Matériel supporté ---------------------- Debian ne demande pas de configuration matérielle spéciale différente des configurations demandées par le noyau Linux et l'ensemble des outils GNU. Par conséquent, n'importe quelle architecture ou plate-forme sur lesquelles le noyau Linux, la libc, `gcc', etc. ont été portés, et pour lesquelles un portage de Debian existe, peuvent faire fonctionner Debian. Cependant, nos disquettes de démarrage imposent certaines restrictions quant au matériel supporté. Certaines plate-formes supportées par Linux peuvent ne pas être supportées directement par nos disquettes de démarrage. Si c'est le cas, vous devrez créer une disquette de secours personnalisée (voir Section 9.3, `Remplacer le noyau de la Rescue Floppy'), ou chercher du côté de l'installation par le réseau. Plutôt que d'essayer de décrire toutes les configurations matérielles différentes supportées par Intel x86, cette section contient des informations générales et des pointeurs sur les informations supplémentaires que vous pourrez trouver. 2.1.1. Architectures supportées ------------------------------- Debian 2.2 supporte six architectures : les architectures basées sur l'Intel x86 ; les machines Motorola 680x0 telles qu'Atari, Amiga et Macintosh ; les machines DEC Alpha; les machines Sun SPARC; les machines ARM et StrongARM et quelques machines IBM/Motorola PowerPC, y compris CHRP, PowerMac et PReP. On les appelle, respectivement, _i386_, _m68k_, _alpha_, _sparc_, _arm_ et _powerpc_. Ce document décrit l'installation pour l'architecture _i386_. Des versions séparées de ce document existent pour d'autres architectures, disponibles sur les pages Debian-Ports (http://www.debian.org/ports/). 2.1.2. Support pour les CPU, cartes mères et cartes vidéos ---------------------------------------------------------- Vous pouvez trouver des informations complètes concernant les périphériques supportés à Linux Hardware Compatibility HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Hardware-HOWTO.html). Cette section ne fait que souligner les éléments de base. 2.1.2.1. CPU ------------ Quasiment tous les processeurs à base de x86 sont supportés; cela veut dire également les processeurs AMD et Cyrix également. Les nouveaux processeurs tels que Athlon et K6-2 et K6-3 sont également supportés. Cependant, Linux _ne fonctionnera pas_ sur les processeurs 286 ou en-dessous. 2.1.2.2. Bus I/O ---------------- Le bus système est la partie de la carte mère permettant au CPU de communiquer avec les périphériques tels que les périphériques de stockage. Votre ordinateur doit utiliser l'un des bus ISA, EISA, PCI, l'Architecture Microchannel (MCA, utilisé sur la gamme des PS/2 d'IBM) ou VESA Local Bus (VLB, parfois appelé bus VL). 2.1.2.3. Cartes graphiques -------------------------- Vous devriez utiliser une interface graphique compatible VGA pour le terminal de console. Pratiquement toutes les cartes graphiques modernes sont compatibles VGA. Les anciens standards comme CGA, MDA ou HGA devraient également fonctionner, pour autant que vous ne vouliez pas utiliser X11. Il faut remarquer que X11 n'est pas utilisé durant le processus d'installation décrit dans ce document. Le support qu'offre Debian pour les interfaces graphiques dépend du support offert par le système X11 de XFree86 sous-jacent. Le nouveau slot vidéo AGP est en fait une modification du slot PCI, et la plupart des cartes AGP fonctionnent sous XFree86. Des détails sur les bus graphiques supportés, les cartes, les moniteurs et les souris sont disponibles sur http://www.xfree86.org/. Debian 2.2 est fourni avec la version de X11 3.3.6. 2.1.2.4. Portables ------------------ Les ordinateurs portables sont aussi supportés. Les portables sont souvent spécialisés ou contiennent du matériel propriétaire. Pour voir si votre portable en particulier fonctionne bien avec GNU/Linux, voyez les pages des Portables sous Linux (http://www.cs.utexas.edu/users/kharker/linux-laptop/). 2.1.3. Processeurs multiples ---------------------------- Le support multi-processeurs -- qu'on appelle aussi « multi-processeurs symétriques » (symmetric multi-processing ou SMP, NdT) -- est supporté pour cette architecture. Cependant, l'image standard du noyau Debian 2.2 ne supporte pas SMP. Ceci peut être gênant, mais ne devrait pas empêcher l'installation, puisque le noyau standard, non SMP, devrait démarrer sur les systèmes SMP (le noyau n'utilisera que le premier CPU). Afin de tirer profit de plusieurs processeurs, vous devrez remplacer le noyau Debian standard. Vous trouverez une discussion sur la façon de faire dans Section 8.5, `Compiler un nouveau noyau'. Aujourd'hui (version 2.2.19 du noyau) la façon d'activer SMP est de choisir "symmetric multi-processing" dans la section "General" quand on configure le noyau (avec `make config' ou `make menuconig' ou `make xconfig'). Si vous compilez un logiciel sur un système multiprocesseur, recherchez l'option `-j' dans la documentation de make(1). 2.2. Media d'installation ------------------------- On peut utiliser quatre media différents pour installer Debian : des disquettes, des CD-ROMs, des partitions de disques locaux, ou le réseau. Des parties différentes de la même installation Debian peuvent mélanger et cadrer avec ces options. Nous en discuterons dans Chapitre 5, `Méthodes pour installer Debian'. L'installation avec des disquettes est une option courante, bien qu'en général ce soit la moins désirable. Dans bien des cas, vous devrez faire votre premier démarrage à partir de disquettes, en utilisant la Rescue Floppy. En général, tout ce dont vous aurez besoin est d'un lecteur de disquettes 3,5 pouces haute densité (1440 kilooctets). Des disquettes d'installation 5,25 pouces, double densité (1200 Ko) sont aussi fournies. L'installation à partir d'un CD-ROM est aussi supportée pour certaines architectures. Sur les ordinateurs qui supportent de démarrer sur CD-ROM (CD-ROM bootable), vous devriez pouvoir faire une installation entièrement sans disquettes. Même si votre système ne peut pas démarrer à partir d'un CD-ROM, vous pouvez utiliser le CD-ROM en même temps que les autres techniques pour installer votre système, une fois que vous avez démarré par d'autres moyens ; voyez Section 6.4, `Installer à partir d'un CD-ROM'. Les CD-ROMs SCSI et IDE/ATAPI sont tous les deux supportés. De plus, toutes les interfaces de CD non standard supportées par Linux sont supportées par les disquettes de démarrage (comme les lecteurs Mitsumi et Matsushita). Cependant, ces modèles peuvent demander des paramètres de démarrage spéciaux ou d'autres méthodes pour les faire fonctionner, et démarrer à partir de ces interfaces non standard risque de ne pas être possible. Le Linux CD-ROM HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/CDROM-HOWTO.html) contient des informations détaillées sur l'utilisation de CD-ROMs avec Linux. L'installation à partir d'un disque local est une autre option. Si vous avez de l'espace disque libre sur des partitions différentes de celles sur lesquelles vous faites l'installation, c'est vraiment une bonne option. Certaines plate-formes ont même des installateurs locaux, par exemple pour démarrer à partir d'AmigaOS, TOS, ou MacOS. La dernière option est l'installation par le réseau. Vous pouvez installer votre système par NFS ou HTTP. L'installation sans disque, en utilisant le démarrage par réseau et le montage par NFS de tous les systèmes de fichiers locaux, est une autre option -- vous aurez probablement besoin, pour cela de 16MB de RAM. Après l'installation de votre système de base, vous pouvez installer le reste de votre système grâce à toute connexion réseau (y compris PPP), via FTP, HTTP ou NFS. Vous pouvez trouver des descriptions plus complètes de ces méthodes, ainsi que des indices utiles pour choisir quelle méthode est la meilleure pour vous, à Chapitre 5, `Méthodes pour installer Debian'. Poursuivez votre lecture pour vous assurer que le périphérique à partir duquel vous comptez démarrer et installer est supporté par le système d'installation Debian. 2.2.1. Systèmes de stockage supportés ------------------------------------- Les disquettes de démarrage Debian contiennent un noyau construit pour permettre de faire tourner un maximum de systèmes. Malheureusement, ceci en fait un noyau plus grand, avec beaucoup de pilotes qui ne seront jamais utilisés (voyez Section 8.5, `Compiler un nouveau noyau' pour apprendre à construire le vôtre). Cependant, le support du plus grand nombre de périphériques possible est voulu afin de s'assurer que l'on puisse installer Debian sur le plus de matériel possible. En général, le système d'installation Debian contient le support des disquettes, des disques IDE, des disquettes IDE, des périphériques IDE sur le port parallèle, des contrôleurs et disques SCSI. Les systèmes de fichiers supportés comprennent MINIX, FAT, les extensions FAT Win-32 (VFAT), parmi d'autres (notez que NTFS n'est pas supporté; vous pouvez l'ajouter plus tard, comme décrit dans Section 8.5, `Compiler un nouveau noyau'). Plutôt que d'essayer de décrire le matériel supporté, il est plus facile de décrire le matériel supporté par Linux qui _n'est pas_ supporté par le système de démarrage Debian. Les interfaces disques qui émulent l'interface du disque dur « AT », qu'on appelle souvent MFM, RLL, IDE ou ATA sont supportées. Les très vieux contrôleurs de disques 8 bits utilisés dans l'ordinateur IBM XT ne sont supportés qu'en module. Les contrôleurs de disques SCSI provenant de beaucoup de constructeurs différents sont supportés. Voyez le Linux Hardware Compatibility HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Hardware-HOWTO.html) pour plus de détails. Les disques SCSI sur IDE et certains contrôleurs SCSI ne sont pas supportés, parmi lesquels : * Les adaptateurs SCSI conformes au protocole EATA-DMA comme le SmartCache III/IV, les familles de contrôleurs SmartRAID et les contrôleurs DPT PM2011B et PM2012B. * La famille de contrôleurs SCSI NCR 53c7 (mais les contrôleurs 53c8 et 5380 sont supportés). 2.3. Besoins en espaces mémoire et disque ----------------------------------------- Vous devez posséder au moins 12MB de RAM et 64MB d'espace disque. Si vous voulez installer un nombre raisonnable de logiciels, y compris le système X Window, des programmes et bibliothèques de développement, il vous faudra au moins 300 Mo. Pour une installation plus ou moins complète, vous aurez besoin d'environ 800 Mo. Pour installer _tout_ ce qui est disponible sous Debian, vous aurez probablement besoin d'environ 2 Go. En fait, tout installer n'a même pas de sens, puisque certains paquets entrent en conflit avec d'autres. 2.4. Périphériques et autres matériels -------------------------------------- Linux supporte une large gamme de périphériques comme les souris, les imprimantes, les scanners, les modems, les cartes réseaux, les périphériques PCMCIA, etc. Cependant aucun de ces périphériques n'est requis lors de l'installation du système. Cette section contient des informations sur les périphériques spécifiquement _non_ supportés par le système d'installation, même s'ils sont supportés par Linux. Encore une fois, voir le Linux Hardware Compatibility HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Hardware-HOWTO.html) pour savoir si votre matériel particulier est supporté sous Linux. Certaines cartes d'interface réseau (NICs, Network Interface Cards) ne sont pas supportées par les disquettes d'installation Debian (bien qu'un noyau Linux personnalisé peut les utiliser), comme les cartes et protocoles AX.25 ; les 3Com EtherLink Plus (3c505) et EtherLink16 (3c507) ; les cartes NI5210 ; les cartes génériques NE2100, les cartes NI6510 et NI6510 EtherBlaster ; les cartes SEEQ 8005 ; les cartes Schneider & Koch G16 ; Ansel Communications EISA 3200 ; et la carte réseau intégrée Zenith Z-Note. Les cartes réseaux Microchannel (MCA) ne sont pas supportées par le système d'installation standard, mais reportez-vous à Linux on MCA disk images (ftp://ns.gold-link.com/pub/LinuxMCA/) pour des images officieuses et à Linux MCA discussion archive (http://www.dgmicro.com/linux_frm.htm). Les réseaux FDDI ne sont pas plus supportées par les disquettes d'installation, à la fois cartes et protocoles. Pour ce qui est du RNIS, le protocole sur canal D pour l'1TR6 allemand n'est pas supporté ; les cartes Spellcaster BRI ISDN ne sont pas supportées non plus par les disquettes de démarrage. Les périphériques audio ne sont pas supportés non plus par défaut. Mais comme dit plus haut : si vous voulez utiliser votre propre noyau, reportez-vous à Section 8.5, `Compiler un nouveau noyau' pour plus d'infos. 2.5. Acheter du matériel spécialement pour GNU/Linux ---------------------------------------------------- Il y a plusieurs vendeurs, actuellement, qui livrent des systèmes en préinstallant Debian ou d'autres distributions de GNU/Linux. Vous paierez peut-être plus cher pour avoir ce privilège, mais ça vous évitera des surprises, puisque vous serez certain que le matériel est bien supporté par GNU/Linux. Si vous devez acheter un ordinateur fourni avec Windows, lisez attentivement la licence logicielle accompagnant Windows ; vous pourrez peut-être rejeter la licence et obtenir un rabais de votre vendeur. Voyez http://www.linuxmall.com/refund/ pour des détails complets. Que vous achetiez ou non un système livré avec Linux, ou même un système usagé, il est important que vous vérifiiez que votre matériel est supporté par le noyau Linux. Vérifiez si votre matériel est listé dans les références ci-dessus. Indiquez à votre revendeur (s'il y en a un) que vous recherchez un système Linux. Soutenez les revendeurs de matériel amis avec Linux. 2.5.1. Evitez les matériels propriétaires ou fermés --------------------------------------------------- Certains constructeurs refusent simplement de fournir les informations qui permettraient d'écrire des pilotes pour leurs matériels. D'autres ne nous autorisent pas l'accès à la documentation sans accord de confidentialité qui nous empêcherait de distribuer le code source pour Linux. Le système sonore DSP pour portable d'IBM utilisé dans les systèmes Thinkpad récents est un exemple : certains de ces systèmes couplent aussi le son et le modem. Un autre exemple est le matériel propriétaire dans les anciennes gammes Macintosh. Puisque nous n'avons pas été autorisés à accéder à la documentation sur ces périphériques, ils ne fonctionneront simplement pas sous Linux. Vous pouvez nous aider en demandant à ces constructeurs de distribuer la documentation sur de tels matériels. Si suffisamment de personnes effectuent cette demande, ils réaliseront que Linux est un marché important. 2.5.2. Matériels spécifiques à Windows -------------------------------------- La prolifération de modems et d'imprimante spécifiques à Windows est une fâcheuse tendance. Ces périphériques sont spécialement conçus pour être directement gérés par le système d'exploitation Windows de Microsoft et portent le terme _WinModem_ ou _fabriqué spécifiquement pour les ordinateurs utilisant Windows_. Ceci est généralement obtenu en enlevant les processeurs internes aux périphériques et en confiant le travail qu'ils accomplissaient à un pilote Windows qui tourne en utilisant le processeur de votre ordinateur. Cette stratégie permet la fabrication d'un matériel à moindre coût mais les utilisateurs _ne bénéficient pas_ souvent de ces économies et ces matériels peuvent être parfois plus chers que des périphériques équivalents qui gardent leur intelligence interne. Vous devriez éviter les périphériques spécifiques à Windows pour deux raisons. La première c'est que les constructeurs ne rendent généralement pas public les moyens nécessaires pour écrire un pilote Linux. En général, le matériel et l'interface logicielle du périphérique sont propriétaires et la documentation, quand elle existe, n'est pas disponible sans un accord de confidentialité. Ceci empêche toute utilisation dans un logiciel libre, puisque les auteurs de logiciel libre communiquent le code source de leurs programmes. La seconde raison c'est que lorsqu'on retire de ces périphériques leurs processeurs internes, le système d'exploitation doit accomplir le travail de ces processeurs internes, souvent dans une priorité _temps réel_, ainsi le processeur n'est plus disponible pour faire tourner vos programmes pendant qu'il gère ces périphériques. Puisque l'utilisateur moyen de Windows n'utilise pas aussi intensivement que celui de Linux le multitâche, les constructeurs espèrent que l'utilisateur de Windows ne remarquera pas la charge que fait porter ce matériel sur leurs processeurs. Mais de toute façon, tout système d'exploitation multitâche, même Windows 95 ou NT, est affaibli lorsque les constructeurs de périphériques lésinent sur la puissance de calcul interne de leurs matériels. Vous pouvez changer cette situation en encourageant ces constructeurs à publier les documentations et tout autre moyen nécessaire à la programmation de leurs matériels. Mais la meilleure stratégie est simplement d'éviter ce genre de matériels avant qu'ils ne soient répertoriés comme fonctionnant dans le Linux Hardware Compatibility HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Hardware-HOWTO.html). 2.5.3. Fausse ou « virtuelle » mémoire RAM à parité --------------------------------------------------- Si vous demandez de la mémoire RAM à parité dans un magasin d'informatique, vous aurez probablement des barrettes SIMM à _parité virtuelle_ à la place de celles à _parité réelle_. Les barrettes SIMM à parité virtuelle peuvent souvent (mais pas toujours) être distinguées car elles n'ont seulement qu'un composant de plus qu'une barrette SIMM normale équivalente et ce composant supplémentaire est plus petit que les autres. Les barrettes SIMM à parité virtuelle fonctionnent exactement comme de la mémoire normale. Elles ne peuvent pas vous avertir lorsque vous avez une erreur sur un simple bit comme le font les barrettes SIMM à parité réelle dans des cartes mères qui implémentent la parité. Ne payez jamais plus pour une barrette SIMM à parité virtuelle que pour une barrette normale. Attendez-vous à payer un petit peu plus cher pour des barrettes à parité réelle, car vous achetez vraiment un bit supplémentaire de mémoire pour chaque 8 bits. Si vous voulez des informations complètes sur les problèmes liés à la RAM Intel x86, et ce qu'est la meilleure RAM à acheter, voyez la FAQ sur le matériel PC (ftp://rtfm.mit.edu/pub/usenet-by-hierarchy/comp/sys/ibm/pc/hardware/systems/). ------------------------------------------------------------------------------- 3. Avant de commencer --------------------- 3.1. Sauvegardes ---------------- Avant de commencer, assurez-vous d'avoir effectué une sauvegarde de chaque fichier qui se trouve actuellement sur votre système. La procédure d'installation pourrait effacer toutes les données de votre disque dur ! Les programmes utilisés à l'installation sont assez fiables et la plupart ont été utilisés pendant des années ; tout de même, un faux mouvement peut vous coûter cher. Même après la sauvegarde soyez attentif et réflechissez à vos réponses et à vos actions. Deux minutes de réflexion peuvent vous sauver des heures de travail inutiles. Même si vous installez un système multi-amorçage, assurez vous que vous disposez du support de distribution de tout autre système d'exploitation présent. Surtout si vous repartitionnez votre disque dur d'amorçage, vous pourriez avoir à réinstaller le chargeur de votre système d'exploitation, ou dans certains cas (par exemple, Macintosh), le système d'exploitation lui-même. 3.2. Informations à connaître ----------------------------- En plus de ce document, vous aurez besoin de : la page de manuel de cfdisk (cfdisk.txt), la page de manuel de fdisk (fdisk.txt), le tutoriel dselect (dselect-beginner), et le HOWTO de compatibilité matérielle Linux (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Hardware-HOWTO.html). Si votre machine est connectée à un réseau 24h/24 (i.e. avec une connexion Ethernet ou équivalente - pas une connexion PPP), vous devriez demander à votre administrateur système ces informations : * Le nom de votre machine (vous pouvez peut-être décider de cela vous même). * Le nom de votre domaine. * L'adresse IP de votre machine. * L'adresse IP de votre réseau. * Le masque de sous réseau à utiliser pour votre réseau. * L'adresse de multidiffusion (broadcast address) à utiliser sur votre réseau. * L'adresse IP de votre passerelle par défaut, si votre réseau en _possède_ une. * La machine de votre réseau que vous devez utiliser comme serveur de noms DNS (Domain Name Service). * Si vous vous connectez à ce réseau en utilisant Ethernet * Si votre interface Ethernet est une carte PCMCIA ; et dans ce cas, le type du contrôleur PCMCIA que vous avez. Si la seule connexion de votre ordinateur à un réseau se fait via une liaison série, en utilisant PPP ou une connexion téléphonique équivalente, vous n'installez probablement pas le système de base à travers le réseau. Vous n'avez pas besoin de vous inquiéter de mettre en route votre réseau jusqu'à ce que votre système soit installé. Voyez Section 7.25, `Paramétrer PPP' ci-dessous pour des informations sur la configuration de PPP avec Debian. 3.3. Configuration matérielle et système avant l'installation ------------------------------------------------------------- Il faut parfois modifier légèrement votre système avant de faire l'installation. La plate-forme x86 est la plus notoire pour cela ; la configuration matérielle pré-installation sur les autres architectures est bien plus simple. Cette section va parcourir les réglages matériels pré-installation, que vous devrez peut-être effectuer avant d'installer Debian. En général, cela implique de vérifier et parfois de modifier des réglages du micrologiciel (BIOS, etc.) sur votre système. Le micrologiciel est le logiciel de base utilisé par le matériel ; il est plus spécifiquement exécuté pendant le processus d'amorçage (après la mise sous tension). 3.3.1. Le menu de configuration de BIOS --------------------------------------- BIOS fournit les fonctions de base nécessaires à l'amorçage de votre machine pour permettre à votre système d'exploitation d'accéder à votre matériel. Votre système fournit probablement un menu de configuration de BIOS, qu'on utilise pour configurer BIOS. Avant l'installation, vous _devez_ vous assurer que votre BIOS est configuré correctement ; ne pas le faire peut mener à des plantages intermittents ou à une incapacité à installer Debian. Le reste de cette section provient de la FAQ sur le matériel PC (ftp://rtfm.mit.edu/pub/usenet-by-hierarchy/comp/sys/ibm/pc/hardware/systems/), qui répond à la question, "Comment entrer dans le menu de configuration CMOS ?". La manière d'accéder au menu de configuration de BIOS (ou « CMOS ») dépend du constructeur du logiciel du BIOS : [From: burnesa@cat.com (Shaun Burnet)] AMI BIOS Touche Suppr pendant l'auto-test de démarrage. (POST) Award BIOS Ctrl-Alt-Esc ou Suppr pendant l'auto-test de démarrage. (POST) DTK BIOS Touche Esc pendant l'auto-test de démarrage. (POST) IBM PS/2 BIOS Ctrl-Alt-Ins après Ctrl-Alt-Del Phoenix BIOS Ctrl-Alt-Esc ou Ctrl-Alt-S [From: mike@pencom.com (Mike Heath)] Certaines machines 386 n'ont pas de menu de configuration CMOS dans le BIOS. Elles ont besoin d'un programme de configuration CMOS au niveau logiciel. Si vous ne possédez pas la disquette d'installation et/ou Diagnostic de votre ordinateur, vous pouvez essayer d'utiliser un programme shareware/freeware. Essayez de regarder à ftp://ftp.simtelnet.net/pub/simtelnet/msdos/. 3.3.2. Sélection du périphérique d'amorce (« Boot Device ») ----------------------------------------------------------- De nombreux menus de configuration des BIOS vous permettent de choisir les périphériques utilisés pour l'amorçage du système. Régler votre BIOS pour rechercher un système d'exploitation amorçable sur `A:' (le premier lecteur de disquettes), puis en option sur le premier lecteur de CD-ROM (qui apparaît peut-être comme `D:' ou `E:'), et ensuite sur `C:' (le premier disque dur). Cette configuration vous permet de démarrer soit à partir d'une disquette soit d'un CD-ROM, qui sont les deux périphériques de démarrage les plus courants pour installer Debian. Si vous possédez un contrôleur SCSI récent et un lecteur de CD ROM qui lui est attaché, vous pourrez normalement amorcer depuis le lecteur de CD. Tout ce que vous avez à faire est de permettre l'amorçage depuis un CD dans le BIOS SCSI de votre contrôleur. De plus, il faut que vous puissiez amorcer depuis un lecteur de disquettes. Cela se règle dans le BIOS du PC. Si votre système ne peut pas s'amorcer directement depuis un CD-ROM, ou si vous n'y arrivez tout simplement pas, ne désespérez pas ; vous pouvez simplement lancer `E:\install\boot.bat' sous DOS (remplacez `E:' par la lettre de lecteur que DOS assigne à votre lecteur de CD-ROM) pour commencer la procédure d'installation. Voir Section 6.4, `Installer à partir d'un CD-ROM' ci-dessous pour les détails. De même, si vous allez procéder à l'installation depuis une partition FAT (DOS), vous n'aurez pas du tout besoin de disquette. Voir Section 6.3.1, `Démarrer à partir d'une partition DOS' ci-dessous pour plus d'information sur l'installation avec cette méthode. 3.3.3. Paramètres CD-ROM ------------------------ Certains BIOS (tels les BIOS Award) vous permettent de régler automatiquement la vitesse du CD. Vous devriez éviter cela et, à la place, utiliser la vitesse la plus basse possible. Si vous obtenez un message d'erreur du type `seek failed', cela est probablement votre problème. 3.3.4. Mémoire étendue (« Extended Memory ») contre mémoire paginée (« Expanded Memory ») ---------------------------------------------------------------------------- Si vous pouvez utiliser sur votre système à la fois de la mémoire étendue (ex_ten_ded) et de la mémoire paginée (ex_pan_ded), configurez-le pour utiliser un maximum de mémoire étendue (extended) et un minimum de mémoire paginée (expanded). Linux a besoin de mémoire étendue (extended) et ne peut pas utiliser la mémoire paginée (expanded). 3.3.5. Protection contre les virus ---------------------------------- Désactivez tout système de détection de virus de votre BIOS. Si vous avez une carte ou tout autre matériel de protection contre les virus, soyez sûr qu'ils sont désactivés ou retirés physiquement pendant que Linux fonctionne. Ils ne sont pas compatibles avec GNU/Linux ; de plus, à cause des permissions sur le système de fichiers et de la mémoire protégée du noyau Linux, on n'entend quasiment jamais parler de virus. [1] [1] Après l'installation vous pouvez activer la protection du secteur de démarrage si vous le désirez. Il n'y a pas besoin de modifier le Secteur de Démarrage Maître (MBR) après l'installation du gestionnaire d'amorçage Cela n'offre pas de sécurité supplémentaire pour Linux mais si vous utilisez aussi Windows, cela peut éviter une catastrophe. 3.3.6. Cache mémoire « Shadow » RAM ----------------------------------- Votre carte mère vous permet sûrement d'utiliser de la _« Shadow » RAM_ ou BIOS caching. Vous pouvez voir des options pour « Vidéo BIOS Shadow », « C800-CBFF Shadow », etc. _Désactivez_ toute utilisation de « Shadow » RAM. La « Shadow » RAM est utilisée pour accélérer l'accès à la mémoire morte (ROM) sur votre carte mère et sur certaines cartes contrôleurs. Linux n'utilise pas ces mémoires mortes une fois amorcé car il fournit ses propres logiciels 32 bits plus rapides, à la place des logiciels 16 bits des mémoires mortes. La désactivation de ces « Shadow » RAM peut vous permettre de libérer de la mémoire pour les logiciels. L'activation de ces « Shadow » RAM pourrait interférer avec les accès de Linux aux périphériques matériels. 3.3.7. Gestion de l'énergie (APM) --------------------------------- Si votre carte mère possède une fonction d'économie d'énergie par le système APM, configurez-la pour que l'énergie soit contrôlée par ce système APM. Désactivez les modes « doze », « standby », « suspend », « nap » et « sleep » ainsi que la minuterie de mise en veille du disque dur. Linux peut se charger de contrôler ces modes et fera un meilleur travail d'économie d'énergie que le BIOS. Cependant, la version du noyau qui se trouve sur les disquettes d'installation ne gère pas APM car on nous a signalé des plantages systèmes sur certains portables lorsque le pilote Linux APM était inclus. Une fois le système installé, vous pourrez construire une version configurée aux petits oignons du noyau Linux ; voyez Section 8.5, `Compiler un nouveau noyau' pour savoir comment faire. 3.3.8. Le bouton-poussoir « Turbo » ----------------------------------- Beaucoup de systèmes ont un bouton-poussoir qui contrôle la vitesse du processeur. Sélectionnez le réglage haute vitesse. Si votre BIOS vous autorise à désactiver le contrôle logiciel du bouton-poussoir « Turbo » (ou le contrôle logiciel de la vitesse du processeur), faites le et verrouillez le système dans le mode haute vitesse. On nous a signalé que sur un système particulier, il s'avère que pendant qu'il sonde automatiquement (en cherchant les périphériques matériels), Linux peut modifier accidentellement le contrôle logiciel du bouton-poussoir « Turbo ». 3.3.9. Changer la fréquence de votre CPU (« Over-Clocking ») ------------------------------------------------------------ Beaucoup de personnes ont essayé de faire fonctionner leur processeur 90MHz à 100MHz, etc. Cela fonctionne parfois, mais le système devient sensible à la température et à d'autres facteurs et cela peut réellement l'endommager. L'auteur de ce document a changé la fréquence de son propre système pendant un an et puis le système a commencé à interrompre le programme `gcc' par un signal inattendu pendant qu'il compilait le noyau du système d'exploitation. Baisser la vitesse du vitesse du processeur à sa valeur de départ a résolu le problème. 3.3.10. Mauvaise mémoire RAM ---------------------------- Le compilateur `gcc' est souvent le premier à subir des dysfonctionnements à cause d'une mauvaise mémoire RAM (ou d'autres problèmes matériels qui changent les données de manière imprévisible), parce qu'il construit des structures de données gigantesques qu'il traverse plusieurs fois. Une erreur dans ces structures de données le fera exécuter une instruction illégale ou accéder à une adresse inexistante. Le symptôme de ceci sera la mort de `gcc' par un signal inattendu. Les meilleures cartes mères supportent la RAM à parité et vous indiqueront si votre système possède une erreur sur un simple bit dans la mémoire. Malheureusement, elles n'ont pas le moyen de corriger l'erreur, ainsi elles planteront en général aussitôt après vous avoir prévenu du problème sur la mémoire RAM. Mais il est préférable d'être averti de la présence de mauvaise mémoire RAM plutôt que d'avoir des erreurs s'insérant silencieusement dans vos données. En conclusion, les meilleurs systèmes ont des cartes mères qui supportent la RAM à parité et des barrettes SIMM à parité réelle; voir Section 2.5.3, `Fausse ou « virtuelle » mémoire RAM à parité'. Si vous avez de la mémoire RAM à parité réelle et que votre carte mère peut en tenir compte, soyez sûr d'activer tous les réglages du BIOS qui causeront l'interruption par la carte mère en cas d'erreur de parité mémoire. 3.3.11. CPU Cyrix et erreurs de disquettes ------------------------------------------ Beaucoup d'utilisateurs de processeur Cyrix ont dû désactiver le cache dans leurs systèmes pendant l'installation, car sinon le lecteur de disquettes rencontrait des erreurs. Si vous devez le faire, soyez sûr d'activer à nouveau votre cache lorsque vous aurez fini l'installation, puisque le système fonctionne _beaucoup_ plus lentement avec le cache désactivé. Nous ne pensons pas que cela soit nécessairement la faute du processeur Cyrix. Cela peut être quelque chose que Linux peut corriger. Nous continuerons d'analyser le problème. Pour les personnes techniquement curieuses, sachez que nous suspectons un problème de cache devenant invalide après un passage du code 16-bit en code 32-bit. 3.3.12. Autres configurations du BIOS à contrôler ------------------------------------------------- Si votre BIOS vous offre quelque chose comme « 15-16 MB Memory Hole », désactivez cette option. Linux s'attendra à trouver de la mémoire à cet endroit, si vous en avez assez. Sur les cartes mères Intel Endeavor, il existe une option appelée « LFB » ou « Linear Frame Buffer ». Deux choix sont possibles : « Disabled » et « 1 Megabyte ». Choisissez « 1 Megabyte ». Lorsque cette option est désactivée, la disquette d'installation n'est pas lue correctement et le système pourrait éventuellement se planter. À ce jour, nous ne comprenons pas l'origine du problème avec ce périphérique, cela fonctionne simplement avec ce choix et pas avec l'autre. 3.3.13. Configuration matérielle à contrôler -------------------------------------------- En plus des paramètres de votre BIOS, vous devrez peut-être modifier certaines configurations sur les cartes. Certaines cartes possèdent des menus de configuration alors que d'autres se contentent de cavaliers. Ce document ne peut pas se permettre de fournir des informations complètes sur chaque périphérique matériel ; il espère au moins fournir des indices utiles. Si l'une de vos cartes vous offre de la mémoire du type « mapped memory », utilisez une valeur comprise entre 0xA0000 et 0xFFFFF (de 640Ko à la limite avec 1 Mo) ou une adresse au moins 1 Mo plus haute que le total de votre mémoire RAM (ou mémoire vive) de votre système. 3.3.14. Plus de 64 Mo de Mémoire vive ------------------------------------- Le noyau Linux peut ne pas toujours détecter la quantité de mémoire vive que vous avez. Si c'est le cas, veuillez regarder Section 6.1, `Paramètres du démarrage'. ------------------------------------------------------------------------------- 4. Partitionnement de votre disque dur -------------------------------------- 4.1. Définition --------------- Partitionner votre disque signifie simplement découper votre disque en sections. Chaque section est alors indépendante des autres. Cela équivaut approximativement à monter des murs dans une maison ; si vous ajoutez du mobilier dans une pièce, cela n'affecte pas les autres pièces. Si vous avez déjà un OS sur votre système (Windows95, WindowsNT, OS/2, MacOS, Solaris, FreeBSD) et que vous voulez placer Linux sur le même disque, vous allez avoir probablement besoin de repartitionner le disque. En général, changer une partition contenant déjà un système de fichiers y détruira toute information. Donc vous devriez toujours faire des sauvegardes avant tout repartitionnement. Pour poursuivre l'analogie avec la maison, vous auriez probablement eu envie de déplacer votre mobilier ailleurs avant de bouger un mur si vous ne voulez pas risquer de le détruire. Heureusement, il y a une alternative pour certains utilisateurs; voir le chapitre Section 4.6, `Repartionnement sans perte sous DOS,Windows-32 ou OS/2'. Au strict minimum, GNU/Linux a besoin d'une partition pour lui-même. Vous pouvez avoir une seule partition contenant le système entier, les applications et vos fichiers personnels. La plupart des gens pensent qu'une partition de swap est nécessaire bien que ce ne soit pas tout à fait vrai. Le « Swap » est un espace de travail pour un système d'exploitation, qui permet au système d'utiliser de l'espace disque de faible coût comme « mémoire virtuelle ». En le plaçant sur une partition séparée, Linux peut en faire un usage bien plus efficace (il est possible de forcer Linux à utiliser un fichier normal comme swap, mais ce n'est pas recommandé). La plupart des gens choisissent d'utiliser plus de partitions que le minimum requis pour GNU/Linux. Il y a deux raisons pour que vous ayez envie de diviser le système de fichiers en de nombreuses petites partitions. La première s'appelle sécurité. Si le système de fichiers est corrompu, en général une seule partition est affectée. Donc, vous n'avez à remplacer (à partir des sauvegardes que vous avez soigneusement conservées) qu'une partie de votre système. Au minimum, vous devriez envisager la création de ce qui est communément appelée la « partition racine ». Elle contient les composants les plus essentiels du système. Si une autre partition est corrompue, vous pourrez toujours amorcer Linux pour réparer le système. Cela peut vous épargner le désagrément d'avoir à réinstaller le système entier. La seconde raison est généralement plus importante pour une entreprise, mais cela dépend vraiment de l'utilisation de votre machine. Supposons que quelque chose commence à consommer de l'espace disque de façon incontrôlée. Si le processus à l'origine du problème possède des droits de super-utilisateur (le système interdit un pourcentage du disque aux utilisateurs), vous pourriez soudainement vous trouver à court d'espace disque. Ce n'est pas bon car l'OS a besoin d'utiliser des fichiers réels (en dehors de l'espace de swap) pour de nombreuse tâches. Cela pourrait même ne pas être un problème provenant de votre machine locale. Par exemple, recevoir des envois en nombre de courriers électroniques peut facilement remplir une partition. En utilisant plus de partitions, vous protégez le système de beaucoup de ces problèmes. Pour reprendre encore l'exemple du courrier, en plaçant `/var/spool/mail' sur sa propre partition, la majeure partie du système marchera même si vous êtes submergé de courrier. Il est aussi possible que vous possédiez un gros disque IDE qui n'utilise ni l'adressage LBA ni un pilote d'extension fourni habituellement par le fabriquant du disque dur. Dans ce cas, vous aurez à mettre la partition racine dans les 1024 premiers cylindres de votre disque (habituellement environ 524 Mo). Le seul inconvénient qu'il y a à utiliser plus de partitions est qu'il est souvent difficile de connaître ses besoins à l'avance. Si vous faites une partition trop petite alors vous aurez soit à réinstaller le système soit à déplacer constamment des fichiers pour faire de la place sur la partition sous-dimensionnée. D'un autre coté, si vous faites une partition trop grande, vous aurez perdu de l'espace pouvant être utilisé ailleurs. L'espace disque est bon marché de nos jours, mais pourquoi jeter votre argent par les fenêtres ? 4.1.1. L'arborescence de fichiers --------------------------------- La liste suivante décrit quelques répertoires importants. Elle devrait vous aider à trouver quel devrait être votre schéma de partitionnement. Si cela vous paraît trop compliqué, ignorez la et revenez-y quand vous aurez fini de lire le reste du manuel d'installation. * `/': la "racine" représente le point de départ de l'arborescence. Elle contient les programmes essentiels à l'ordinateur pour démarrer. Cela inclut le noyau, les librairies systèmes, les fichiers de configuration dans `/etc' et d'autres fichiers indispensables. En général, 30 à 50 MB sont nécessaires, mais cela peut varier. Attention : _ne_ créez _pas_ de partition pour `/etc', `/bin', `/sbin', `/lib' ou `/dev', ou votre système ne pourra plus démarrer. * `/dev': ce répertoire contient les différents fichiers de périphériques qui sont les interfaces vers les différents composants hardware. Pour plus d'infos, voyez Section 4.2, `Nom des périphériques sous Linux'. * `/usr': tous les programmes utilisateurs (`/usr/bin'), les librairies (`/usr/lib'), la documentation (`/usr/share/doc'), etc. sont dans ce répertoire. C'est cette partie du système de fichiers qui a besoin du plus d'espace. Vous devriez disposer d'environ 300 à 500 MB d'espace disque. Si vous voulez installer plus de paquetages, vous devriez augmenter cet espace disque. 4.1.2. Limitation sur les disques de PC --------------------------------------- Les BIOS des PC ont généralement leurs propres contraintes pour le partitionnement des disques. Il y a une limite sur le nombre de partitions « primaires » et « logiques » qu'un disque peut contenir. De plus, il y a des limites sur la localisation des partitions à partir desquelles on peut démarrer le système. Vous trouverez plus d'information dans Linux Partition HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/mini/Partition/), mais cette section contient un bref survol pour vous aider à vous organiser dans la plupart des situations. À l'origine, le système de partionnement des disques de PC est basé sur les partitions « primaires ». Mais il ne peut y en avoir que quatre. Pour passer outre cette limitation, des partitions « étendues » et « logiques » ont été inventées. En configurant une partition primaire en partition étendue, vous pouvez subdiviser l'espace alloué à cette partition en partitions « logiques ». Le nombre de partitions logiques n'est pas limité ; en revanche, il ne peut y avoir qu'une seule partition étendue par disque. Linux limite le nombre de partitions à 15 par disques SCSI (3 partitions primaires utilisables et 12 partitions logiques) et à 63 par disques IDE (3 partitions primaires et 12 partitions logiques). Le dernier point à connaître est que la partition de démarrage du système (boot), c'est à dire celle qui contient l'image du noyau doit être placée dans les 1024 premiers cylindres du disque. Comme, en général, la partition de boot est aussi la partition racine, vous devez vous assurez que celle-ci est entièrement contenue dans les 1024 premiers cylindres. Si vous avez un gros disque, vous devrez peut-être utiliser des techniques de translation de cylindres que vous pouvez configurer dans le BIOS comme le mode de translation LBA. Vous trouverez des informations sur le thème des gros disques dans le Large Disk HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Large-Disk-HOWTO.html). Si vous utilisez une méthode de translation de cylindres, votre partition de démarrage doit être contenue dans la partie correspondant aux 1024 premiers cylindres _translatés_. 4.2. Nom des périphériques sous Linux ------------------------------------- Le nom des disques et des partitions sous Linux différent des autres systèmes d'exploitation. Vous devez connaître les noms utilisés lors du partionnement. Voici les conventions de nommage : * Le premier lecteur de disquette est nommé « /dev/fd0 ». * Le second lecteur de disquette est nommé « /dev/fd1 ». * Le premier disque SCSI (selon l'identifiant SCSI) est nommé « /dev/sda ». * Le second disque SCSI (selon l'identifiant) est nommé « /dev/sdb », ainsi de suite. * Le premier CD-ROM SCSI est nommé « /dev/scd0 », ou encore « /dev/sr0 ». * Le disque maître sur le contrôleur IDE primaire est nommé « /dev/hda ». * Le disque esclave sur le contrôleur IDE primaire est nommé « /dev/hdb ». * Les disques maître et esclave sur le second contrôleur sont nommés respectivement « /dev/hdc » et « /dev/hdd ». Les nouveaux contrôleurs IDE peuvent avoir deux canaux fonctionnant comme deux contrôleurs distincts. * Le premier disque XT est nommé « /dev/xda ». * Le second disque XT est nommé « /dev/xdb ». Les partitions sur chaque disque sont représentées en ajoutant un numéro au nom du disque : « sda1 » et « sda2 » représentent la première et la seconde partition du premier disque SCSI du système. Voici un exemple concret. Supposons que vous ayez deux disques SCSI, l'un à l'adresse SCSI 2 et l'autre à l'adresse 4. Le premier disque (à l'adresse 2) est nommé « sda », et le second « sdb ». Si le disque « sda » a 5 partitions, elles s'appelleront « sda1 », « sda2 », ..., « sda5 ». La même convention s'applique au disque « sdb » et ses partitions. Notez que si vous avez deux adaptateurs SCSI (càd des contrôleurs), l'ordre de nommage des disques peut-être embrouillé. La meilleure solution est de regarder les messages au démarrage en supposant que vous connaissiez les modèles des disques. Linux représente les partitions primaires par le nom du disque suivi des nombres 1 à 4. Par exemple la première partition sur le premier disque IDE est `/dev/hda1'. Les partitions logiques sont numérotées à partir de 5. Donc, la première partition logique sur ce même disque est `/dev/hda5'. Rappelez-vous que la partition étendue, c'est à dire la partition primaire contenant les partitions logiques n'est pas utilisable en elle-même. 4.3. Méthodes de partitionnement recommandées --------------------------------------------- Comme décrit ci-dessus, si vous avez de la place, vous devriez vraiment avoir une petite partition racine séparée et une plus grande pour `/usr'. Pour des exemples, voir ci-dessous. Pour la plupart des utilisateurs, les deux partitions mentionnées sont suffisantes. C'est particulièrement vrai lorsque vous n'avez qu'un seul petit disque, puisque diviser en beaucoup de partitions peut faire perdre de l'espace. Dans certains cas, vous pourriez avoir besoin d'une partition `/usr/local' séparée si vous prévoyez d'installer beaucoup de programmes qui ne font pas partie du système d'exploitation. Si votre machine est destinée à être utilisée comme serveur de courrier, vous pourriez avoir besoin de faire de `/var/spool/mail' une partition séparée. Parfois, mettre `/tmp' sur sa propre partition, par exemple 20 ou 32 Mo est une bonne idée. Si vous mettez sur pied un serveur avec beaucoup de comptes utilisateurs, il est généralement intéressant d'avoir une grande partition séparée pour `/home'. En général, la méthode de partitionnement varie d'un ordinateur à l'autre en fonction de leur usage. Pour des systèmes très complexes, consultez le Multi Disk HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/Multi-Disk-HOWTO.html). Il contient des informations très précises qui intéresseront les fournisseurs d'accès et les personnes installant des serveurs. En ce qui concerne la taille de la partition de swap, les avis sont partagés. Une règle traditionnelle qui fonctionne bien est d'utiliser autant de swap que de RAM, bien qu'il n'y ait probablement pas besoin d'aller plus loin que 64 Mo de swap pour la plupart des utilisateurs. Il ne devrait pas y avoir moins de 16 Mo dans la plupart des cas. Bien sûr, il y a des exceptions. Si vous essayez de résoudre 10000 équations simultanément sur une machine avec 256 Mo de RAM, vous pourriez avoir besoin d'un giga octets (ou plus) de swap. Notez que Linux n'utilisera pas plus de 128 Mo de swap sur une partition. En revanche, vous pouvez créer plusieurs partitions de swap à la main et éditer le fichier `/etc/fstab' pour avoir plus de 128 Mo. Si vos besoins en swap sont si importants, de toute façon, vous devriez probablement essayer de disperser le swap sur des disques différents (appelés aussi « spindles »). 4.4. Exemples ------------- Comme exemple, la machine de l'auteur possède 32 Mo de RAM et un disque IDE de 1.7 Go sur `/dev/hda'. Il y a une partition DOS de 500 Mo sur `/dev/hda1' (qui aurait du être créée avec 200 Mo puisqu'elle n'est jamais utilisée). Une partition de swap de 32 Mo est utilisée sur `/dev/hda3' et le reste (environ 1.2 Go sur `/dev/hda2') est la partition Linux. 4.5. Partitionnement pré-existant à l'installation -------------------------------------------------- Vous pouvez partitionner soit avant l'installation de Debian, soit pendant. 4.5.1. Partitionnement depuis DOS ou Windows -------------------------------------------- Si vous manipulez des partitions FAT ou NTFS existantes, il est recommandé de suivre la méthode ci-dessous ou des utilitaires DOS ou Windows. Sinon, il n'est pas utile de partitionner à partir de DOS ou Windows ; les outils de partitionnement Linux sont généralement meilleurs. 4.6. Repartionnement sans perte sous DOS,Windows-32 ou OS/2 ----------------------------------------------------------- L'une des installations les plus courantes consiste en un système qui contient déjà DOS (y compris Windows3.1), Win32 (comme Windows 95 et 98 (ou NT??)), ou OS/2 et où on désire faire l'installation de Debian sur le même disque, sans destruction du précédent système. Comme cela est expliqué dans la Section 4.1, `Définition', faire décroître la taille d'une partition existante endommagera sans aucun doute les données sur cette partition si certaines précautions ne sont pas prises. La méthode décrite ici, bien que ne garantissant pas la protection de vos données, fonctionne extrêmement bien en pratique. Par précaution, vous devriez _faire une sauvegarde_. Avant d'aller plus loin, vous devez avoir décidé comment vous allez diviser le disque. La méthode présentée dans ce chapitre ne vise qu'à découper une partition en deux parties. L'une contiendra l'OS original et l'autre sera utilisée pour Debian. Pendant l'installation de Debian, vous aurez l'opportunité de finir la division de la partie Debian du disque comme vous le souhaitez. L'idée est de déplacer toutes les données au début de la partition, avant de changer les caractéristiques de la partition, ainsi rien ne sera perdu. Il est important que vous ne fassiez le moins de chose possible entre le déplacement des données et le repartitionnement pour minimiser la chance qu'un fichier soit écrit près de la fin de la partition puisque cela diminuerait la quantité d'espace pouvant être prise sur la partition. Il faut tout d'abord une copie de `fips' qui est disponible dans le répertoire `tools/' de votre miroir Debian le plus proche. Décompressez l'archive et copiez les fichiers `RESTORRB.EXE', `FIPS.EXE' et `ERRORS.TXT' sur une disquette amorçable. Une disquette amorçable peut être créée en utilisant la commande `sys a:' sous DOS. `fips' est fourni avec une très bonne documentation que vous pourriez avoir envie de lire. Vous aurez forcément besoin de lire la documentation si vous utilisez un pilote de compression de disque ou un gestionnaire de disque. Créez la disquette et lisez la documentation _avant_ de défragmenter le disque. L'étape suivante nécessaire consiste à déplacer toutes les données au début de la partition. L'utilitaire `defrag', qui est livré en standard avec DOS 6.0 et les versions supérieures peut facilement faire ce travail. Consultez la documentation de fips pour une liste des autres logiciels qui peuvent faire l'affaire. Notez que si vous avez Windows95, vous devez lancer `defrag' depuis celui-ci, puisque DOS ne comprend pas le type de table d'allocation FAT32 utilisé parfois à partir de la version Windows 95. Après avoir exécuté la défragmentation (qui peut prendre du temps sur un grand disque), réamorcez avec la disquette `fips' que vous avez créée dans le lecteur de disquette. Tapez simplement `a:\fips' et suivez les instructions. Remarquez qu'il y a beaucoup d'autres utilitaires de partitionnement au cas ou `fips' ne vous convient pas. 4.7. Partitionnement sous DOS ----------------------------- Si vous partitionnez des disques DOS, ou si vous changez la taille de partitions DOS, sachez que beaucoup de problèmes ont été constatés sur les partitions FAT obtenues. Par exemple, on a remarqué des problèmes de performance ou de cohérence avec `scandisk', ainsi que d'erreurs bizarres. Apparemment, chaque fois que vous créez ou que vous redimensionnez une partition destinée à être utilisée sous DOS, c'est une bonne idée de remplir quelques uns des premiers secteurs de zéros. Faites ceci depuis Linux avant de lancer la commande DOS `format' : dd if=/dev/zero of=/dev/hdXX bs=512 count=4 ------------------------------------------------------------------------------- 5. Méthodes pour installer Debian --------------------------------- Vous pouvez installer Debian à partir de différentes sources, à la fois locales (CD, disque dur, disquettes) et distantes (FTP, NFS, PPP, HTTP). Debian supporte différentes architectures matérielles, alors vous aurez peut être quelques choix à effectuer avant de commencer. Ce chapitre détaille ces choix et vous propose quelques suggestions pour vous aider à les faire. Vous pouvez faire des choix différents pour les différentes étapes de l'installation. Par exemple, vous pouvez commencer l'installation en amorçant à partir de disquettes, puis utiliser des fichiers stockés sur votre disque dur pour les étapes suivantes. Avec l'avancée de l'installation vous passerez d'un système squelettique et inapte stocké dans la RAM à un système Debian GNU/Linuxcomplet et fonctionnel installé sur le disque dur. L'un des objectifs primordiaux des premières étapes de l'installation est d'augmenter la diversité du matériel (par exemple de cartes d'interface) et des logiciels (par exemple les protocoles réseaux et les systèmes de fichiers) que le système supporte. Ainsi les dernières étapes de l'installation disposent d'un choix plus large de sources que les premières. La méthode la plus simple pour la plupart des personnes est d'utiliser un jeu de CDs Debian. Si vous en avez un, et si votre machine permet démarrer à partir d'un CD, magnifique ! Il vous suffit de configurer votre système pour amorcer à partir du cd comme c'est décrit dans Section 3.3.2, `Sélection du périphérique d'amorce (« Boot Device »)', d'insérer votre CD, de redémarrer la machine, et de vous rendre au chapitre suivant. Si finalement il s'avérait que la méthode d'installation standard ne marchait pas avec votre matériel, vous pouvez revenir ici pour consulter les noyaux et méthodes d'installation alternatifs qui pourraient fonctionner pour vous. Vous pouvez noter en particulier que certains jeux de CDs fournissent différents noyaux sur les différents CDs, ainsi en amorçant sur un autre CD que le premier pourrait marcher pour vous. 5.1. Vue d'ensemble du Processus d'Installation ----------------------------------------------- Cette vue d'ensemble met en valeur les étapes pour lesquelles vous devez choisir un support d'installation, ou faire un choix qui influencera les sources qui seront à votre disposition plus tard. Voici les différentes étapes: 1. Vous commencez par amorcer le système d'installation. 2. Vous répondez à une série de questions pour accomplir la configuration initiale du système. 3. Vous fournissez un support contenant le noyau et les modules. 4. Vous sélectionnez les modules à charger. 5. Vous fournissez un support contenant le système de base. 6. Vous redémarrez le système puis terminez sa configuration. 7. Vous installez selon vos désirs les logiciels et paquets supplémentaires. Lorsque vous ferez vos choix vous devez garder quelques faits à l'esprit. Le premier concerne le noyau choisi. Le noyau que vous utilisez pour le démarrage initial est le même que celui que votre système utilisera une fois qu'il sera configuré. Comme les pilotes sont spécifiques à chaque noyau vous devez choisir le paquet contenant les pilotes qui correspondent à votre noyau. Nous allons bientôt entrer dans les détails pour choisir le bon noyau, ou plutôt le bon jeu d'installation. Les différents noyaux présentent différentes possibilités en matière de réseau, ils vont donc limiter ou étendre vos choix de sources d'installation, en particulier au début du processus d'installation. Enfin les pilotes que vous choisirez de charger peuvent activer du matériel (par exemple des interfaces réseau, des contrôleurs de disque dur) ou des systèmes de fichiers (par exemple NTFS ou NFS) additionnels. Ainsi vos choix en matière de support d'installation s'en trouveront élargis. 5.2. Choisir le Bon Jeu d'Installation -------------------------------------- Les images du noyau sont disponibles en différentes ``saveurs'', chacune d'elles supportant différents matériels. Les saveurs disponibles pour Intel x86 sont: `vanilla' Le noyau standard disponible pour Debian. Il inclut presque tous les pilotes supportés par Linux compilés comme modules, ce qui inclut les modules pour les périphériques réseau, SCSI, les cartes son, les périphériques Video4Linux, etc. la saveur `vanilla' comprend une Rescue Floppy, une racine et trois Driver Floppies. `udma66' Très similaire à `vanilla', sauf qu'elle inclut les correctifs IDE de Andre Hedrick pour supporter les périphériques UDMA66. `compact' Ressemble à `vanilla' mais amputé de beaucoup de pilotes moins fréquemment utilisés (son, v41, etc). De plus le support pour plusieurs cartes Ethernet PCI courantes est compilé dans le noyau --- NE2000, 3com 3c905, Tulip, Via-Rhine et Intel EtherExpress Pro100. L'inclusion des ces pilotes directement dans le noyau vous permet de profiter de toute la puissance de l'option d'installation réseau de l'installeur Debian pour installer les Driver Floppies et/ou le système de base à travers le réseau, ainsi seuls les disques racine et Rescue Floppy ont besoin d'être faits. Enfin `compact' supporte également plusieurs contrôleurs RAID courant: DAC960, et Compaq SMART2. La saveur `compact' comprend une Rescue Floppy, une disquette root et une disquette de pilotes de périphériques. `idepci' C'est un noyau ne supportant que les périphériques IDE et PCI (et quelques rares périphériques ISA). Ce noyau doit être utilisé si les pilotes SCSI des autres saveurs bloquent votre système au démarrage. (probablement à cause d'un conflit au niveau des ressources, ou un pilote/carte se comportant mal dans votre système). La saveur `idepci' inclut compilé dans son noyau le pilote ide-floppy vous permettant d'installer à partir de disques LS120 ou ZIP. Bien que nous ayons décrit plus haut combien de disquettes 1.44Mo occupent les différents jeux vous pouvez toujours choisir une autre méthode d'installation. Les fichiers de configuration des noyaux pour ces saveurs peuvent être trouvés dans leur répertoire respectif sous un fichier nommé "kernel-config". 5.3. Sources d'Installation pour les Différents Stades de l'Installation ------------------------------------------------------------------------ Cette section indique le type de matériel qui _devrait marcher_, et normalement _marchera_ aux différents stades de l'installation. Il n'est pas garanti que tout le matériel du type indiqué marchera avec tous le noyaux. Par exemple les disques RAID ne seront pas accessibles tant que vous n'aurez pas chargé les pilotes adéquats. 5.3.1. Choix du support de démarrage initial -------------------------------------------- Le démarrage initial du système d'installation est probablement l'étape la plus particulière. Le chapitre suivant fournit des détails supplémentaires, mais vos choix sont généralement les suivants: * La Rescue Floppy * un CD-ROM amorçable * un disque dur, grâce à un lanceur tournant sur un autre système d'exploitation 5.3.2. Sources d'Installation et Etapes d'Installation ------------------------------------------------------ Le tableau suivant indique les sources d'installation que vous pouvez utiliser à chaque étape du processus d'installation. Les colonnes représentent les différents stades de l'installation classés chronologiquement de gauche à droite. La colonne de droite contient les sources d'installation. Une cellule vide indique que la source n'est pas disponible à ce stade; `O' indique qu'elle l'est, et `S' signifie qu'elle est disponible dans certains cas. Boot | Image Noyau | Pilote | Système de | Paquets | Support | | | Base | | -----+--------------+---------+-------------+----------+------- -----+--------------+---------+-------------+----------+------- S | | | | | tftp S | O | O | O | | disquette S | O | O | O | O | CD-ROM S | O | O | O | O | disque dur | O | O | O | O | NFS | | S | O | O | LAN | | | | O | PPP Par exemple le tableau nous montre que PPP ne peut être utilisé au cours du processus d'installation que pour l'installation de paquets. Il est à noter que l'on ne vous demandera de choisir une source d'installation pour le noyau et les pilotes que pour certaines méthodes d'installation. Si vous amorcez à partir d'un CD-ROM ces éléments seront récupérés sur le CD. Le point important à retenir est que _dès que vous avez amorcé à partir d'une disquette vous pouvez immédiatement changer pour un support d'installation plus performant_. Toutefois, rappelez-vous que vous ne _devez_ pas mélanger les différents jeux d'installation, par exemple en utilisant une Rescue Floppy provenant d'une architecture et des Driver Floppies d'une autre architecture. La colonne `Boot' (démarrage) est toute marquée `S' parce que les supports pour l'amorçage varient beaucoup d'une architecture à l'autre. Les lignes `LAN' et `PPP' font référence à des transferts de fichiers par internet (FTP, HTTP, et autres) à travers un réseau Ethernet ou une ligne de téléphone. En général ces méthodes ne sont pas disponibles mais certains noyaux vous permettent de les utiliser plus tôt au cours de l'installation. Les utilisateurs experts peuvent utiliser ces connexions pour monter des disques et réaliser d'autres opérations pour accélérer le processus. Fournir de l'aide pour de tels cas dépasse le cadre de ce document. 5.3.3. Recommandations ---------------------- Récupérez un jeu de CDs Debian GNU/Linux. Démarrez à partir de ces CDs si vous le pouvez. Si vous lisez ces lignes c'est probablement que vous ne pouvez ou ne voulez pas. Si c'est juste que votre lecteur de CD-ROM n'est pas amorçable alors vous pouvez récupérer sur le CD les fichiers nécessaire à l'amorçage initial et réaliser des disquettes, ou alors amorcer à partir d'un autre système d'exploitation. Si cela ne marche pas, vous avez peut être un système d'exploitation existant avec de l'espace libre sur votre disque. Le début du processus d'installation peut lire beaucoup de systèmes de fichiers (NTFS étant une exception remarquable --- vous devez charger les pilotes appropriés). S'il peut lire le vôtre, alors vous devriez télécharger la documentation, les images pour l'amorçage initial, et les utilitaires. Ensuite récupérez les archives des pilotes appropriés en un seul fichier, et le système de base en un seul fichier également. Réalisez votre démarrage initial, puis précisez au programme d'installation où se trouvent les fichiers que vous avez téléchargés quand il vous le demande. Ce ne sont que des suggestions. Vous devriez choisir la source d'installation qui est la plus pratique pour vous. Les disquettes ne sont ni pratiques, ni fiables, alors nous vous encourageons de vous en débarrasser le plus vite possible. Néanmoins, en comparaison d'un amorçage à partir d'un système d'exploitation existant elles fournissent un environnement plus propre et un chemin plus simple, ainsi elles sont appropriées pour le démarrage initial, si votre système le permet. 5.4. Description des fichiers du système d'installation ------------------------------------------------------- Cette section contient une liste annotée des fichiers que vous trouverez dans le répertoire `disks-i386'. Vous n'aurez pas forcément besoin de les charger tous; cela dépend du support de démarrage et d'installation du système de base que vous avez choisi. La plupart des fichiers sont des images de disquettes; c'est-à-dire un fichier que l'on peut écrire sur une disquette pour créer les disquettes nécessaires. Ces images, de manière évidente, dépendent de la taille de la disquette cible. Par exemple, 1.44 Mo est la taille normale pour les disquettes standards 3.5 pouces. 1.2 Mo est la taille normale des disquettes 5.25 pouces, alors utilisez cette taille d'image si vous avez une telle unité de disquette. Les images des disquettes 1.44 Mo se trouvent dans le répertoire `images-1.44'. Les images des disquettes 1.20 Mo se trouvent dans le répertoire `images-1.20'. Les images des disquettes 2.88 Mo, qui sont généralement utilisées uniquement pour l'amorçage des CD-ROM et autres, se trouvent dans le répertoire `images-2.88'. Si vous utilisez un navigateur web sur un ordinateur en réseau pour lire ce document, vous pouvez probablement récupérer les fichiers en sélectionnant leur nom dans votre navigateur web. En fonction de votre navigateur vous aurez peut être à faire une manipulation spéciale pour télécharger directement dans un fichier, en mode binaire. Par exemple, dans Netscape vous devez maintenir la touche shift enfoncée quand vous cliquez sur l'URL pour récupérer le fichier. Les fichiers peuvent être téléchargés depuis les URL de ce document, ou vous pouvez les récupérer depuis http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main/disks-i386/current/, ou du répertoire correspondant de n'importe lequel des mirroirs Debian (http://www.debian.org/distrib/ftplist) 5.4.1. Documentation -------------------- _Manuel d'Installation:_ install.fr.txt install.fr.html install.fr.pdf Le fichier que vous lisez actuellement, au format ASCII brut, HTML ou PDF. _Pages de Manuel des Programmes de Partitionnement:_ fdisk.txt cfdisk.txt Instructions pour utiliser vos programmes de partitionnement disponibles. http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/basecont.txt Liste du contenu du système de base. http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/md5sum.txt Liste les comptes-rendus MD5 pour les fichiers binaires. Si vous avez le programme `md5sum', vous pouvez vérifier que vos fichiers ne sont pas corrompus en exécutant `md5sum -v -c md5sum.txt'. 5.4.2. Fichiers pour le Démarrage Initial du Système ---------------------------------------------------- _Les images Rescue Floppy :_ http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/rescue.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/safe/rescue.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/rescue.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/compact/rescue.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/idepci/rescue.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/safe/rescue.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/udma66/rescue.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-2.88/rescue.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-2.88/compact/rescue.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-2.88/idepci/rescue.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-2.88/udma66/rescue.bin Ce sont les images de la disquette Rescue Floppy. Elle est utilisée pour la mise en place initiale et en cas d'urgence, si à l'avenir pour une raison ou pour une autre votre système ne s'amorce pas. Ainsi il est recommandé d'écrire l'image de disquette sur une disquette même si vous n'utilisez pas de disquettes pour l'installation. _Image(s) racine:_ http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/root.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/root.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/compact/root.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/idepci/root.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/udma66/root.bin Ce fichier contient une image du système de fichiers temporaire qui est chargé en mémoire lorsque vous amorcez la Rescue Floppy. Il est utilisé pour les installations à partir d'un disque dur et de disquettes. _Noyau Linux:_ http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/linux http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/compact/linux http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/idepci/linux http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/udma66/linux C'est l'image du noyau Linux qui sera utilisée pour les installations depuis un disque dur et depuis un CD. Vous n'en avez pas besoin si vous installez à partir de disquettes. _chargeur de démarrage Linux_ http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/dosutils/loadlin.exe Vous aurez besoin de ce logiciel d'amorce si vous installez depuis une partition DOS ou depuis un CD-ROM. Consultez Section 6.3.1, `Démarrer à partir d'une partition DOS'. _Fichiers Batch d'Installation sous DOS:_ http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/install.bat http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/compact/install.bat http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/idepci/install.bat http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/udma66/install.bat Fichier batch DOS pour démarrer l'installation de Debian à partir de DOS. Ce fichier batch est utilisé dans les installations depuis un disque dur ou depuis un CD-ROM. Consultez Section 6.3.1, `Démarrer à partir d'une partition DOS'. 5.4.3. Fichiers de Pilotes -------------------------- Ces fichiers contiennent les modules du noyau ou les pilotes, pour toutes les sortes de matériel qui ne sont pas nécessaires à l'amorçage initial. L'installation des pilotes dont vous avez besoin se fait en deux étapes: d'abord vous identifiez l'archive de pilotes que vous souhaitez utiliser, puis vous sélectionnez les pilotes que vous voulez. Rappelez vous que votre archive de pilotes doit être cohérente avec le choix de votre noyau initial. _images Driver Floppies :_ http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/driver-1.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/driver-2.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/driver-3.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/driver-4.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/driver-5.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/safe/driver-1.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/safe/driver-2.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/safe/driver-3.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/safe/driver-4.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.20/safe/driver-5.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/driver-1.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/driver-2.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/driver-3.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/driver-4.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/compact/driver-1.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/idepci/driver-1.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/safe/driver-1.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/safe/driver-2.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/safe/driver-3.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/safe/driver-4.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/udma66/driver-1.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/udma66/driver-2.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/udma66/driver-3.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/udma66/driver-4.bin Ce sont les images des disques Driver Floppies _archive Driver Floppies_ http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/drivers.tgz http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/compact/drivers.tgz http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/idepci/drivers.tgz http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/udma66/drivers.tgz Si vous n'êtes pas limité aux disquettes, choisissez l'un de ces fichiers. 5.4.4. Fichiers du Système de Base ---------------------------------- Le ``système de base Debian'' est un jeu de paquets central qui sont requis pour faire tourner Debian de manière minimale et autonome. Un fois que cous avez installé et configuré le système de base, votre machine peut ``se débrouiller toute seule''. _Images du Système de Base:_ http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/base2_2.tgz ou http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-1.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-2.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-3.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-4.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-5.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-6.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-7.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-8.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-9.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-10.bin http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/images-1.44/base-11.bin Ces fichiers contiennent le système de base qui sera installé sur votre partition Linux durant la procédure d'installation. C'est le strict minimum nécessaire pour que vous puissiez être capable d'installer le reste des paquets. Le fichier `http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main/disks-i386/current/base2_2.tgz' est utilisé pour les installations sans disquettes, i.e., CD-ROM, disque dur ou NFS. 5.4.5. Utilitaires ------------------ http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main /disks-i386/current/dosutils/rawrite2.exe C'est un utilitaire DOS pour écrire une image de disquette sur une disquette. Vous ne devez pas copier les images sur la disquette mais à la place utiliser cet utilitaire pour ``écrire physiquement'' dessus. Nous allons maintenant tourner notre attention sur des types particuliers de sources. Par commodité l'ordre retenu est le même que pour le tableau présentant les différentes sources disponibles pour l'installation. 5.5. Disquettes --------------- 5.5.1. Fiabilité des Disquettes ------------------------------- Le problème numéro un des personnes installant Debian pour la première fois semble être celui de la fiabilité des disquettes. La Rescue Floppy est la disquette qui pose le plus de problèmes, car elle est lue directement par le matériel avant l'amorçage de Linux. Souvent le matériel ne lit pas de manière aussi fiable que le pilote du lecteur de disquettes de Linux et peut s'arrêter simplement sans afficher de message d'erreurs s'il lit des données incorrectes. Il peut aussi y avoir des problèmes avec la Driver Floppies et les disquettes de base, lesquelles se signalent par une série de messages d'erreurs de type entrées/sorties (disk I/O errors). Si votre installation s'arrête sur une disquette particulière, la première chose que vous devriez faire est de télécharger à nouveau l'image de la disquette et de l'écrire sur une disquette _différente_. Reformater simplement l'ancienne disquette peut ne pas être suffisant, même en l'absence de message d'erreur pendant le formatage. Il est parfois judicieux d'essayer d'écrire la disquette à partir d'un autre système. Un utilisateur a signalé qu'il a dû écrire le fichier image à _trois_ reprises avant qu'une disquette fonctionne et qu'ensuite tout s'était bien passé avec cette troisième disquette. D'autres utilisateurs ont rapporté que simplement réamorcer plusieurs fois avec la même disquette dans le lecteur de peut conduire à un amorçage réussi. Tout ceci est dû à des bogues au niveau matériel ou au niveau du BIOS du lecteur de disquettes. 5.5.2. Démarrer à partir de disquettes -------------------------------------- Le démarrage à partir de disquettes est supporté par presque toutes les plateformes. Pour démarrer à partir de disquettes, téléchargez tout simplement les images Rescue Floppy et Driver Floppies . Si vous en avez besoin, vous pouvez aussi modifier la Rescue Floppy; consultez Section 9.3, `Remplacer le noyau de la Rescue Floppy'. L'image du système de fichier racine ne tenant pas sur la Rescue Floppy, vous aurez également besoin d'écrire l'image de la racine sur une disquette. Vous pouvez créer cette disquette de la même façon que les autres images sont écrites sur disquette. Un fois que le noyau a été chargé à partir de la Rescue Floppy on vous demandera le disque racine. Insérez cette disquette et continuez. Consultez également Section 6.5, `Démarrage avec la Rescue Floppy'. 5.6. Installation du système de base à partir de disquettes ----------------------------------------------------------- REMARQUE : ce n'est pas une méthode recommandée pour installer Debian, car les disquettes sont généralement le type de support le moins fiable. C'est seulement recommandé si vous n'avez aucun système de fichiers sur aucun des disques durs de votre système. Il faut réaliser ces étapes: 1. Obtenir les images de ces disques (ces fichiers sont décrits plus en détail dans Section 5.4, `Description des fichiers du système d'installation'): * Une image de Rescue Floppy * les images des Driver Floppies * les images des disquettes du système de base, par exemple `base-1.bin', `base-2.bin', etc. * et une image du système de fichier racine 2. Trouvez suffisamment de disquettes pour toutes les images que vous avez besoin d'écrire. 3. Créez les disquettes, comme décrit dans Section 5.6.1, `Création des disquettes à partir des fichiers images'. 4. Si vous ne parlez pas anglais, consultez Section 5.6.2, `Modifier la Rescue Floppy pour supporter le langage national' pour que la Rescue Floppy parle votre langue 5. Insérez la Rescue Floppy dans le lecteur de disquettes, et redémarrez l'ordinateur. 6. Reportez-vous à Chapitre 6, `Lancement du système d'installation'. 5.6.1. Création des disquettes à partir des fichiers images ----------------------------------------------------------- Les images de disquettes sont des fichiers contenant une disquette complète sous forme _brute_. Les images de disquettes, comme `rescue.bin', ne peuvent pas être copiées purement et simplement sur des disquettes. On utilise un programme spécial pour écrire les fichiers d'images sur des disquettes en mode _brut_. Ceci est nécessaire car une image est la représentation brute de la disquette ; il faut faire une _copie secteur par secteur_ des données du fichier sur la disquette. Il y a différentes techniques pour créer des disquettes à partir d'images, dépendant de votre plate-forme. Cette section décrit la manière de créer des disquettes à partir d'images pour différentes plate-formes. Quelle que soit la méthode que vous utilisiez pour créer vos disquettes, pensez à mettre en place la languette de protection sur les disquettes une fois que vous les avez écrites, afin de vous assurer qu'elles ne seront pas endommagées involontairement. 5.6.1.1. Ecriture des images de disquettes à partir d'un système Linux ou Unix ---------------------------------------------------------------------------- Pour écrire les fichiers images sur les disquettes, vous aurez probablement besoin des droits d'accès super-utilisateur (root) au système. Placez une bonne disquette vierge dans le lecteur. Puis tapez la commande dd if= of=/dev/fd0 bs=1024 conv=sync ; sync où est l'un des fichiers images. `/dev/fd0' est le nom communément utilisé pour le périphérique lecteur de disquette, il peut être différent sur votre station de travail (sur Solaris, c'est `/dev/fd/0'). La commande peut vous faire revenir à l'invite avant qu'Unix ait fini d'écrire sur la disquette, donc surveillez le voyant du lecteur et assurez-vous que la lumière soit éteinte et que la disquette soit arrêtée avant de la retirer du lecteur. Sur certains systèmes, vous devrez utiliser une commande spéciale pour éjecter la disquette du lecteur (sur Solaris, utilisez `eject', voir la page de manuel). Certains systèmes tentent de monter automatiquement toute disquette insérée dans le lecteur. Vous allez devoir désactiver cette fonctionnalité avant de pouvoir écrire la disquette en _mode brut_ (raw mode). Malheureusement, la manière de faire ceci dépend de votre système d'exploitation. Sur Solaris vous pouvez contourner la gestion du volume pour avoir un accès brut à la disquette. D'abord, assurez-vous que la disquette est montée automatiquement (en utilisant `volcheck' ou une commande équivalente dans le gestionnaire de fichiers). Puis utilisez une commande `dd' comme décrit précédemment, remplacez juste `/dev/fd0' par `/vol/rdsk/' , où est le nom donné à la disquette lors de son formatage (les disquettes non nommées s'appellent par défaut `unnamed_floppy'). Sur les autres systèmes demandez à votre administrateur système. 5.6.1.2. Ecriture des images de disquettes à partir de DOS, Windows, ou OS/2 ---------------------------------------------------------------------------- Vous trouverez le programme `rawrite2.exe' dans le même répertoire que les images de disquettes. Il y a aussi un fichier `rawrite2.txt' (en anglais) contenant les instructions d'utilisation de `rawrite2'. Pour écrire les fichiers images sur les disquettes, assurez-vous d'abord que vous avez démarré sous DOS. De nombreux problèmes ont été signalés à l'utilisation de `rawrite2' depuis une fenêtre DOS avec Windows. Double-cliquer sur `rawrite2' depuis l'explorateur Windows ne fonctionne pas non plus, semble-t-il. Si vous ne savez pas démarrer en mode DOS, appuyez simplement sur _F8_ pendant l'amorçage. Une fois sous DOS, utilisez la commande rawrite2 -f -d est l'un des fichiers images de disquettes, et est soit `a:' soit `b:', selon le lecteur de disquettes sur lequel vous écrivez. 5.6.2. Modifier la Rescue Floppy pour supporter le langage national ------------------------------------------------------------------- Les messages de la Rescue Floppy (avant le chargement du noyau Linux) peuvent être affichés dans votre langue maternelle. Pour réaliser ceci, si vous ne parlez pas anglais, vous devez copier les fichiers de messages fournis ainsi qu'une fonte sur la disquette après y avoir écrit l'image. Pour les utilisateurs de MS-DOS et Windows il y a un fichier batch `setlang.bat' dans le répertoire `dosutils' qui le réalise pour vous. Il vous suffit de vous rendre dans ce répertoire (par exemple en tapant `cd c:\debian\dosutils' depuis une fenêtre de Commande DOS) puis d'exécuter `setlang ', où est le code de deux lettres en minuscule correspondant à votre langue, par exemple `setlang pl' pour régler la langue en polonais. Pour le moment, les codes de langue disponibles sont : `cs de eo es fi fr hr hu it ja pl pt ru sk sv tr' 5.6.2.1. Ecriture des Images de Disquettes sur les Systèmes Atari ----------------------------------------------------------------- Vous trouverez le programme http://http.us.debian.org/debian/dists/potato/main/disks-i386/current/rawwrite.ttp dans le même répertoire que les images des disquettes. Lancez le programme en double-cliquant sur son icône, puis tapez le nom de l'image de la disquette que vous voulez écrire dans la boîte de dialogue de la ligne de commande TOS. 5.6.2.2. Ecrire des images disque depuis MacOS ---------------------------------------------- Pour créer des disquettes à partir des images de la distribution avec un MacOS, vous pouvez utiliser l'utilitaire MacOS `Disk Copy' ou l'utilitaire freeware `suntar'. Le fichier `root.bin' est un exemple d'image de disquette. Premièrement, localisez `root.bin' sur le CD officiel Debian GNU/Linux ou téléchargez-le depuis votre site miroir favori Debian en mode _binaire_. Ne permettez pas l'extraction automatique du fichier après téléchargement. L'extension `.bin' ne signifie pas Macbinary, mais uniquement fichiers `binaires' d'image de disquette. Ensuite, utilisez une des méthodes suivantes pour créer une disquette à partir de l'image de disquette. 5.6.2.2.1. Ecriture des images à l'aide de `Disk Copy' ------------------------------------------------------ 1. Si vous créez l'image de disquette à partir de fichiers qui se trouvent sur le CD officiel Debian GNU/Linux, alors Type et Creator sont déjà positionnés correctement. Ces étapes `Creator-Changer' sont uniquement nécessaires si vous utilisez des fichiers téléchargés. 1. Procurez-vous Creator-Changer (ftp://uiarchive.uiuc.edu/mirrors/ftp/ftp.info-mac.org/info-mac/disk/creator-changer-284.hqx) et utilisez-le pour ouvrir le fichier `root.bin'. 2. Changez le Creator à `ddsk' (Disk Copy), et le Type à `DDim' (image disquette binaire). Attention aux majuscules. 3. _Important :_ Dans le Finder, utilisez `Get Info' pour afficher les informations à propos de l'image de disquette, et cochez l'option `File Locked' afin que MacOS ne puisse pas effacer les blocs de démarrage si l'image était accidentelement montée. 2. Procurez-vous `Disk Copy'; si vous avez un système MacOS ou un des CD du système, il sera certainement présent, dans le cas contraire, essayez http://asu.info.apple.com/swupdates.nsf/artnum/n11162. 3. Exécutez `Disk Copy', et sélectionnez `Make a Floppy' dans le menu `Utilities'; ensuite, sélectionnez le fichier image _locked_ dans la boîte de dialogue. Il vous sera demandé d'insérer une disquette, ensuite si vous désirez réelement effacer son contenu. Quand l'opération sera achevée, la disquette devrait être éjectée. 5.6.2.2.2. Ecriture des images à l'aide de `suntar' --------------------------------------------------- 1. Procurez-vous `suntar' depuis http://hyperarchive.lcs.mit.edu/HyperArchive/Archive/cmp/suntar-223.hqx. Lancez le programme `suntar' et sélectionnez `Overwrite Sectors ...' dans le menu `Special'. 2. Insérez la disquette quand cela vous est demandé, ensuite enfoncez 'Return' (start at sector 0). 3. Sélectionnez le fichier `root.bin' dans la boîte de dialogue. 4. Quand la disquette a été créée avec succès, sélectionnez `Eject' dans le menu `File'. Si des erreurs ont lieu durant l'écriture de la disquette, écartez celle-ci et ré-essayez avec une autre. Avant d'utilisez la disquette que vous venez de créer, _protégez-la contre l'écriture_ ! Dans le cas contraire, si vous la montez accidentelement dans MacOS, celui-ci vous la modifiera irrémédiablement. 5.7. CD-ROM ----------- Le démarrage par CD-ROM est l'une des manières les plus facile de faire l'installation. Si vous n'avez pas de chance et que le noyau sur le CD-ROM ne fonctionne pas pour vous, vous devrez revenir à une autre technique. L'installation à partir d'un CD-ROM est décrite dans Section 6.4, `Installer à partir d'un CD-ROM'. Notez que certains lecteurs de CD peuvent nécessiter un pilote spécial, et donc être inaccessible aux premiers stades de l'installation. 5.8. Disque Dur --------------- Le démarrage à partir d'un système d'exploitation existant est souvent une option pratique; pour certains systèmes c'est la seule méthode d'installation supportée. Cette méthode est décrite dans Section 6.3, `Démarrage à partir du disque dur'. Du matériel ou un système de fichiers exotiques peuvent rendre vos fichiers sur le disque dur inaccessibles aux premiers stades de l'installation. S'ils ne sont pas supportés par le noyau Linux ils peuvent même être inaccessibles à la fin de l'installation! 5.9. Installation depuis NFS ---------------------------- À cause de la nature de cette méthode d'installation, seul le système de base peut être installé par NFS. Vous aurez besoin de rendre localement disponible la Rescue Floppy et les Driver Floppies en utilisant une des méthodes ci-dessus. Pour installer le système de base par NFS, vous allez devoir passer par l'installation normale telle qu'elle est expliquée dans Chapitre 7, `Utiliser `dbootstrap' pour la configuration initiale du système'. N'oubliez pas d'insérer le module (pilote) de votre carte Ethernet et le module du système de fichier NFS. Lorsque `dbootstrap' vous demande où est situé le système de base (Section 7.15, ```Installer le système de base'''), vous devrez choisir NFS et suivre les instructions. ------------------------------------------------------------------------------- 6. Lancement du système d'installation -------------------------------------- Ce chapitre commence avec quelques informations générales sur le démarrage de Debian GNU/Linux, ensuite chaque section décrit une méthode particulière d'installation, pour finir par quelques conseils de dépannage. Notez que sur certaines machines, `Ctrl-Alt-Suppr' ne réinitialise pas correctement la machine, un redémarrage à froid est donc recommandé. Si vous êtes en train d'installer à partir d'un système d'exploitation existant (i.e., une machine sous DOS) vous n'avez pas le choix. Autrement, de grâce utilisez un redémarrage a froid pour amorcer. 6.1. Paramètres du démarrage ---------------------------- Les paramètres de démarrage sont des paramètres pour le noyau Linux qui sont généralement utilisés pour s'assurer que certains périphériques sont correctement détectés. La plupart du temps, le noyau auto-détecte les informations nécessaires concernant vos périphériques. Cependant, dans certains cas, vous aurez à aider un peu le noyau. Si vous amorcez à partir de la Rescue Floppy ou du CD-ROM il vous sera présenté une invite de démarrage, `boot:'. Plus de détails sur l'utilisation des paramètres de démarrage avec la Rescue Floppy peuvent être trouvés dans Section 6.5, `Démarrage avec la Rescue Floppy'. Si vous amorcez à partir d'un système d'exploitation pré-installé, vous aurez à utiliser une autre méthode pour spécifier les paramètres de démarrage. Si vous installez à partir de DOS, par exemple, vous pouvez éditer le fichier `install.bat' avec un éditeur de texte. Toutes les informations nécessaires sur les paramètres de démarrage sont disponibles dans le Linux BootPrompt HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/BootPrompt-HOWTO.html); la présente section contient seulement un résumé des paramètres les plus utilisés. Si vous êtes en train d'essayer d'installer le système pour la première fois, utilisez les paramètres par défaut (c'est-à-dire, n'ajoutez aucun paramètre) et voyez si cela fonctionne correctement. Cela sera vraisemblablement le cas. Sinon, vous pourrez redémarrer ultérieurement avec les paramètres appropriés à votre matériel. Lorsque le noyau démarre, un message `Memory: k/k available' doit être affiché assez tôt durant le processus. doit correspondre à la quantité de mémoire vive (exprimée en kilo-octets) que contient votre machine. Si la quantité de mémoire vive détectée ne correspond pas à la quantité de mémoire contenue dans votre machine, vous devrez utiliser le paramètre `mem=', où est la taille mémoire de votre machine, suivie par « k » pour kilo-octets ou « m » pour méga-octets. Par exemple, `mem=65536k' et `mem=64m' sont équivalents pour forcer l'utilisation de 64 Mo de mémoire vive. Certains systèmes ont un lecteur de disquettes avec « DCLs inversés ». Si vous obtenez des erreurs lors de la lecture de disquettes, même lorsque vous savez que les disquettes sont « bonnes », essayez le paramètre `floppy=thinkpad'. Sur certains systèmes, tels que les IBM PS/1 ou ValuePoint (qui ont des pilotes de disques ST-506), le disque IDE peut ne pas être reconnu. Encore une fois, essayez d'abord sans paramètre supplémentaire pour voir si votre disque IDE est reconnu correctement. Si ce n'est pas le cas, déterminez la géométrie du disque (cylindres, têtes et secteurs) et utilisez le paramètre `hd=,,'. Si votre moniteur est noir & blanc, utilisez le paramètre `mono'. Sinon, votre installation se fera en couleur, ce qui est l'option par défaut. Si vous démarrez avec une console série, en général, le noyau le détecte automatiquement. Si vous avez une carte vidéo (framebuffer) et un clavier également connectés à l'ordinateur que vous voulez démarrer à l'aide de la console série, vous devrez peut-être passer l'option `console=' au noyau, où est votre interface série, c'est à dire quelque chose comme "ttyS0". De nouveau, tous les détails sur les paramètres de démarrage peuvent être trouvés dans le Linux BootPrompt HOWTO (http://www.linuxdoc.org/HOWTO/BootPrompt-HOWTO.html), y compris les astuces pour le matériel peu courant. Quelques pièges courants sont inclus ci-dessous dans la section Section 6.7, `Dépannage en cas de problème à l'amorçage'. 6.1.1. Arguments de `dbootstrap' -------------------------------- Le système d'installation reconnaît quelques arguments qui peuvent s'avérer utiles. quiet (silencieux) Cela entrainera le système d'installation à supprimer les messages de confirmation et à essayer de faire les choses correctement sans faire d'histoires. Si vous êtes familier et à l'aise avec ce que le système d'installation va faire alors alors c'est une option intéressante pour rendre silencieux le processus. verbose (verbeux) Pose encore plus de questions qu'habituellement. debug (déboguer) Emet des messages de débogage supplémentaires dans le journal du système d'installation (consultez Section 7.1.1, `Utiliser le Shell et voir les messages systèmes'), incluant toutes les commandes exécutées. bootkbd=<...> Présélectionne le clavier que vous voulez utiliser, par exemple `bootkbd=qwerty/us' mono Utiliser le mode monochrome plutôt que couleur. 6.2. Comprendre les messages de démarrage du noyau -------------------------------------------------- Durant la séquence de démarrage, vous pourriez voir beaucoup de messages du genre `can't find something', ou `something not present', `can't initialize something', ou même `this device driver depends on something'. La plupart de ces messages sont sans conséquence. Vous les voyez parce que le noyau du système d'installation est conçu pour tourner sur des ordinateurs avec un grand nombre de périphériques très différents. Evidemment, aucun ordinateur ne possède tous les périphériques possibles à la fois, et l'ordinateur pourrait se plaindre parce qu'il recherche un périphérique que vous ne possédez pas. Vous pourriez également voir le système s'arrêter pendant un moment. Cela arrive quand il attend une réponse d'un périphérique qui n'est pas présent sur votre système. Si vous trouvez le temps de démarrage du système exagérément long, vous pouvez créer un noyau "personnalisé" plus tard (voyez Section 8.5, `Compiler un nouveau noyau').